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    Courrier des Lecteurs

    Comptes sur carnet: Le taux minimum de rémunération passe à 3,89% à partir de janvier

    Par L'Economiste | Edition N°:671 Le 30/12/1999 | Partager

    · Dans le sillage des bons du Trésor, ce taux minimum baisse de 1,67 point

    A partir du mois de janvier et jusqu'au 30 juin 2000, le taux minimum de rémunération des dépôts en compte sur carnet passera à 3,89% contre 5,56% au cours du deuxième semestre 1999. C'est ce qui ressort d'un communiqué du Ministère de l'Economie et des Finances (MEF) rendu public suite à la parution du dernier communiqué hebdomadaire d'émission en bons du Trésor de l'année 1999. Sans grande surprise, ce taux baissera donc de 1,67 point suite au contexte baissier des bons du Trésor en général et ceux à 52 semaines en particulier, durant cette dernière partie de l'année. En effet, et comme le stipule l'arrêté du 25 mai 1999 du MEF, le taux de rémunération annuel des dépôts en compte sur carnets est égal, au minimum, au taux moyen pondéré des bons du Trésor à 52 semaines émis par voie d'adjudication au cours du semestre précédent diminué d'un point.
    Le deuxième semestre 1999 était exceptionnel. Les séances d'adjudication se suivaient et se ressemblaient. Le déficit entre l'offre et la demande en bons du Trésor se faisait ressentir petit à petit. L'offre s'est considérablement réduite dans un marché qui regorgeait de liquidité. Les séances d'adjudication ont même disparu pendant les trois premières semaines du mois d'août. Résultat, une pression du Trésor sur les taux de rémunération qui a atteint un seuil de 4,62% durant la même période. Chez les banquiers, la mesure ne semble pas produire d'effets notoires. "Même si la baisse est importante, l'impact reste négligeable", affirme un responsable. "La rémunération n'est pas tellement importante pour la catégorie de clientèle", réplique un autre banquier. Et d'ajouter que "cette baisse est récupérée quelque part avec la révision des taux débiteurs et ceux du crédit à la consommation".
    En tout cas, pour l'heure, le petit épargnant n'a pas tellement le choix. Les produits concurrentiels n'ont pas de rendement meilleur. Les dépôts à terme suivent le même trend baissier, la Bourse n'a plus les mêmes rendements que les années précédentes et encore moins pour les spéculateurs. Pour les prochains mois, les perspectives d'évolution de ce taux minimum des comptes sur carnet restent difficiles à tracer. Il est vrai que le Trésor a des besoins importants et ponctuels susceptibles d'inverser la tendance et pousser les taux à la hausse. Seulement, une nouvelle privatisation reproduira le même scénario de la deuxième licence GSM.

    Youssra MAHFOUD

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