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    Economie

    Eau: Comment préserver les ressources

    Par L'Economiste | Edition N°:2292 Le 07/06/2006 | Partager

    . Des spécialistes donnent des pistes pour économiser l’eau à Marrakech. Economiseurs, stations d’épuration et sensibilisation au programme On ne le dira jamais assez. La région de Marrakech fait face à un important stress hydrique et cela risque de poser problème pour l’avenir de la région. Et par conséquent remettre en cause les investissements (cf.www.leconomiste.com). L’économie de l’eau est aujourd’hui au coeur des débats dans la ville. Et c’est sous ce thème que s’est tenue, le 5 juin à Marrakech, la table ronde sur les techniques d’économie d’eau. Organisée par l’Inspection régionale de l’aménagement et l’université privée du tourisme, elle a réuni un grand nombres de spécialistes. «Le bilan hydrique fait ressortir une pénurie dans ce domaine. Elle résulte d’une utilisation abusive, que ce soit pour l’eau domestique et industrielle ou encore pour les ressources destinées à l’irrigation», indique-t-on. Actuellement, le bassin hydraulique dispose d’un potentiel en eau mobilisé de 1,3 milliard de mm3 par an. 7% de ce volume sont destinés à l’alimentation en eau potable. Et c’est la ville de Marrakech qui en est le plus gros consommateur avec une utilisation de près de 50 millions mm3/an. La station de traitement des eaux usées devrait fournir une trentaine de millions de mm3 d’eau. Cette dernière sera construite par Degremont, filiale de la Lyonnaise des eaux. «Il s’agit de bien gérer et de bien répartir», souligne le professeur Ahmed Benhamou. «Acheminer ces eaux dites non conventionnelles pour alimenter les golfs ou les destiner à l’arrosage demande un autre genre d’investissement». En dehors de la station qui ne verra le jour que d’ici 2 ans, il existe d’autres actions à mener pour une meilleure économie d’eau dans la ville. «Il faudra réhabiliter le réseau de la Radéema, car sur 50 mm3 utilisés pour l’eau potable, il y a plus de 40% de déperdition», explique cet expert. Il y aura aussi des actions de sensibilisation pour amener industriels et hôteliers à participer à l’économie des ressources. Il est aussi question de les encourager à mettre en place des ministations d’épuration. L’université privée du tourisme a ouvert la voie. Les spécialistes ont pu constater de visu, en marge des travaux, la mise en service d’une station au sein de l’établissement. Les hôteliers se disent aussi prêts pour ce genre d’initiative. L’idée d’installer des économiseurs d’eau dans les unités hôtelières a été retenue. «Par ailleurs, des campagnes pour sensibiliser tour-opérateurs et touristes sont programmées», indique Khalil Majdi, vice président du CRT. A noter qu’une convention de partenariat a été signée dans ce sens avec le CETO (Association des tour-opérateurs français). «L’agence du bassin hydraulique peut apporter dans ce sens le soutien technique et même un financement lorsqu’il s’agit de la sauvegarde du domaine hydraulique. C’est une de nos missions», indique un responsable de l’Agence Le stress hydrique a été identifié en 2000 et est calculé en fonction du niveau des ressources et d’habitants. Il est remis sur le tapis avec l’arrivée de nouveaux investisseurs. L’irrigation des cultures agricoles continue de pomper au maximum l’eau du Tensift. Mais aujourd’hui, la tendance dans la région est, selon le gouverneur du Haouz, Mohamed Ichnarenn, de pousser les agriculteurs vers de nouveaux processus et surtout une culture moins consommatrice d’eau et à forte valeur ajoutée. Badra BERRISSOULE

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