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    Courrier des lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:2432 Le 28/12/2006 | Partager

    Aïd Al Adha: Pour ou contre le crédit?

     Simple question- Une simple question aux  responsables des sociétés de crédit: prennent-ils les Marocains pour des imbéciles? - Une simple question pour les citoyens marocains : Aïd Al Adha revient-il tous les cinq ans, une fois que vous avez remboursé votre crédit?- Une simple question pour les dirigeants de notre pays: jusqu’à quand allez-vous laisser les sociétés de crédit enfoncer les Marocains dans le surendettement en autorisant le prélèvement à la source auprès de la Doti?H. El Pas de crédit pour le «hawli»D’ici quelques jours, les musulmans célèbreront la fête du Sacrifice... Toutefois, ce qui attire l’attention, c’est qu’un grand nombre de Marocains se concurrencent pour acheter des moutons engraissés avec de longues cornes pour donner l’impression qu’ils disposent des moyens financiers considérables. Vendre les meubles de sa maison (télévision, réfrigirateur, etc.) pour acheter le mouton est un comportement qui n’a rien avoir avec notre tolérante religion: le sacrifice entre dans le cadre de la Sunna, selon laquelle personne n’est obligé de vendre des choses de valeur pour l’occasion. Ceux qui se trouvent dans une situation financière désastreuse sont exonérés d’acheter le mouton ou au moins acheter un bovin ou caprin à un prix abordable. Or, dans une société d’apparences, les gens recourent au crédit de plusieurs années pour vivre quelques jours de joie déguisée. Ayez une vision à long terme et penser que vos progénitures ont besoin des moyens pour réussir leurs études et pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires sinon vous allez vivre le calvaire des mensualités de crédit.  Bonne fête à tout le monde.Moslim, de Kénitra  Rien n’est obligatoire!Le concept de l’Aïd chez nous est mal compris! Tout d’abord, le sacrifice n’est absolument pas obligatoire. Ensuite, si on est capable de le faire, on doit distribuer la viande aux démunis et aux pauvres! Je ne crois pas que c’est le cas chez nous, et si il y a de tels cas, ils restent limités! Si on essaye de comprendre l’islam dans son contexte, sa raison et sa logique, on peut épargner assez d’émotions négatives, assez d’argent, et certainement assez de ces «pauvres» moutons!L’islam ne nous a jamais obligé à aller chercher des crédits, ni se donner de la peine de n’importe quelle manière pour trouver de l’argent justement pour pouvoir acheter un sacrifice «mouton»!C’est faux! Pour moi, ce sont des excuses tellement vides!El Younsi Mohamed HypocrisieJe voudrais savoir une chose: l’islam oblige t-il les gens à acheter le mouton? Car cet acte fait partie de la Sunna. Si je comprends bien, on n’enfreint pas la loi divine si on n’accomplit pas l’acte. Je vais vous épargner le cas des riches qui préfèrent partir en vacances plutôt que sacrifier un mouton. Je ne comprends pas pourquoi les pauvres s’obligent à se saigner des 4 veines au point de se faire (encore) cribler de dettes pour un mouton. A mon avis, ce sont des prétextes comme «faire plaisir aux enfants», «montrer qu’on vaut quelque chose», etc... On dirait que c’est plutôt la foire de la vanité. C’est une des multiples formes d’hypocrisie à la marocaine. Il faut que la société arrête de se moquer de ceux qui n’ont pas pu acheter le mouton. Cette fête religieuse est une excellente occasion de faire du bien sans arrière-pensée électorale ou autre: par exemple offrir aux pauvres un mouton ou partager la viande du sacrifice et l’offrir aux plus nécessiteux. Moi, personnellement, j’éviterai de m’endetter et préfère vivre modestement mais content, même si je n’aurai pas la possibilité de fêter avec le mouton.M.L. Vivre au-dessus de ses moyensIl est scandaleux de faire du crédit de manière constante et permanente au Maroc. On fait du crédit pour la rentrée scolaire, ensuite pour le Ramadan, pour l’Aïd Sghir, ensuite l’Aïd Al Adha, pour partir en vacances etc...Les Marocains sont t-ils devenus des dupes ou des moutons? Je m’interroge énormément sans trouver de réponse concrète. Les grands bénéficiaires sont les sociétés de crédit qui font fortune. A quel taux ces sociétés prêtent t-elles de l’argent? Les pouvoirs publics trouvent tout cela normal et ne réagissent pas. Mais ils se trompent complètement. Dans quelques années, il y aura de nombreux Marocains en cessation de paiement avec des situations dramatiques (saisie de lieux d’habitation, vente de mobilier...). Est-il normal que l’accès au crédit soit aussi facile, sans contrôle sérieux? Est-il normal qu’un Marocain qui a une traite pour la maison à payer, pour la voiture, plus d’autres crédits à la consommation, obtienne facilement un autre crédit sans que cela gêne ou interpelle la société de crédit? La réponse est malheureusement non! Il est temps que les Marocains comprennent qu’il est indispensable pour leur survie de vivre en fonction de leurs moyens. Pour ma part, je vis en Europe. En raison des difficultés de célébrer l’Aïd Al Adha dignement (problèmes d’abattage...), j’ai décidé d’envoyer au Maroc le montant du prix d’un mouton à un proche dans le besoin. De cette manière, je fais plaisir à une famille, et j’évite pour moi la corvée et la colère d’un jour de fête en France.K.A. 


    Catastrophe écologique?

      Beaucoup à faire et viteNous sommes très en retard dans ce domaine, malgré des avancées notables en ce qui concerne les plages. Les initiatives devront être initiées par le gouvernement pour assainir les transports urbains, pour imposer des normes et en assurer le suivi et l’application par un organisme compétent et crédible. La question de la qualité de notre carburant raffiné est à poser en envisageant l’élimination progressive de la vente du gazole classique (à forte teneur en particules et en souffre), de même empêcher la circulation les bus épaves et envisager de doter les bus de carburants écologiques. Dans le cas de Casablanca, il y a lieu de trouver rapidement la solution aux émanations de la décharge de Médiouna.  M. Be On ne respire plusLes fumées des industries et usines, les pots d’échappement de véhicules poubelles, datant de l’âge de pierre, les arbres que l’on coupe à tour de bars et le bétonnage de nos villes à en perdre haleine... Nos enfants et nous sommes devenues de grands malades, allergiques, asthmatiques. On ne respire plus. Oui, c’est une catastrophe écologique. Pourquoi, ne suit-on pas les exemples de l’Europe: faire du recyclage, des journées sans voitures, privilégier les parcs et zones aérées...Il y a tellement de choses à faire. Arrêtons cette expansion effrenée qui finira par tous nous tuer.Une Casablancaise très en colère Santé en dangerLes Marocains vivent en danger permanent. Rien n’est respecté au Maroc. Le droit de l’environnement vient à peine d’être rédigé. La situation est catastrophique. Je parle en connaissance de cause. J’interviens en tant que formateur et consultant dans les entreprises marocaines de taille internationale. Ces entreprises qui sont la «crème» des entreprises au Maroc font des efforts en matière d’environnement. L’Etat, via des programmes, encouragent les entreprises à mettre en place une stratégie d’environnement mais dans la plupart des cas, les entreprises sont loin, voire très loin des standards internationaux.Pour une entreprise de taille petite ou moyenne, la tâche est rude car les dossiers de demandes d’aide sont trop compliqués et trop techniques.J’ai découvert par hasard un grand nombre de dépôts de stockage de produits chimiques dans des magasins situés dans des zones urbaines. Le plus grave encore, ces dépôts sont des garages du sous-sol ou au rez-de-chaussée d’une maison de 3 ou 4 étages. Les habitants sont exposés en permanence aux mauvaises odeurs dégagées par ces produits chimiques.Un  autre sujet très inquiétant est la qualité de l’air dans les grandes villes. De nombreuses voitures, bus, car, camions sont dans un état détérioré et dégagent des fumées immenses quand ils sont en circulation. Personne ne dit rien. Pourquoi ? A ceci s’ajoute le problème des décharges publiques. Près de ces décharges, l’air est irrespirable. Mais des populations vivent au quotidien à proximité de ces lieux dangereux! Que fait le ministre de l’Environnement? Que fait le ministre de l’Urbanisme? Celui du Logement? Ainsi que les responsables des communes, les députés.... La réponse est: rien concrètement. Cette situation nous coûtera trop cher sur tous les plans, en particulier pour la santé et l’économie.Karim SOS A l’origine de la contamination  de l’environnement, la présence des usines à la périphérie des villes, le gasoil de mauvaise qualité que ne cessent de dégager nos véhicules en état défectueux, les ordures ménagères éparpillées dans nos quartiers et le manque d’infrastructures de base relatives à l’assainissement.A cause de cette dégradation de la nature par l’excès des produits chimiques et par le nombre excessif des moyens de transport, le citoyen est amené par la force des choses à affronter des maladies dangereuses comme l’asthme, la toux et les crises de suffocation intense. Ces dégradations de la nature préparent le champ fertile à la prolifération des maladies mortelles. Devant cette situation alarmante, les responsables, élus, associations, la société civile doivent retrousser leurs manches pour stopper le danger qui menace notre vie. Pour faire face, un grand budget doit être alloué à l’implantation des zones vertes, aux travaux effectués à l’hygiène et à l’assainissement et à l’éloignement des décharges publiques des populations.On dispose des moyens considérables pour réussir le coup, il suffit d’avoir une bonne volonté et une gestion optimale.M.K


    Offshoring: Sacré défi?

     Vaut mieux tard que jamaisLes pays asiatiques, l’Inde entre autres, ont bien compris et depuis longtemps la nécessité de former des ingénieurs dans différents domaines pour répondre aux besoins de leur économie et à la demande internationale au point d’en exporter. Mais vaut mieux tard que jamais pour nous. L’initiative du gouvernement est louable et doit préfigurer la refonte du contenu et de la forme de notre enseignement où des ressources et du temps sont engagés dans une forte proportion en pure perte. Pour en fin de parcours, engendrer des diplômés chômeurs.B.E. Bonnes chancesFormer les compétences et atteindre le seuil critique en terme d’effectifs, c’est très bien et même inéluctable. Continuons.Mais ce n’est pas tout, car une autre paire de manches attend le Maroc: où sont les contrats et quels sont les outlooks pour 2007? Gagner des clients et les conserver sera le plus dur, à mon avis.Bonnes chances en tout cas pour 2007Abdou, de Paris Et la qualité?L’Etat ne doit absolument pas se mêler du nombre d’ingénieurs à former, même au nom de la concurrence internationale. On devrait plutôt renforcer en qualité les Grandes Ecoles et auparavant les classes préparatoires. Si l´objectif est de former 10.000 ingénieurs à la va-vite, à court terme l’offshoring en profitera, mais sur le plan stratégique notre pays perdra. Car la fuite des cerveaux continuera, les chasseurs de têtes connaissent très bien la qualité des ingénieurs et autres scientifiques marocains. Donc, tout d’abord élargir la base de recrutement des élèves doués quelle que soit l’origine. Puis, former des ingénieurs de haut niveau pour l´économie nationale. Ensuite, investir dans la quantité. Car les pays qui ont besoin de l’offshoring (les clients) pensent exactement de même puisqu’ils demandent à nos ingénieurs de fournir un travail «de routine», alors que leurs propres ingénieurs investissent dans la recherche de pointe. Le choix logique est donc de former des profils pointus d’ingénieurs pour notre développement et des ingénieurs en masse pour le reste. La question est: qui a posé la question aux intéressés, c’est-à-dire les ingénieurs eux-mêmes? Et vont-ils accepter que les écoles commencent à sortir 10.000 ingénieurs/an pour les beaux yeux d´économies étrangères qui, le moment venu, n’auront plus besoin de services obsolètes? Que faire alors des 100.000 ingénieurs formés en 10 ans?D.Z.


    Bourse: Qui fait la croissance?

      Y a rien à voir...Spéculez, y a rien à voir.....W.A.   Plainte en BourseJe saisi cette occasion espérant qu’un des participants à ce forum de la Bourse me vienne en aide. Il s’agit d’une demande personnelle d’achat d’actions en Bourse que j’ai effectuée via une grande banque de la place. La transaction s’est faite d’une manière que je trouve anormale, puisque le prix retenu fut beaucoup plus élevé en comparaison aux prix des séances antérieure et postérieure, soit  369…. 390 ….. 351. J’ai demandé formellement des explications à ma banque, mais c’était peine perdue.Ceci n’est pas encourageant pour le petit porteur.            Ma question est: A qui s’adresser pour porter plainte ?Avec mes sincères remerciements.    Petit porteur  Spéculation C’est la spéculation tout simplement, à défaut d’alternatives d’investissement. Et même s’il y en avait, avec son lot de tracasseries administratives, on use sa santé et ses nerfs pour un hypothétique bénéfice. Et en cas de pépin, on peut toujours compter sur la justice pour recouvrer ses droits!!!! Donc autant jouer à quitte ou double en bourse!O.L. Notre BourseC’est vrai que l’économie marocaine se porte mieux et les actionnaires marocains et étrangers ont confiance. Toutefois, il faut assurer cette confiance en gardant les droits des actionnaires au lieu de les négliger comme c’est le cas des actionnaires de la BNDE qui n’ont pas été encore remboursés ni par la BNDE ni par la CDG qui a absorbé nos droits. Ce problème demeure encore. Je crois qu’il faut trouver une solution pour indemniser les victimes et rendre la crédibilité aux responsables financiers.Aziz, Casablanca


    Corbeaux, attention à vos plumes!

    Depuis que cette page est ouverte à nos lecteurs, nous traitons des dizaines de lettres, fax et mails par semaine. Parmi ces courriers, tentent parfois de se glisser… des «corbeaux»: nous en avons identifié deux qui avaient essayé d’usurper l’identité d’une autre personne. La proportion est donc extrêmement faible et montre bien que nos lecteurs sont des gens honnêtes. Mais à l’attention particulière des corbeaux, L’Economiste rappelle que ce genre de pratique tombe sous le coup du code pénal.

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