×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Les agrumilculteurs cherchent d'autres pistes de financement

Par L'Economiste | Edition N°:1160 Le 07/12/2001 | Partager

. Des contacts ont été établis avec des banques privéesL'agriculture a des bleus partout. La sécheresse a mis à plat ses performances et les trésoreries. Pour les secteurs à l'exportation, ce phénomène a provoqué une hausse des charges à la production et un recul de la production tant en quantité qu'en qualité. Sur les marchés extérieurs, les opérateurs se sont heurtés à une conjoncture commerciale difficile. Conséquences: chute des recettes et aggravation de l'endettement, particulièrement dans le Souss. Cet endettement, souligne Ahmed Derrab, secrétaire général de l'ASPAM, a été plus ressenti au niveau des cultures d'exportation, hautement capitalistiques.Ces cultures, rappelle le secrétaire général de l'ASPAM, ont très peu bénéficié des mesures contenues dans la convention signée entre l'Etat et la CNCA pour alléger l'endettement des agriculteurs. Cette convention prévoit un abandon d'une partie de la dette des agriculteurs allant de 15 à 40%, selon la situation agroclimatique et le poids de l'endettement. Elle prévoit également le rééchelonnement du reste de la dette sur une période allant de 15 à 20 ans. Les bénéficiaires de cette mesure sont les agriculteurs en difficulté situés en zone bour. A ce niveau, la résolution adoptée lors de l'assemblée générale de l'ASPAM, il y a quelques mois, a concerné la généralisation de ces mesures à tous les secteurs agricoles, notamment aux cultures d'exportation. Unanimes, les experts s'accordent à dire que le secteur agricole et le développement rural dans sa globalité souffrent d'un net déficit de financement. La part allouée au secteur agricole dans le budget de l'Etat s'est réduite de moitié: elle est passée de 20% dans les années 70 à 10% actuellement. Une donnée s'est imposée aujourd'hui: les mécanismes de financement s'adaptent mal à l'aléa et des sécheresses répétitives sont une cause première au surendettement des agriculteurs. Aussi, les opérateurs cherchent-ils aujourd'hui de nouvelles pistes de financement. “A l'exception de deux organismes, les banques privées ne s'impliquent pas dans le secteur de l'agriculture, peut-être moins juteux et présentant plus de risques, mais aussi parce que le secteur est handicapé par des problèmes de garanties en raison des entraves foncières”, avance Ahmed Derrab. Le financement privé reste en effet très limité. Les banques commerciales ne participent actuellement, selon les estimations des professionnels, qu'à hauteur de 8% de l'ensemble de l'encours pour le secteur de l'agriculture dans sa globalité.Les trois associations opérant à l'export (ASPAM, APEFEL et ASPEM) ont établi des contacts avec des banques privées. Une première réunion s'est déroulée la semaine dernière “en vue de les sensibiliser sur la nécessité de s'impliquer dans ce secteur mais aussi de réfléchir à un traitement spécifique de la dette des agriculteurs qui travaillent avec les banques privées”, indiquent les opérateurs. Les discussions ont également porté sur le besoin des banques en termes de meilleure connaissance de l'agriculture. Les exportateurs ont suggéré d'adapter la législation bancaire en matière de règles prudentielles “pour mieux faciliter l'implication des organismes privés dans ce secteur”. M. O.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc