×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Croissance: Le HCP annonce un taux de 4%

Par L'Economiste | Edition N°:3311 Le 02/07/2010 | Partager

. C'est le PIB non agricole annoncé par le HCP. 1 point de croissance perdu en 2008 et 2,5 points en 2009Une fois encore, la dissonance sur les prévisions de croissance économique s’est invitée au débat. Sur la base d’une récolte céréalière de 70 millions de quintaux, un baril de pétrole à 70 dollars et une parité euro/dollar de 1 à 1,32, le ministère des Finances prévoit une croissance de 3,2% en 2010. Dans son dernier rapport sur la politique monétaire (cf. L’Economiste du 16 juin), Bank Al-Maghrib table sur une croissance du PIB global entre 3 et 4%. Quant au HCP (Haut commissariat au plan), il a annoncé, le 30 juin à Casablanca, lors de la présentation de ses prévisions de budget économique exploratoire, une croissance non agricole de 4%. Un optimisme qui cependant dénote, quand le haut-commissaire au plan, Ahmed Lahlimi, a mis en garde le gouvernement quant à l’impact «inévitable de la crise sur la sphère réelle de l’économie nationale». En cause, la récession que connaissent nos principaux partenaires économiques, notamment la France et l’Espagne. Et «le discours relayé par les médias laissait croire que le Maroc était hors de portée des conséquences de la crise mondiale». Le constat est tout autre. Quatre domaines, et pas des moindres, ont été directement impactés: les échanges commerciaux, le tourisme, les transferts des MRE et les IDE. En 2009, le commerce mondial a dévissé, en volume, de 11,9%, impactant ainsi la demande adressée au Maroc de 10%. Ce qui s’est traduit par un recul de nos exportations de biens et services de 13,1% en volume. Cette situation ne devrait pas s’améliorer de sitôt. Au terme des 4 premiers mois de l’année, la balance commerciale a dégagé un solde négatif de 6,9 milliards de DH, selon Bank Al-Maghrib, en augmentation de 15% par rapport à la même période de l’année précédente. En cause, la progression de 12,6% à 10,5 milliards de DH des importations. Mais, selon le HCP, «le secteur du tourisme semble moins touché par la crise», bien que les recettes aient diminué de 5%. Car avec 53 milliards de DH générés en 2009, le tourisme continue de représenter le principal pourvoyeur de devises. Concernant les transferts des MRE, on est bien loin des performances enregistrées entre 2000 et 2007, avec un taux d’accroissement annuel moyen de 7,4% et un record de 55 milliards. La récession dans les principaux pays d’accueil des MRE (France, Italie, Espagne) s’est répercutée sur l’économie nationale dès le dernier trimestre de 2008. Sur le coup, les transferts ont alors baissé de 3,5% puis de 5,4% en 2009. Même les IDE, pour lesquels le Maroc est considéré comme étant une des premières destinations en Afrique et dans la zone Mena, ont affiché un lourd fléchissement. Ils ont régressé de 26,3% en 2008. A fin septembre 2009, cette régression s’est accentuée, affichant 29,2%. Les IDE français se sont repliés de 26,1%, l’Espagne de 57,2% et le Royaume-Uni de 47,1%. Ce sont les secteurs du tourisme et de l’immobilier qui sont les plus concernés par ces IDE. A lui seul, le tourisme bénéficie de 1/3 de ces investissements au Maroc. En conséquence, ce secteur a été le plus touché par leur compression, accusant une chute de 54% en 2008. Et même s’il est vrai que «l’économie nationale a effectivement montré une certaine résilience aux effets de cette crise, elle n’en a pas pour autant manqué de subir progressivement son impact au cours des deux années 2008 et 2009», relève Lahlimi. Pour preuve, le secteur non agricole qui a vu sa croissance se réduire. Elle est passée de 6,2% en 2007 à 5,0% en 2008 et à près de 3,9% en 2009. Selon le modèle macroéconométrique de calcul du HCP, «le Maroc aurait perdu près d’un point de croissance en 2008 et d’environ deux points et demi en 2009». En conséquence, annonce le commissaire au Plan, «la politique des pouvoirs publics pour 2010 a été élaborée dans ce contexte international et national marqué par un certain optimisme sur la capacité des mesures prises par les pays développés de juguler les effets de la crise financière et relancer la machine économique». Sans préjuger de l’évolution de la crise internationale, les estimations des agrégats macroéconomiques retraçant l’évolution de l’économie nationale en 2010 sont établies sur la base des données issues du suivi conjoncturel, notamment les comptes nationaux du premier trimestre de cette année. Ces derniers confirment, malgré tout, la reprise de l’activité économique nationale marquée par une augmentation du PIB hors agriculture de 5,9% au lieu d’une baisse de 1,5% le même trimestre de l’année 2009. La valeur ajoutée agricole, quant à elle, aurait connu une baisse de 8,6% au lieu d’une hausse de 30,7%, respectivement. Les prévisions de 2010 devraient confirmer la reprise des activités non agricoles observées au début de cette année. Grâce à la reprise des activités du secteur secondaire notamment les mines, les industries de transformation et le BTP.


Le tertiaire en pole position

Les activités tertiaires devraient consolider leurs performances et s’accroîtraient à un rythme de 6% au lieu de 4% enregistré en 2009.Le secteur primaire, qui a enregistré une bonne campagne agricole durant l’année 2009, a été affecté par les effets des conditions climatiques moins favorables et des inondations qui ont réduit la production de certaines cultures. De ce fait, la campagne agricole 2009/2010 aurait dégagé une production céréalière de 80 millions de quintaux, en baisse de 20 % par rapport à 2009. Cependant, la progression soutenue de l’activité de l’élevage et de la pêche maritime en 2010 devrait permettre d’atténuer, en partie, la baisse de la production des céréales et des cultures maraîchères. Au total, la valeur ajoutée du secteur primaire baisserait de 7,5% en 2010 après une hausse de 29% en 2009.Bachir THIAM

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc