×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Commerce extérieur
    Face à la crise, le Maroc a mieux résisté

    Par L'Economiste | Edition N°:3318 Le 13/07/2010 | Partager

    . La demande interne, principal moteur de la croissance . Le pays poursuit les démantèlements tarifaires . Le rapport 2009 du Conseil national présenté aujourd’hui L’IMPACT de la crise économique mondiale a été ressenti via le canal du commerce extérieur des biens et services. Le constat est clairement dressé par le dernier rapport du Conseil national du commerce extérieur dont la présentation à la presse est prévue aujourd’hui à Casablanca. A l’instar de celle de 2008, l’édition 2009 s’articule autour de deux parties. La première présente la situation des échanges extérieurs et la compare avec celle d’un échantillon de 20 pays concurrents et partenaires du Maroc. Elle analyse, en outre, les articulations du solde commercial avec les autres comptes de la balance des paiements. La deuxième partie adopte une approche sectorielle et examine les performances des différentes activités sur la base d’une batterie d’indicateurs relatifs, au niveau d’ouverture, de dépendance, de concentration, de diversification, de spécialisation et d’avantage comparatif avéré.D’emblée, les échanges extérieurs marocains ont connu une importante régression tant à l’importation qu’à l’exportation. Cette contre performance résulte principalement d’un recul des ventes des phosphates et dérivés et de la baisse de la facture énergétique à l’importation. Régressions qui ont impacté le taux d’ouverture de l’économie marocaine. Ce dernier a baissé à 36,1% en 2009 contre 46,2% en 2008. Au niveau des pays concurrents, ce taux a reculé de 5,7 points à 28,6% et s’est situé à 22,1% pour les partenaires. Mais pour ce qui est des importations, on note une baisse de la dépendance marocaine des achats à l’extérieur. Elle est estimée à 15,4% mais reste limitée aux biens dont l’acquisition s’est contractée de 18,7%. Par contre, les importations des services ont poursuivi leur trend haussier, avec un taux de 5,3%. A l’opposé, celles des pays concurrents ont par contre baissé de 6,1%.De fait, les exportations des services ont présenté une forte résilience. Cela n’a pas été le cas pour les exportations des biens qui ont chuté de 28,1%. Alors que la régression des exportations des services s’est limitée à 3,2%.La baisse plus accentuée de la valeur des importations par rapport à celle des exportations des biens, a conduit à un allègement du déficit commercial global de 11,9%. Mais l’impact sur le solde courant a été néanmoins de l’ordre de 36,8 milliards de DH contre 35,9 milliards en 2008.Cette détérioration a été toutefois quelque peu limitée, grâce à l’apport des transferts et à l’excédent du commerce des services qui ont permis de résorber 77,9% du déficit commercial en 2009 contre une moyenne de près de 79% en 2008.La balance des paiements a clôturé l’année avec un déficit de 1,5 milliard de DH contre 11,5 milliards en 2008 ou l’équivalent de 1,7% du PIB.Mais l’impact de la crise économique sur les échanges extérieurs a pu être relativement contenu grâce à une croissance plus soutenue de l’économie marocaine en 2009. En dépit d’une récession de 0,6% de l’économie mondiale, le Maroc a affiché une croissance de 4,9% contre une moyenne de 2,1% chez les pays concurrents. Les partenaires ayant été plus impactés par la crise ont accusé un recul moyen de 2,1%. Ce qui n’a pas manqué de comprimer la demande adressée au Maroc et d’attiser ainsi la concurrence sur les marchés traditionnels.Fait marquant aussi, la régression de 6% en volume des importations a induit un apport positif de 3 points de croissance du PIB. «Ce fait constitue une rupture avec le trend de la période 2004/2008 où l’évolution soutenue des importations retranchait en moyenne 4,2 points de la croissance du PIB», révèle le rapport.A l’opposé, la chute en volume de 13,1% des exportations des biens et services a retranché quant à elle 4,9 points à la croissance du PIB, en 2009, contre une contribution positive de 2,8 points en moyenne durant la période 2004-2008. L’allègement du solde commercial observé au cours de 2009 a permis, ainsi, de réduire de 1 point l’impact négatif des échanges sur la croissance marocaine relativement à 2008.En termes de structure, les activités tertiaires demeurent le principal contributeur au PIB. Elles ont progressé de 3,9% sous l’effet de la consolidation des activités des services marchands autres que le tourisme. Il en est de même du secteur primaire qui a conclu l’année passée avec un taux de croissance de l’ordre de 29% contre une progression moyenne de 2,2% enregistrée durant la période 2004-2008En revanche, les activités secondaires qui représentent 28,5% du PIB ont régressé de 4,7% en 2009. Ce recul est dû au ralentissement des activités des industries de transformation induit par la baisse de la production des dérivés du phosphate, des secteurs du textile et habillement et des industries électriques. Par ailleurs, il convient de relever que l’année 2009 marque un renforcement de la contribution des secteurs non échangeables à la croissance.En effet, les secteurs des services publics, de l’immobilier, du BTP et des services financiers ont totalisé 63% des contributions positives à la croissance contre 18% en 2008.De fait, la demande interne continue d’être le principal moteur de la croissance au Maroc. Il convient de souligner, à cet égard, qu’au cours des dernières années, la progression des importations a été deux fois plus élevée que celle de l’offre locale. Situation qui a permis aux achats à l’extérieur de profiter plus de la dynamique de la demande locale. En 2009, cette tendance a été inversée grâce à une croissance plus soutenue de l’offre interne.La demande mondiale adressée au Maroc a accusé par ailleurs une baisse de 13% en 2009. «Cette tendance est à nuancer selon qu’il s’agisse de celle adressée par les pays développés ou par ceux en développement. Au niveau des premiers, la régression a été de l’ordre de 12,9% contre une progression moyenne durant la période 2004-2008 de l’ordre de 5,2%. Au niveau des seconds, la baisse a été légèrement plus prononcée avec un recul de 14% contre une croissance moyenne de 13,9%. Ainsi, abstraction faite des effets de la crise, l’intérêt d’explorer les moyens à même de transformer l’importante demande potentielle émanant des pays en développement demeure d’actualité.Sur un autre registre, le Maroc a entamé, en 2009, la mise en oeuvre de la réforme tarifaire visant, entre autres, la révision à la baisse du droit de douane commun et la réduction du nombre des quotités tarifaires de 6 à 4. Ceci a induit une régression de 4 points du droit moyen simple qui a atteint 20%, en 2009, contre 24%, en 2008, et 28% durant la période 2004-2008. En parallèle, le Maroc a poursuivi les démantèlements tarifaires prévus dans le cadre des accords de libre échange. Ainsi, en 2009, le droit moyen simple préférentiel a été de l’ordre de 13% pour la Turquie, 11% pour les Etats-Unis et s’est limité à 9% pour l’Union européenne.La comparaison du droit préférentiel au droit commun, permet de constater que les marges préférentielles concédées par le Maroc aux pays partenaires d’accords de libre échange ont varié entre 16,1 points pour les USA, 10,6 pour l’UE et 7 points pour la Turquie. Mais cette situation n’a pas impacté outre mesure les importations réalisées dans ce cadre. Bien au contraire, le rapport relève une baisse de 13, 7% en 2009. Leur part a représenté 37,3% du total des achats du Maroc en 2009.


    Faible valeur ajoutée

    LES importations dans le cadre du régime de l’admission temporaire pour perfectionnement actif ont connu une forte régression de l’ordre de 47,1% en 2009, et ont représenté 12,8% du total contre 23% durant la période 2004/2008. Cette régression est liée à la baisse des activités des principaux secteurs opérant dans la sous-traitance, notamment l’industrie automobile et le textile. En outre, les réexportations en suite d’admission temporaire ont régressé de 26,2% au lieu d’une progression moyenne de 11,6% lors de la période 2004/2008.


    Dépendance

    LES exportations des phosphates et dérivées ont été les plus affectées par la crise. Certes, celle-ci a touché tous les secteurs exportateurs mais avec un fort effet sur les minerais. En effet, la baisse de 63,4% des exportations du Groupe OCP a contribué à raison de 74,5% des exportations globales. Cette régression intervient après une progression exceptionnelle de 130% en 2008, induite notamment par une forte hausse des prix.A. G.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc