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Economie

Dette souveraine: Moody's enfonce le clou

Par L'Economiste | Edition N°:1160 Le 07/12/2001 | Partager

. Après Standard & Poor's, c'est Moody's qui révise sa position sur la dette souveraine marocaine de stable à négative. Encore une fois, l'absence d'efficacité dans les réformes est pointée du doigtLe Maroc est encore une fois épinglé par les agences de notation. Après Standard & Poor's, c'est Moody's qui révise la dette souveraine. C'était attendu. L'agence de notation donne un rating moyen “Ba1” pour les obligations libellées en dirhams qui ne sont autres que la dette intérieure. Parallèlement, elle révise ses prévisions pour la dette extérieure de stable à négative. C'est dire l'impact d'une telle notation sur l'investissement même après la contestation du ministère des Finances de la notation de Standard & Poor's qui avait mis sous surveillance la dette souveraine (www.leconomiste.com). Il est important de souligner que ces révisions de notation concernent essentiellement les investisseurs étrangers et n'ont a priori aucune incidence sur les locaux.Evidemment, ce sont les mauvaises performances de l'économie et plus particulièrement son impact sur les recettes fiscales et le déficit budgétaire qui ont motivé cette décision.Le manque de performances fiscales, le creusement du déficit budgétaire, l'érosion des taxes douanières surtout à l'entrée en vigueur de l'Accord d'association avec l'UE sont les points noirs.. Environnement favorable La forte dépendance à l'égard des recettes de privatisations et l'accroissement de la dette intérieure sont également montrés du doigt. Parmi les facteurs ayant poussé Moody's à réviser sa notation, la paralysie dans laquelle risque d'être plongé le pays jusqu'aux élections d'octobre 2002. Surtout, précise l'agence de notation, “qu'aucune amélioration fiscale n'est envisageable avant cette période”. La crainte est en effet grande et s'amplifie à l'intérieur comme à l'extérieur. Si elle se confirmait et c'est sans doute le cas, cette inertie aura un impact négatif.L'agence relève toutefois un point positif concernant la politique gouvernementale en matière de gestion active de la dette extérieure. Bien que cette pression ait entraîné une hausse de la dette intérieure et de la dette publique de manière générale.. Train de réformesDans ce contexte de croissance plutôt faible, conséquence d'un environnement international défavorable ayant impact sur le tourisme, la balance fiscale s'est détériorée. Il sera également à l'avenir de plus en plus difficile de financer le déficit par les recettes de privatisation du gouvernement. “Celui-ci sera ainsi contraint de recourir au marché intérieur, accentuant la pression sur la dette intérieure”, souligne l'agence. Selon Moody's, le gouvernement doit continuer son train de réformes en matière de politique sociale, d'éducation et de gouvernance ainsi que le processus de privatisation. L'agence constate également que jusqu'à maintenant, les réformes ne se sont pas traduites par un taux de croissance suffisant pour permettre d'absorber le chômage et les nouveaux arrivants sur le marché de l'emploi. Une croissance hors agriculture forte s'impose pour compenser la fragilité d'une économie agricole. Les observateurs avouent ne pas avoir été surpris par une telle révision. Là aussi, ce sont les mêmes raisons qui sont avancées: pas de croissance réelle, dépendance dans la pluviométrie, budget étatique financé par les recettes de privatisation, disparité dans la politique fiscale , taux de chomage.. F.M. & Y.M.


. En bref. Boukhari s'insurge contre ses poursuivants Une siba judiciaire s'installe dans les procès d'opinion. Ahmed Boukhari, l'ex-agent du CAB1, vient de signifier son refus au tribunal d'Anfa de subir de nouvelles poursuites judiciaires et a décidé de ne plus donner suite aux convocations du parquet. Il ne veut pas, disent ses avocats, cautionner “une mascarade, d'autant plus que les règles de procédures spécifiques au droit de la presse lui interdisent d'apporter la preuve de ce qu'il a dénoncé quand les faits remontent à plus de dix années”. L'ex-flic fait l'objet d'une plainte, pour diffamation et injures, déposée par trois de ses ex-collègues du CAB 1 cités dans ses récits sur “le rapt suivi du meurtre de Ben Barka en 1965”. Les avocats des plaignants ont vu dans cette décision, “une dérobade”. “Il est incapable d'apporter la preuve de ce qu'il avance”, affirment-ils.. L'AMO en Conseil de gouvernement Le projet de code de la couverture médicale de base, connu sous le générique d'AMO, a été soumis au Conseil de gouvernement, qui s'est tenu jeudi 6 décembre 2001. Ce code prévoit ainsi de confier la gestion de la couverture de base des salariés et retraités du secteur privé à la CNSS. Pour les fonctionnaires, les agents de l'Etat et des collectivités locales ainsi que le personnel des établissements publics, le projet de texte prévoit de léguer la gestion à la CNOPS. Le tout sera chapeauté par une agence nationale de l'assurance-maladie qui aura pour rôle de mission d'assurer l'encadrement technique de l'AMO et de veiller à la mise en place des outils de régulation du système. Dans le cas de la CNSS, le projet prévoit que la gestion de cette prestation s'opère de manière indépendante des autres. De même, un budget indépendant devrait y être consacré. Parmi les ressources figurent les cotisations des retraités et celles des salariés et du patronat. Ces derniers cotiseraient à parts égales, soit 50% chacun. . Rencontre sur la mise en place du contrôle de gestion“La mise en place du contrôle de gestion dans l'entreprise marocaine, difficultés et contraintes”, tel est le thème du f'tour-débat qui sera organisé le mardi 11 décembre à l'hôtel Royal Mansour. L'événement sera organisé par l'Association des contrôleurs de gestion. Des contrôleurs de gestion et des dirigeants d'entreprise seront au rendez-vous. . L'opération Iftar se poursuit L'association Al Wifaq renouvelle cette année sa traditionnelle campagne d'organisations d'iftar à la Chambre de Commerce et d'Artisanat, à l'intention des personnes nécessiteuses. Encadrés par de nombreux bénévoles, cette expérience profite à plus de 1.000 personnes par jour et l'association prévoit de distribuer plus de 30.000 repas. Pour faciliter la distribution, l'association s'est organisée en six unités indépendantes mais coordonnées. Celles-ci s'occupent de divers aspects organisationnels tels que la logistique par exemple. Notons que l'association Al Wifaq organise ces repas en partenariat avec d'autres associations telles que l'association de scoutisme Hassania, le WAC section escrime, Choualaa,…Rappelons que l'association Al Wifaq existe depuis 1975 et organise régulièrement des colonies de vacances et beaucoup d'autres activités associatives. . Lancement de l'opération “Dites oui pour les enfants« L'opération de signature de l'appel ''Dites oui pour les enfants«, dans le milieu éducatif, a eu lieu mercredi dernier au Lycée Hassan II à Rabat en présence du ministre de l'Education nationale, Abdallah Saâf et le représentant de l'Unicef au Maroc, Olivier Theo Degreef. L'opération ''Dites oui pour les enfants'' a été lancée sous l'égide de la Princesse Lalla Meryem, présidente de l'Observatoire national des droits de l'enfant, le 25 mai au sein du Parlement de l'enfant. Elle vise à informer l'ensemble des citoyens, y compris les enfants, sur les dix priorités qui seront discutées lors de la session extraordinaire des Nations unies consacrée à l'enfance du 8 au 10 mai 2002. Elle a pour but de collecter six millions de signatures de représentants des établissements d'enseignement, qui viendront s'ajouter aux deux millions de signatures des représentants d'autres secteurs.
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