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    Economie

    Sonasid/Arcelor: Les premières retombées du partenariat

    Par L'Economiste | Edition N°:2366 Le 21/09/2006 | Partager

    . Deux expatriés et des synergies d’approvisionnement. Le boom immobilier booste les résultats semestriels. Flambée singulière des matières premières L’arrivée du groupe Arcelor/Mittal dans le capital Sonasid coïncide avec un bon cru des résultats. Ces performances découlent naturellement du boom immobilier qui ne risque pas de s’estomper d’ici peu. Pour faire face à cet énorme potentiel de demande, le sidérurgiste national finalise la mise à niveau technique de ces unités de production. Le top management du groupe semble déterminé à répondre aux besoins du marché et faire face à la concurrence nationale et internationale. «Nous attendons l’entrée en vigueur de l’accord d’Agadir pour constater l’ampleur de cette concurrence qui émane principalement des producteurs égyptiens», note Abdelouahab Ben Sari, PDG de Sonasid.Deux expatriés ont d’ailleurs été dépêchés par le groupe Arcelor pour accompagner le développement de la filiale marocaine. Leur arrivée ne semble pas gêner le management de Sonasid. «Nous intervenons juste pour accompagner la stratégie de développement qui a d’ailleurs été à la base du partenariat avec Arcelor. Il n’y aura pas de modification dans la mise en place de cette stratégie», explique Christophe Monnot, directeur général adjoint chargé du volet commercial et du contrôle de gestion. Côté résultats, le chiffre d’affaires de Sonasid a bondi de 21,1% à fin juin 2006 pour atteindre plus de 2,7 milliards de DH. En terme de volume, les ventes ont progressé de 17,5%. Toutefois, les gains de part de marché demeurent inférieurs à ceux des concurrents. La part de Sonasid s’établit à 81,9%, en progression de 1,2% au moment où les autres producteurs ont gagné 3 points pour atteindre à 15%. Les performances commerciales sont dominées à 82% par le rond à béton dont les ventes ont progressé au même niveau que le secteur (13%). La demande consistante des secteurs agricole et BTP a boosté le chiffre d’affaires du fil machine qui a progressé de 33% et représente 10% des ventes. Les 8% restants se répartissent entre les laminés marchands (2%) et l’export (6%). Sonasid a d’ailleurs fait exprès de réduire ses ventes à l’étranger pour répondre au mieux à la demande locale. Le résultat d’exploitation du groupe s’est amélioré de 19,3% à 486 millions de DH, et ce en dépit de la flambée singulière des coûts de matières premières. Cette tendance touche non seulement la billette d’acier et les ferrailles, mais aussi les intrants énergétiques, à savoir le pétrole, le charbon et l’électricité. Le groupe a d’ailleurs répercuté une partie de ce surplus sur les prix de vente. Ceux-ci ont connu deux relèvement successifs de 200 DH/tonne en moyenne sur toute la gamme au cours du premier semestre 2006. Cela dit, la progression du résultat net est résolument modérée par rapport à l’amélioration de l’activité. Cet indicateur a progressé de 7,8% à 324,5 millions de DH.Néanmoins, le groupe exploite déjà des synergies positives en termes d’approvisionnement en matière première acier (billette, ferraille, électrodes, charbon…) avec le groupe Arcelor/Mittal. «Nous profitons au quotidien de ses synergies qui nous permettent d’accéder aux bases de données du groupe pour identifier les meilleures sources d’approvisionnement», souligne le PDG de Sonasid. Ces synergies ne concernent pas le pétrole et l’électricité, achetés localement. Les prix de ces intrants, augmentés dernièrement par les autorités de tutelle, incitent le mangement de Sonasid à concevoir des alternatives. «Nous pensons sérieusement à mettre en place un projet d’énergie éolienne où nous pourrions profiter des facilités accordées par l’ONE», souligne Ben Sari. Les rythmes de croissances annoncées devraient être conservés pour les deux années à venir. Sonasid table principalement sur le boom immobilier qui se poursuivra certainement jusqu’en 2008. «Nous prévoyons, pour fin 2006, un taux de croissance similaire à l’année dernière. Ce taux devrait s’établir à environ 10% en 2007», assure Ben Sari. Le sidérurgiste compte d’ailleurs installer de nouvelles plates-formes de distribution à Agadir et Tanger ainsi que dans les sites de production à Nador et Jorf Lasfar.


    Améliorations techniques

    LES unités de production de Sonasid sont en chantier depuis plusieurs années. La mise à niveau technique touche à sa fin, mais des projets sont lancés continuellement pour améliorer la rentabilité et la qualité. «Après un arrêt de 24 jours, le laminoir de Nador s’est complètement métamorphosé en un temps record», souligne Ben Sari. Le site s’est doté d’un matériel de production à la page des dernières technologies internationales. Les retombées de cet investissement seront visibles à partir de l’année prochaine. A noter que l’arrêt de production a généré une baisse de production du laminoir au premier semestre. L’aciérie de Jorf Lasfar a dépassé les difficultés techniques de l’année dernière, mais elle se heurte à des problèmes de formation et de manque d’expérience du personnel. L’usine a tout de même réussi à dépasser sa capacité de production escomptée (300.0000 tonnes/an) pour atteindre 400.000 tonnes par an.Nouaïm SQALLI

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