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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2495 Le 29/03/2007 | Partager

Cybercafés: Pour ou contre une réglementation?

 Aidons les jeunes avant que les gourous ne le fassentJe pense que la répression et le contrôle n’ont jamais servi à grand-chose sauf à générer des terroristes encore plus malins. Il ne s’agit pas de contrôler ou d’installer des logiciels ou même de censurer Internet mais plutôt d’aider ces jeunes avant de tomber sous l’emprise des gourous extrémistes. Cette cible jeune et vulnérable, l’est parce qu’elle fait face au chômage, à la pauvreté, à l’analphabétisme… Alors qu’en face, 20% de la population, certes une minorité, vit bien au-dessus du seuil de la richesse !!! Bref, de quoi alimenter leurs rages envers la société. Le problème, à mon sens, est avant tout économique. Il faut créer une dynamique de croissance, des emplois, éradiquer l’analphabétisme (objectif que se donne nos très chers gouvernements depuis 50 ans !!), créer des lieux culturels de rencontre pour les jeunes… Plutôt que chercher à censurer Internet !!! M.J. Aux vrais problèmes, de vraies solutions !Ce ne sont pas les cybers qui sont responsables de nos malheurs. «Le minaret est tombé, il faut pendre le coiffeur». Ce n’est plus une politique avec laquelle on gère un pays comme le Maroc. Pour les vrais problèmes, il faut trouver de vraies solutions. La répression ne ramène que la violence et le désastre. L’éducation, l’éradication de la corruption, l’instauration de l’égalité des chances, la diminution du chômage, l’éradication de l’exclusion, l’abandon de la folie des grandeurs, l’instauration d’une justice juste, l’abandon de la démagogie politique sont les seuls critères de redressement du pays pour éviter une future catastrophe. Il faut dialoguer avec toutes les composantes du peuple sans exception. Le monde a beaucoup changé et le Maroc doit suivre. La sécurité est devenue aujourd’hui dans le monde entier l’affaire de peuple et de toutes ses composantes. Evitons ce que vit notre voisin.E.N. Super contrôleChaque client qui désire se connecter via un cybercafé devrait présenter sa carte d’identité et ses références inscrites sur un registre avec l’heure de connexion. Pour les mineurs, il faudrait exiger une carte d’abonnement qui ne sera délivrée que si un des parents se porte garant. La délivrance des autorisations de gestion d’un cybercafé devrait obéir à une réglementation transparente mais stricte.S.G. Absurde suggestionJe suis pour la liberté d’expression, pour les différences d’opinions, mais de là à proposer que «chaque client qui désire se connecter via un cybercafé devrait présenter sa carte d’identité et ses références inscrites sur un registre avec l’heure de connexion», c’est trop! Je suis désolé, vous ne faites pas une suggestion mais un attentat contre les droits de l’homme. Les terroristes peuvent utiliser aussi, comme tout le monde, un téléphone portable pour donner un rendez-vous ou écrire un message tout en utilisant des codes entre eux. Mais ce n’est pas pour autant qu’on va présenter sa carte d’identité et ses références à chaque fois que l’on veut passer un coup de téléphone. Demain si vous lisez dans le journal qu’un crime a été commis quelque part en utilisant un couteau, vous n’allez pas aussi nous sortir que «chaque ménagère qui désire cuisiner devrait présenter sa carte d’identité et ses références inscrites sur un registre avec l’heure d’entrée dans la cuisine». Vous voulez sanctionner des millions d’internautes à cause d’une poignée de terroristes qui use de ce moyen, et qui peut en utiliser d’autres, car le terrorisme existait avant qu’Internet existe. Si l’on restreint l’accès à Internet, ce serait une victoire pour le terrorisme. S’ils décident de faire passer leurs cochonneries par la voie postale, vos idées simplistes et vos solutions toutes faites, feront-elles disparaître la Poste aussi ?A.L. Réponse à l’absurdité- Primo: Il est vivement souhaitable de ne pas mettre la liberté d’expression à toutes les sauces. Lorsqu’on dit aux clients d’assumer leurs responsabilités avant de s’exprimer dans un cybercafé, personne ne leur ôte le droit à l’expression.- Secundo: Ce qui est absurde et ne fera pas avancer les choses, c’est le fait de s’attaquer aux propositions des autres sans oser suggérer d’autres qui prétendent les remplacer.- Tertio: Présenter la carte d’identité à l’entrée d’un cybercafé est une procédure qui a démontré son efficacité en Italie où elle est mise en application et appréciée par les clients et les parents de mineures.- Quatro: Si tu es un citoyen clairvoyant et soucieux des droits (tous les droits) alors n’hésites pas à participer à cette guerre en commençant par faire des propositions pour éliminer ces vermines sanguinaires ou aider le pays à les mettre hors état de nuire. S.G. Bloquer les sites dangereuxCe qu’il faudrait éviter, c’est de recourir à des décisions bureaucratiques et interdire l’activité des cybers. Il faudrait plutôt sensibiliser les responsables des cybers au danger que constitue le détournement de la toile de son objectif d’outil de communication sain et d’acquisition de savoir. Au lieu d’être utilisée comme moyen de liaison au service de réseaux et projets terroristes. On peut tout simplement aider les cybers à bloquer les sites de promotion de la terreur et de la haine. A l’occasion, il y a lieu de rendre hommage au courage du jeune responsable du cyber de Sidi Moumen qui a évité à Casablanca et au Maroc plus de victimes et de dégâts.M.B. Logiciels de contrôleJe suis contre des horaires pour les cybercafés. Ceci ne résoudra rien. Nous devons mettre l’accent sur une formation adéquate des gérants de ses points d’accès à l’information. Il existe bien des logiciels pour contrôler ce qui se passe à chaque poste de son cyber, sans pour autant toucher à l’intimité de chacun. Le client devrait être avisé qu’il est possible qu’il soit contrôlé. D’où la nécessité d’un travail de sensibilisation chez ses gérants de cybers ainsi que chez leurs internautes (notre Royaume étant menacé d’une attaque terroriste à tout moment). Interdire ou limiter l’accès à l’information donnera un effet négatif…Dr Saad Badih. Qu’on lise mes e-mails, plutôt que de me faire déchiqueter Envoyer un message ou en recevoir un sera toujours possible quelle que soit l’heure d’activité des cybercafés. Si aujourd’hui les responsables des arrondissements décident de réglementer les horaires de travail des cybercafés, ce n’est pas cette décision qui va empêcher les kamikazes de recevoir leurs ordres. Exiger des cartes d’abonnement? Exiger une CIN? Tout cela est dépassé. Ce n’est pas cette future décision des arrondissements qui va changer quoi que ce soit. La solution doit être trouvée au niveau de nos services de sécurité nationale qui savent bien qu’en recrutant de chevronnés informaticiens (experts-réseaux) on pourrait intercepter des messages en se positionnant sur le nœud en sortie du Maroc. Vous allez me dire : Et la liberté individuelle ? Je préfère que l’on lise mes e-mails que de me trouver un jour déchiqueté par un kamikaze. Ne pensez-vous pas que cela se fait déjà ailleurs? Les Américains ne nous avaient pas appris qu’ils enlevaient des personnes soupçonnées et qu’elles les font emprisonner à mille lieues de leur pays de résidence? Comment ont-ils su que ces personnes sont coupables de tel ou tel «crime» si ce n’est à travers des échanges d’e-mails? Je crois que nos responsables des arrondissements doivent trouver d’autres solutions que de réglementer les horaires de travail des cybercafés. B. Serhani


Grande distribution et petit commerce, quel impact?

 Avantage pour le consommateurNos petits commerces n’ont rien à craindre dans leur façon de mener leur business à part maintenir des prix compétitifs. Ils ont plus de marge de manœuvre que les franchisés car leurs structures sont celles d’équipes familiales où le privé se mêle à l’affaire privée. Ils pourront «gratter» un peu plus sur la marge dégagée car non encadrés. Les franchisés devront respecter une charte et des critères de rentabilité imposés. Un avantage pour le consommateur, la qualité au niveau présentoirs et chaîne de froid pourraient s’en trouver améliorés, tant mieux.A mon avis, la guerre va porter sur les facilités de paiement. Cela sera renforcé auprès du commerçant du quartier qui ne demande ni fiche de paie ni derniers relevés bancaires. Par contre, le franchisé aura plus de mal, il devra se plier aux différentes garanties exigées par la maison mère.Abdou (Paris) Il ne disparaîtra pas mais devra s’adapterAprès plus de cinquante années d’indépendance, la structure du petit commerce au Maroc n’a pas grandement évolué. Il a gardé le caractère personnel ou familial, et souvent, il est sous-capitalisé et même son recours aux financements bancaires est resté faible. Côté propreté et hygiène, ce commerce laissait à désirer sans parler des prix. C’est souvent l’anarchie. Ce n’est qu’après l’implantation des grandes surfaces dans quelques villes du pays que la menace a été ressentie. Les petits commerçants ont commencé à prendre conscience des risques encourus, puisqu’ils commencent à mettre en valeur leurs locaux, à afficher les prix, à cibler la clientèle idoine, et les produits de première nécessité. Moralité: le petit commerce ne disparaîtra pas face aux grandes surfaces, mais s’adaptera aux contextes socioéconomiques. Voyons ce qui s’est passé en Europe! L’épicier du coin n’a pas disparu, il a même amélioré ses marges et son chiffre d’affaires, grâce à son adaptation aux évolutions des habitudes des consommateurs. Donc, la grande distribution a été la locomotive qui a généré les changements au niveau du petit commerce, qui gardera toujours sa place, parmi les petites bourses et les petits achats. Aroussi Chentoufi Ahmed Préservons aussi nos «épiciers»Si les grandes surfaces au Maroc ont quelque part changé le paysage commercial de ce pays, surtout au niveau de la distribution, elles ont quand même réussi à créer des espaces urbains modernes dans les grandes et moyennes villes du royaume. Sans oublier la création d’emplois pour des centaines de citoyens, dont la plupart sont diplômés. Il faut néanmoins contrôler leur expansion pour préserver un certain équilibre économique pour protéger les petits et moyens commerçants. Pour aider les commerçants marocains à moderniser leurs «Hanout», il faudrait aussi que l’élite du monde des affaires s’implique en organisant des ateliers conseils. Objectif, montrer aux «épiciers» comment, par exemple, utiliser des caisses enregistreuses, présenter leurs produits pour attirer les consommateurs et surtout leur apprendre les principes d’hygiène, etc. C’est cela le vrai concept du Social Corporate Responsibility et pas seulement la création d’un système de franchises pour contrôler et profiter de la misère des autres!! C.T.


Karkoubi: Comment le combattre?

 L’autre forme de terrorismeSi le terrorisme au Maroc fait une quarantaine de victimes jusqu’à présent, les personnes qui prennent les pilules hallucinogènes dites «karkoubi» font sans doute beaucoup plus de victimes. Ce sont des terroristes également mais non médiatisés. Ces délinquants peuvent attaquer, agresser et violer à n’importe quel moment... La police doit être aussi à l’écoute de la population et doit se mobiliser en temps utile.A.L. Quelques solutionsPour combattre ce fléau, je propose les solutions suivantes : 1- L’Etat doit empêcher la rentrée du karkoubi en resserrant le contrôle aux frontières ; 2- Etablir un tableau de bord chez les pharmaciens et faire un suivi des personnes qui achètent ces pilules pour une maladie ; 3- L’éducation des parents et aussi de l’école doit se baser sur les méfaits des psychotropes sur la santé et l’avenir des individus ; 4- Les médias doivent sensibiliser les citoyens sur les méfaits; 5- Le gouvernement doit appliquer des mesures sévères pour ceux qui détiennent «ce monstre nommé karkoubi» sans autorisations et aussi à ceux qui en consomment.Karim Younes L’école, un terrain de chasse pour les trafiquantsComment être crédible quand on sait avec quelle liberté agissent les trafiquants de drogue dans les quartiers et avec quelle légalité l’alcool est vendu dans le commerce à la portée de tout le monde. L’alcool est peut-être plus dévastateur socialement et économiquement que les autres drogues. Sa banalisation lève un frein psychologique nécessaire et brouille tout autre signal anti-drogue. Nos jeunes pensent que nous augurons une ère plus libre sans freins et sans interdits. Une lourde responsabilité incombe à l’Etat qui doit agir avec fermeté contre toutes les formes de délinquance au quotidien et contre tout message erroné poussant à la consommation de drogue et spiritueux. Une part importante revient également à l’Education aussi bien à l’école qu’à l’intérieur de la famille. La liberté s’arrête quand on commence à porter atteinte à autrui. Et c’est le cas, car la criminalité augmente et les enfants sont menacés. Si l’école fait partie du terrain de chasse des trafiquants, on verra bientôt des règlements de compte violents entre gangs. Il faut agir ne serait-ce que pour ne pas effrayer nos chers touristes et compromettre notre objectif de 10 millions en 2010.A.P. SOS stupéfiantsLe laxisme des responsables est la cause principale de l’envahissement des psychotropes. Elèves, étudiants, chômeurs, etc. consomment ces substances prohibées en toute liberté et la situation risque d’exploser. Le taux des toxicomanes au Maroc augmente en flèche et la présence des malades mentaux au sein des asiles psychiatriques est un indice fort montrant manifestement que notre jeunesse dévie vers une trajectoire périlleuse. Non seulement le haschish local gagne du terrain mais aussi les drogues nocives à la santé comme la marijuana, la mescaline, le LSD, l’héroïne, l’opium, la cocaïne dont l’usage peut conduire à l’intoxication, l’accoutumance et la toxicomanie, sont devenues monnaie courante au sein de notre jeunesse. Si l’Etat a brûlé certaines superficies de culture du cannabis, le combat n’est pas terminé. Ces drogues contribuent grandement à la prolifération du crime et à l’augmentation du vol qualifié. Ils conduisent aussi au terrorisme. Des descentes policières dans les lieux de débauche, vigilance dans les frontières, sanctions rigoureuses pour les revendeurs pourraient éventuellement sauver notre jeunesse d’un trouble de comportement imminent. M.K.


Pourquoi les élèves ne «kiffent» pas l’école?

 Enseignants, essayez d’aimer votre métier !Les enseignants assument une grande responsabilité. Ils doivent cesser de réprimer les élèves et de s’imposer dans la classe comme le patron. Mesdames et messieurs les enseignants, essayez d’aimer votre métier. Il faut que vous fassiez plus d’efforts pour éduquer des savants et non des incultes. Même en l’absence de motivations, vous devriez exercer le meilleur métier au monde.Skali Younes L’école sans avenirL’école marocaine perd d’année en année sa fiabilité et les élèves se désintéressent totalement de leurs cours. L’école buissonnière, le je-m’en-foutisme des professeurs, l’abondance des écoles privées prouvent combien notre enseignement va mal. Le professeur n’est pas consciencieux, il ne cherche pas à transmettre une éducation et un savoir. Il cherche simplement à gonfler son relevé bancaire à l’aide d’heures supplémentaires. Le jeune écolier est obsédé par l’eldorado européen pensant y construire un avenir. Presque dans chaque famille marocaine, un diplômé ne parvient pas à obtenir un job. Passer un temps considérable à l’école sans atteindre l’objectif visé, à savoir décrocher un emploi favorise l’abandon scolaire. L’avènement de l’Internet est une arme à double tranchant dans la mesure où il joue un rôle négatif dans les pays sous-développés. Nos jeunes ne fournissent aucun effort pour la lecture et la recherche et ils recourent uniquement au plagiat. Ebahis par le mode de vie de l’Occident, ils concentrent toute leur énergie à reproduire toutes ces extravagances qui les entraînent, bien loin de leurs études, dans un monde où se cotoient drogue et alcool. Les responsables ont une lourde mission sur les bras. Pourquoi ne pas, à la mode européenne aussi, créer des organismes qui effectuent des tournées dans les salles de jeu pour s’assurer si l’élève a cours ou non.M.K.


. Corbeaux,attention à vos plumes!Depuis que cette page est ouverte à nos lecteurs, nous traitons des dizaines de lettres, fax et mails par semaine. Parmi ces courriers, tentent parfois de se glisser… des «corbeaux»: nous en avons identifié deux qui avaient essayé d’usurper l’identité d’une autre personne. La proportion est donc extrêmement faible et montre bien que nos lecteurs sont des gens honnêtes. Mais à l’attention particulière des corbeaux, L’Economiste rappelle que ce genre de pratique tombe sous le coup du code pénal.
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