×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    CMC: Consolidation de la croissance en 2007

    Par L'Economiste | Edition N°:2366 Le 21/09/2006 | Partager

    . Le PIB progresserait de 3,5%. Le HCP prévoit 0,3% de moins. L’inflation estimée à 3%LES perspectives de l’année 2007 seraient pour l’économie marocaine celles du renforcement du cycle de croissance, prédisent les chercheurs du Centre marocain de conjoncture (CMC). Ceux-ci tablent sur un taux de croissance d’environ 3,5%. «Un rythme qui reflète un fort dynamisme conjoncturel, comparé à la performance attendue cette année», annoncera le directeur général du Centre, Ahmed Laaboudi dans un point de presse donné mardi à Casablanca. Rappelons que le HCP prévoit, dans son budget économique exploratoire 2007, 0,3 point de moins (cf.www.leconomiste.com). Habib El Malki, président du CMC, déclarera: «Les perspectives d’évolution de l’activité 2006 s’annoncent prometteuses dans un contexte favorable aux pays dits émergents, qui ont enregistré des taux de croissance supérieurs à ceux des pays européens ou américains». Pour le Maroc, le CMC prévoit une croissance de l’ordre de 7,1% pour 2006. Celle-ci serait impulsée en grande partie par l’excellente campagne agricole. Si la valeur ajoutée du secteur s’annonce la plus élevée en termes d’évolution sur la croissance globale du PIB avec une progression estimée à 27%, il n’en demeure pas moins que les autres activités sont en pleine expansion. Le BTP a pris un élan certain avec les grands chantiers d’habitat social et les programmes étatiques pour les infrastructures de base. La valeur ajoutée de ces activités devrait enregistrer une progression de 7% au terme de l’année 2006. Les industries manufacturières (plus de 4%), les secteurs du transport, des télécommunications et les autres services marchands ont aussi connu un rythme plus soutenu que l’exercice précédent. Ce qui fait dire aux conjoncturistes du Centre que le Maroc connaît un nouveau type de croissance marqué par les performances des secteurs productifs non-agricoles. «La croissance n’est plus tirée par le ciel», dira El Malki. De nouvelles perspectives donc, en rupture avec le schéma dominant jusqu’à la fin du siècle dernier, qui nécessiteraient une nouvelle approche anticipative afin de maîtriser les changements. Le CMC préconise l’accélération du rythme des réformes déjà engagées par le gouvernement: gouvernance, politique sociale, ouverture du climat des affaires… Mais met néanmoins en garde contre les risques qui pourraient perturber la croissance. L’alourdissement de la facture énergétique, la pression sur le budget de l’Etat, le poids de la Caisse de compensation et, pour finir, les risques d’inflation (après la trêve de la décennie passée). «D’autant plus que le Maroc entre dans une phase de concurrence agressive sur ses propres marchés et sur les marchés extérieurs en raison de l’entrée en vigueur des différents ALE», souligne le président. Malgré cela, l’attitude de décrispation, caractérisant actuellement le milieu des affaires, devrait se poursuivre en 2007. Les BTP progresseraient d’une manière constante et dynamique soit environ 7,5%. Les activités de services afficheraient, quant à elles, une évolution de l’ordre de 5%, entraînées par le développement des secteurs primaire et secondaire. L’inflation mesurée par l’indice du coût de la vie serait contenue et ne devrait pas dépasser les 3%, selon les chercheurs du CMC. Quant à l’emploi, le relâchement de la tension sur le marché se confirmerait et le taux de chômage au niveau national baisserait d’un demi point par rapport à celui prévu pour l’année en cours. Concernant le taux de chômage annoncé par le HCP pour le deuxième trimestre 2006, (7,7% dont 2,5 dans le milieu rural), le CMC affirme ne prendre en considération que les taux en milieu urbain. «Malgré la composante saisonnière de ces chiffres, le taux de 2,5 en milieu rural ne nous semble pas traduire la réalité dans les campagnes qui est très complexe», affirme M’hamed Tahraoui, membre du comité scientifique du CMC. Pour ce qui est de la consommation des ménages, les prévisions du centre tablent sur un accroissement en valeur courante de 7,3% alors que la valeur nominale des dépenses de l’administration ne dépasserait pas 3,9%. L’investissement jouerait, comme pour 2006, le rôle de principal ressort de croissance. La formation brute de capital fixe enregistrerait une croissance de 10% en valeur courante. Les exportations devraient connaître un relèvement substantiel en valeur nominale de l’ordre 12,3% alors que les importations enregistreraient un taux de 11%.


    Inflation: Le CMC serein

    COMME pour 2007, le CMC table cette année sur une inflation de l’ordre de 3%, niveau déjà atteint au terme des huit premiers mois (www.leconomiste.com). Si ce niveau rompt avec des années de désinflation, le CMC semble serein alors que la Banque centrale avait fait part de ses craintes lorsque l’ICV frôlait les 3%. Pour le CMC, «la tension inflationniste resterait contenue dans les limites de l’acceptable». Explication: l’abondance des produits agricoles, le relèvement réduit attendu des coûts salariaux et les orientations de la politique monétaire devraient atténuer le réchauffement des prix et contrecarrer la hausse des coûts importés, et stabiliseraient le taux d’inflation. Les consommateurs, pour leur part, ont déjà ressenti les effets des hausses des prix sur leur bourse au point de manifester publiquement leur mécontentement.Amine BOUSHABA

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc