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    Economie

    Conjoncture/Prévisions
    Le tourisme sauvé par la demande intérieure

    Par L'Economiste | Edition N°:2890 Le 28/10/2008 | Partager

    . Les opérateurs confiants. Les nationaux: relais de croissance en temps de crise. Agences de voyages: devenir tour-opérateurs ou disparaître«2010 n’est pas terminé, les dix millions de touristes sont toujours atteignables». Voilà un optimisme qui tranche avec la sinistrose ambiante. Les propos sont de Othman Cherif Alami, directeur général d’Atlas Voyages et président de la Fédération nationale de tourisme (FNT). Ce professionnel qui a connu les vaches maigres du secteur sait que ce qui vient ne peut être que meilleur. «Les prévisions pour 2009 sont optimistes malgré une conjoncture internationale grave», martèle-t-il. Cela est surtout valable pour le marché européen où «le Maroc est en pole position», selon Alami. Et pour cause, «l’image de marque du pays est toujours aussi bonne bien qu’il y ait encore des marges d’amélioration du rapport qualité-prix». Même son de cloche du côté des voyagistes. Fouzi Zemrani, président de la Fédération nationale des agences de voyages (FNAV), affirme que «le Maroc a bonne presse à l’extérieur. Il faut que notre secteur puisse tirer son épingle du jeu».Abstraction faite de ces déclarations encourageantes, les deux opérateurs reconnaissent, un tant soit peu, des conséquences de la crise financière sur leurs secteurs respectifs.Pour les agences de voyages, ce sont 20% qui dépendent du bon vouloir de la demande étrangère, étant revendeurs des offres de tour-opérateurs internationaux. Cette dépendance semble poser problème même en dehors du contexte de crise actuel. «Les consommateurs européens changent de comportement par rapport aux destinations classiques comme le Maroc. Les gens n’ont plus besoin de passer par les tour-opérateurs. Ils achètent le billet d’avion et réservent l’hôtel ou le riad par eux-mêmes», explique Zemrani. Solution: «Développer un rapport direct avec la clientèle via Internet par exemple», suggère-t-il. Les 80% qui restent sont moins dépendants de la demande extérieure. «Ces agences travaillent davantage avec les clients marocains en vendant des forfaits sur des destinations telles que l’Egypte ou la Turquie ou encore les packs classiques de Hajj et d’Omra», poursuit Zemrani.La demande vient ainsi, encore une fois, au secours de l’économie marocaine. C’est grâce à elle que la croissance est restée soutenue cette année. C’est elle aussi que cite Otham Cherif Alami comme solution. «Nous avons anticipé depuis 2007 sur la baisse de la demande extérieure après celle constatée sur le marché français notamment. Dès lors, nous avons essayé de développer des offres que l’on n’exploitait pas suffisamment auparavant, notamment le tourisme d’affaires. Aussi, le tour operating à destination des nationaux a-t-il été un formidable relais de croissance. Nous avons enregistré un bond de 40% cette année», se félicite le directeur général d’Atlas Voyages.


    Attentes

    FORMATION, promotion et fiscalité. Ce sont les trois axes sur lesquels portent les revendications des professionnels du tourisme. Alami rappelle qu’il faut réussir l’ouverture de la station de Saïdia prévue pour l’été 2009. «Cela passe aussi par la mise à disposition de ressources humaines en nombre et qualification suffisants», précise-t-il. Ce besoin sera considérable davantage avec l’ouverture des autres stations du plan Azur. Pourtant, plusieurs diplômés des écoles de tourisme peinent à trouver un stage, encore moins un emploi. «Cela peut être valable pour les cadres», estime Alami. Il ajoute que «la profession doit s’organiser pour apporter l’expertise nécessaire aux jeunes diplômés». «Une opération commando», s’amuse-t-il à faire le publicitaire.Du côté des voyagistes, émerge un sentiment de «désintérêt officiel vis-à-vis du secteur touristique». «Ce dernier n’est plus aussi prioritaire qu’auparavant», affirme Zemrani.Le président de la FNAV pointe aussi du doigt «les retards encaissés dans la mise en œuvre des engagements pris par l’accord-cadre liant la profession au gouvernement, notamment sur le volet de l’harmonisation fiscale».Concernant la promotion, les deux opérateurs sont d’accord pour réclamer plus d’efforts de communication par l’Office national marocain du tourisme (ONMT). Il s’agit aussi de lui donner les moyens de ses objectifs à travers l’augmentation de son budget et le renforcement de ses antennes régionales.Nabil TAOUFIK

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