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    Economie

    Essaouira/Université d’été
    La régionalisation, opportunité pour les jeunes

    Par L'Economiste | Edition N°:3318 Le 13/07/2010 | Partager

    . Les enjeux sont politiques, mais aussi économiques. Les activités génératrices de revenus, un outil à optimiser«Impliquer les jeunes dans leur région pour réformer le système en profondeur». C’est en substance le message qu’a voulu faire passer le Centre de développement de la région de Tensift (CDRT), une ONG reconnue d’utilité publique, à travers sa 5e université d’été. Un événement qui s’est déroulé le week-end dernier à Essaouira, en partenariat avec l’Université Cadi Ayyad, l’Université internationale d’Andalousie, l’Institut Cervantès, l’Office de la formation professionnelle et la promotion du travail (OFPPT), et avec le soutien de la province d’Essaouira et de la fondation Friedrich Naumann. Thème principal de la manifestation: «La région, un espace de développement et d’épanouissement pour les jeunes». L’objectif était de pousser les jeunes à participer au débat national de la régionalisation. «Actuellement, les jeunes sont trop passifs. La crise des jeunes diplômés le montre: ils attendent que l’Etat leur fournisse un travail et ne se sentent pas acteur du développement économique. C’est le résultat d’une trop grande centralisation et d’un enseignement universitaire qui ne stimule pas la créativité», soutient Ahmed Chehbouni, président du CDRT. Le processus de régionalisation peut justement inverser la tendance. «Les jeunes commencent à prendre conscience que l’avenir ce n’est plus l’«Etat providence», et que leur région leur offre également des possibilités. A eux d’en étudier les spécificités, d’établir des diagnostics, mais pour cela, l’Etat doit les accompagner», poursuit le président du CDRT. Les enjeux sont ici économiques, mais également politiques: «Les jeunes se désintéressent de la politique. Ils doivent comprendre que ce sont eux qui peuvent changer le système», souligne Chehbouni.Du côté des jeunes, les choses semblent bouger. Ils étaient une centaine à participer activement aux débats. Durant les trois jours, de nombreuses questions ont été abordées, tels le rôle de l’université dans la région, les activités génératrices de revenus (AGR) et l’emploi, la culture, l’environnement, ainsi que la communication. Une conférence a également été réservée aux leçons tirées de l’expérience de la régionalisation en Andalousie, présentée par Jose Ramon Antunez, ex-directeur de cabinet de la présidence du Gouvernement de l’Andalousie. Retenons que les AGR sont un outil-clé pour l’investissement des jeunes dans leur région. Cependant, ce système présente actuellement de nombreuses failles. «Depuis une dizaine d’années, les politiques publiques sont orientées vers la promotion de l’homme et l’amélioration des conditions de vie des populations. De plus, des stratégies sectorielles sont mises en place (Plan Maroc Vert, Vision 2010, Programme Rawaj…) et une attention particulière est réservée à l’économie sociale. Mais les résultats sur le terrain ne sont pas encore suffisamment visibles», indique Abdelaziz Ajbilo, directeur des études de la législation et de la coopération au ministère des Affaires économiques et générales. Les failles mises en exergue vont d’un déficit en matière de suivi et de pilotage à un cadre juridique inadéquat, en passant par des défaillances dans les mécanismes d’appui, des initiatives de formation insuffisantes et disparates, une inadaptation du système financier aux besoins et aux spécificités des coopératives… Pour donner un nouveau souffle au secteur, plusieurs propositions ont été formulées, tels le développement de l’approche filière axée sur le marché, l’ancrage territorial et une plus grande implication des autorités et des instances locales en tant qu’accompagnateur.


    Nouveau programme

    Pour cette année, un nouveau programme d’accompagnement des coopératives va être mis en place. Il permettra à toute structure nouvellement créée d’être accompagnée durant deux années. L’accompagnement comprendra l’établissement d’un diagnostic stratégique et de formations en groupes (en commercialisation, gestion, plan d’affaires) pour limiter le taux d’échec. Mais la nouveauté phare est la mise en place d’un suivi individuel en gestion et sur les aspects techniques. Enfin, un accompagnement pour la commercialisation est également prévu. A noter que le secteur compte environ 7.000 coopératives, qui encadrent 3% de la population active, dont un nombre important de femmes. Le chiffre d’affaires généré par le secteur est de l’ordre de 12 milliards de DH.De notre correspondante,Marie-Noëlle RASSON

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