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    Economie

    De grands projets pour Marrakech et sa périphérie
    Entretien avec Hamid Narjiss, président du conseil régional

    Par L'Economiste | Edition N°:3240 Le 25/03/2010 | Partager

    . Eriger la région en locomotive de développement. Corriger les dysfonctionnements et combler les déficitsPour Hamid Narjiss, il faut en finir avec l’image d’un chef-lieu (Marrakech) riche, prospère et développé face à une périphérie pauvre et en marge de la dynamique de développement. Il préconise dans ce sens une dynamique de développement intégré pour toute la région. Une approche de gestion solidaire entre toutes les composantes géographiques a donc été mise en place pour valoriser leurs potentiels respectifs.- L’Economiste: Quel bilan faites-vous de l’action du conseil régional depuis que vous avez été élu à sa tête?- Hamid Narjiss: On peut affirmer sans prétention que le bilan est positif. Notre région a pu passer le cap de la crise économique sans trop de dégâts. Elle a même réussi à maintenir une dynamique économique et sociale.Le conseil régional de Marrakech-Tensift-Al Haouz a contribué à cette dynamique en instaurant un climat de confiance et de dialogue et en ouvrant des canaux d’écoute avec les administrés, les institutions locales ainsi que les partenaires gouvernementaux. Ceci nous a permis de jeter les bases d’une gestion concertée de la chose locale et d’orienter nos actions et leur donner une certaine profondeur humaine et sociale.Notre démarche a aussi privilégié une approche de gestion solidaire entre toutes les composantes géographiques de la région, en consentant l’effort nécessaire pour valoriser leurs potentiels respectifs. L’objectif est d’en finir avec l’image d’un chef-lieu (Marrakech) riche, prospère et développé face à une périphérie pauvre et en marge de la dynamique de développement.Cette approche s’est avérée payante puisqu’elle a permis au conseil régional de mobiliser des financements conséquents évalués à 1,365 milliard de DH. Nous avons, en effet, conclu huit conventions de partenariat avec des acteurs gouvernementaux, des opérateurs du secteur privé et des collectivités locales de la région. Elles portent, entre autres, sur les secteurs de l’environnement, la mise à niveau urbaine, la gestion intégrée des ressources en eau, les technologies de l’information et la qualification des ressources humaines (élus et fonctionnaires) des collectivités locales, et les équipements sportifs. - Quels sont les projets qui ont été retenus par le conseil pour l’année en cours et aussi pour le reste de votre mandat?- Depuis notre élection, nous avons organisé des rencontres-débats dans chacune des provinces et préfectures de notre région, avec la participation des membres du bureau du conseil, des élus locaux, des représentants de la société civile et des services externes de l’Etat. Cette démarche participative nous a permis d’identifier des projets structurants qui répondent aux besoins de la population et qui devraient corriger les dysfonctionnements et combler les déficits que connaît la région. Ces projets ont pour objectif de mettre la région sur la voie d’un développement intégré, solidaire et durable. Notre ambition est d’ériger la région en locomotive de développement pour le Royaume.Le conseil régional a ainsi arrêté plusieurs projets pour l’année en cours dans le cadre de conventions de partenariat avec certains ministères, les collectivités locales, Maroc Telecom, et des établissements publics. Il s’agit plus particulièrement de la création de l’Observatoire régional de l’environnement, de la Maison de l’élu, du lancement du programme de mise à niveau urbaine de la ville de Ben Guerir et d’une étude sur la réhabilitation de l’ancienne médina d’Essaouira et du quartier El Mallah. Il y a également en projet la mise en œuvre du programme de gestion intégrée des ressources hydriques des provinces de Ben Guerir et de Kalaa, la mise en place d’un réseau Internet de 3e génération et le désenclavement des communes rurales de Talamkant et Imi lmaiss relevant de la province de Chichaoua. Sans oublier la construction de complexes sportifs intégrés dans chacune des préfectures de la région et dans 30 communes rurales dans une première phase de deux ans.Par ailleurs, et en vue de combler le déficit en matière d’accès aux services de base, le conseil régional finalise une nouvelle série de projets. A commencer par un technoparc, une plateforme Marrakech shore et la mise en œuvre des recommandations de l’étude sur la promotion du tourisme dans la région. En outre, le conseil projette la concrétisation des conclusions de la stratégie de commercialisation des produits de l’artisanat, la mise en œuvre de la déclinaison du plan Maroc Vert au niveau régional, l’extension des complexes pédagogiques intégrés à d’autres communes rurales et aussi la gestion intégrée des ressources en eau et la préparation concertée de contrats de nappe. Le renforcement de l’infrastructure routière, la réhabilitation/restauration des monuments et sites historiques ainsi que la généralisation de l’accès aux services de base, notamment l’électricité, l’eau potable et les soins de santé en milieu rural, sont également au programme.- Est-ce que votre conseil dispose de moyens financiers suffisants pour mener jusqu’au bout la réalisation de tous ces projets?- Par nature, un budget a un caractère limitatif. Il ne pourra jamais satisfaire nos attentes et être à la hauteur de nos ambitions. Cependant, nous essayons de faire le maximum avec ce qu’on a. Ainsi, les chantiers lancés ont nécessité des enveloppes budgétaires dépassant de loin le budget alloué à la région et qui n’est que de 90 millions de DH.Afin d’atteindre nos objectifs et de répondre à la vraie mission de développement économique et social dont nous sommes investis, nous nous sommes engagés dans une politique volontariste de mobilisation de ressources financières complémentaires. - Votre parti, le PAM, est à la tête du conseil régional et aussi du conseil de la ville de Marrakech. Quel bénéfice la région et la ville tirent-elles de cette double présidence?- Tout d’abord, il convient de rappeler que cette double présidence est le fruit d’élections démocratiques qui témoignent de la confiance des Marrakchis en notre projet. Ce sont des mandats électifs et nos administrés auront l’occasion d’évaluer nos actions.Evidemment, le fait que notre parti soit à la tête de toutes ces institutions ne peut qu’améliorer la gestion de la chose locale. La région et le chef-lieu sont gérés selon une vision politique uniforme et unifiée. Ceci dit, si la vision est commune, la méthode peut varier. D’abord, chaque collectivité a ses spécificités et en plus il faut un certain degré d’indépendance et de créativité pour pouvoir mener à bien un mandat de gestion locale.Dans tous les cas, Marrakech a aujourd’hui une opportunité rare: fédérer les forces de la région, de la ville et du conseil préfectoral en une véritable synergie grâce à la présence à ces postes clefs de personnalités d’un même parti.- Comment votre parti compte-t-il s’impliquer davantage dans les grands projets pour la région?- Le Parti authenticité et modernité a pris plusieurs initiatives pour contribuer au développement de la région. Son implication se manifeste d’abord par l’action de ses élus au sein des institutions locales et nationales. Elle se manifeste aussi à travers la mobilisation de ses ressources afin de concrétiser son projet politique. Notre parti, qui considère la régionalisation comme l’un de ses fondements, apporte son appui pour la conception de certains grands projets structurants de la région. Nous sommes par ailleurs fortement impliqués dans un effort d’accompagnement de nos élus pour qu’ils accomplissent les missions dont ils sont investis avec efficacité et efficience. - Quels sont vos rapports avec l’opposition au sein du conseil régional? - Nos relations sont très constructives. Nous respectons l’opposition qui est un maillon indispensable pour le bon fonctionnement de la démocratie locale. Nous sommes dans une démarche à la fois conciliatrice et participative. Il n’y a pas de place pour les calculs politiques. Propos recueillis par Abdellah ECHAKHS

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