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    Economie

    Conférence économique de Casablanca sur l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient : 64 pays et des leaders du monde des affaires

    Par L'Economiste | Edition N°:143 Le 01/09/1994 | Partager

    La conférence économique de Casablanca qui aura lieu les 30, 31 octobre et 1er novembre réunira un millier de personnes. Opérateurs économiques et pouvoirs publics y seront associés. Les organisateurs affirment avoir opté pour “le qualitatif". Seuls les grands groupes seront invités.

    La conférence prévue par les accords de Madrid sur le Proche-Orient aura finalement lieu à Casablanca, comme L'Economiste l'avait annoncé en première mondiale(1). Présidée par Sa Majesté le Roi Hassan II, elle est coparrainée par MM. Eltsine et Clinton.

    Les organisateurs marocains soulignent l'importance du choix de Casablanca. "Ce n'est pas un hasard si le Maroc est choisi. C'est à la fois son rôle dans le processus de paix et ses efforts économiques qui sont récompensés".

    Une assistance mixte

    Cette conférence est très importante aux yeux des différentes parties prenantes. Un officiel américain aurait fait la comparaison avec la Conférence de Rome 1958 qui a abouti à la CEE jusqu'à l'Union Européenne. L'objectif est donc de poser les jalons d'un grand ensemble économique régional "seul garant d'une paix pérenne".

    Le développement de la région sera donc au centre des discussions. Des questions aussi cruciales que l'eau au Proche-Orient feront partie de l'ordre du jour.

    L'approche choisie est très "concrète". Les Etats représentés n'y feront pas simplement des déclarations d'intention. Les organisateurs sont plus ambitieux : ils prévoient des projets concrets de coopération.

    Pour entourer cette rencontre du maximum de chances de réussite, pouvoirs publics et privés seront associés. Les organisateurs tablent sur un millier d'invités de 64 pays différents. Irak et Libye en sont cependant exclus : "il ne faut pas perturber ce genre de manifestation par des points de friction", soulignent nos sources. Les Etats seront représentés à un niveau très élevé, "au minimum les ministres des Affaires étrangères". Quant au privé, "le qualitatif prime". Les deux cabinets spécialisés, VFW et Davos Council, en charge de l'organisation, ont reçu pour mandat d'amener les leaders des affaires à Casablanca.

    Le privé est là pour être intéressé au potentiel de la région. D'ailleurs ne seront invités que les “entreprises ayant une activité dans la région ou pouvant potentiellement en avoir".

    Coût nul pour le budget

    Les organisateurs ont fait appel à ces deux cabinets qui ont une riche expérience dans le domaine. Les participants devront s'acquitter d'une cotisation de 1.800 Dollars US par personne. "Le Maroc n'a en charge que l'organisation matérielle de la conférence et un ou deux événements", précisent les organisateurs. Aucune crainte donc à se faire pour le budget de l'Etat; le coût est quasi nul.

    Bien que tous les détails de l'organisation ne soient pas définitivement établis, il est prévu des séances plénières et des groupes de travail.

    C'est en leur sein qu'en principe les projets concrets devraient être discutés. L'approche fonctionnelle privilégiée incite à la multiplication des groupes de travail pour réaliser "le maximum de concrétisations possibles”.

    Conférence historique, ses organisateurs ne la veulent pas moins "pratique". L'ensemble régional doit y trouver, non seulement une vision globale, mais un débat de réalisation par des projets en coopération ou des grands travaux transnationaux : autoroutes, chemins de fer, traitement des eaux, etc.

    Promotion du Maroc

    Le privé marocain quant à lui a été sollicité. "Nous avons vu M. Bennani Smirès de la CGEM au moment des élections et il nous a confirmé la participation des opérateurs locaux". En fait ceux-ci auront l'opportunité de réaliser ou au moins d'envisager des accords de partenariat avec leurs homologues présents. La diversité géographique des pays de provenance des invités devrait constituer un stimulant. Les opérateurs marocains auront la possibilité d'enrichir leur patrimoine relationnel avec des entrées dans des pays où le label "Maroc" est inconnu.

    Car les organisateurs n'en font pas mystère : au plus haut niveau de l'Etat, le Maroc désire capitaliser cette conférence.

    Une cellule de réflexion composée de plusieurs ministres planche sur la question.

    M. Saaïdi, ministre de la Privatisation et des Etablissements publics, confirme l'existence de cette commission "informelle" et précise: "Nous réfléchissons sur les meilleurs moyens pour rentabiliser cette rencontre ". Ce qui est sûr, c'est que deux opérations de communication auront lieu. La première qui vise la promotion de la conférence elle-même a déjà débuté.

    La seconde visera la promotion du Maroc lors de cette conférence. Les organisateurs comptent sur toutes les potentialités locales pour tirer un maximum de profits des 3 jours de réunion. "Si nous organisons un tel événement et que nous n'arrivons pas à le fructifier, ce serait désespérant", souligne un organisateur.

    J.B.


    (1) Voir L'Economiste du 4 août 1994.

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