×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Pour éviter des risques en cascades : Marchés financiers : Le FMI prône la surveillance et le contrôle évolutif

    Par L'Economiste | Edition N°:143 Le 01/09/1994 | Partager

    L'explosion des mouvements financiers internationaux posent de nombreux problèmes de risques. Bien qu'ils aient montré leur aptitude à se ressaisir après une période de turbulences, leur surveillance est nécessaire, estime le FMI.

    Les marchés internationaux de capitaux gagnent en volume et en complexité et s'intègrent de plus en plus au plan international. Cependant, ils "ne s'acquitteront efficacement de leurs fonctions sans faire courir de risque au système tout entier que s'ils bénéficient d'un cadre de réglementation et de contrôle réceptif aux changements structurels qu'ils connaîtront", estiment les analystes du Fonds Monétaire International (FMI)(1).

    Dans le cas des turbulences récentes, précise le Fonds, les pertes enregistrées ne se sont pas propagées à l'ensemble du système. En effet, et face à la multiplication des transactions, les marchés ne se sont "pas grippés et les systèmes de paiement et de règlement ont correctement fonctionné".

    En outre, la gestion des risques au niveau de chaque établissement reposait sur la réévaluation des positions aux cours du marché et le plafonnement des pertes.

    En fait, les marchés financiers ont montré leur aptitude à se ressaisir après une période de turbulences sans connaître de perturbations "sérieuses ou systémiques" Toutefois, insiste le FMI, "les autorités de tutelle ne doivent pas trouver dans cette résistance un alibi pour adopter une attitude laxiste" C'est aux autorités de tutelle de déterminer quelles activités doivent être surveillées, quel type de contrôle s'impose et à qui le confier.

    Produits dérivés

    Les craintes relatives au risque encouru ont été particulièrement vives en ce qui concerne les marchés de produits dérivés. L'ampleur des engagements contractés par les banques sur ces marchés a montré la nécessité d'adopter des principes directeurs de réglementation et de contrôle. Seule la mise en oeuvre de pratiques de gestion des risques rationnelles peut en préserver la stabilité, estiment les experts du FMI.

    L'expansion et la globalisation des marchés financiers en général a exacerbé les craintes liées aux risques encourus.

    Leur évolution a été marquée entre les printemps 1993 et 1994 par les turbulences qu'ont connues les marchés obligataires des pays industrialisés et l'attention croissante apportée aux questions de réglementation et de surveillance, souligne le Fonds. Il y ajoute également les progrès de l'internationalisation et de l'institutionnalisation des titres publics des pays industrialisés.

    Selon l'analyse du Fonds, les marchés d'obligations d'Etat des principaux pays industrialisés ont connu un revirement "brutal" au premier trimestre de 1994, lorsque les rendements des principaux effets publics à dix ans ont explosé après quatre années de baisse.

    Pour saisir les raisons de ce retournement, note le Bulletin, il faut se référer aux raisons pour lesquelles les taux d'intérêt à long terme ont rapidement et fortement augmenté.

    En 1993, les opérateurs ont commencé à accumuler d'importantes positions sur les taux d'intérêts et les taux de change, fondées sur leurs anticipations de l'évolution des résultats économiques et des taux d'intérêts et de change en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. Mais, en raison notamment de la lenteur de la baisse des taux européens, d'une relative bonne croissance au quatrième trimestre aux Etats-Unis, du différend commercial nippo-américain et de la baisse inattendue des cours des obligations et des actions sur les nouvelles places boursières, ces anticipations ont dû être révisées.

    La hausse quasi générale des taux d'intérêt à long terme résulte de plusieurs facteurs.

    La révision des anticipations a eu lieu simultanément en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. Les opérateurs ont pu penser que la forte hausse des taux survenue en février aux Etats-Unis allait se propager. Les principaux intervenants opérant simultanément sur plusieurs marchés, les pertes subies sur un marché peuvent entraîner des liquidations ailleurs. Objectif : contenir les pertes dans les limites préétablies.

    Pour amortir ces mouvements de vente sur les marchés trop peu liquides, les investisseurs ont recouru à la technique dite de "couverture croisée".

    Celle-ci permet "d'exploiter la tendance des rendements obligataires à évoluer dans le même sens dans certains groupes de pays", tels que ceux participant au SME (Système Monétaire Européen).

    Cette technique, commente le Fonds, a renforcé par elle-même la corrélation entre les variations des taux d'intérêt sur ces différents marchés.

    Hakima ELMARIKY


    (1) In le Bulletin du FMI du 1er août 1994.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc