×
  • L'Editorial
  • Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2020 Prix de L'Economiste 2019 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Climat: Négociations tous azimuts

    Par L'Economiste | Edition N°:2916 Le 05/12/2008 | Partager

    . Européennes à Gdansk, mondiales à Poznan. Mise aux enchères des quotas de CO2LE président français Nicolas Sarkozy va tenter ce samedi 6 décembre d’arracher à Gdansk l’accord des pays de l’Est sur le plan climat européen. Ce qui permettrait à l’UE de présenter un front uni dans la dernière ligne droite de la conférence internationale de Poznan. Les négociations dans ces deux villes polonaises sur le réchauffement de la planète ne sont pas, au sens strict, dépendantes l’une de l’autre, mais le télescopage du calendrier leur donne un relief particulier. Si les discussions entre la France, qui préside l’UE, et les pays de l’Est, permettent d’aboutir à un accord sur le «paquet énergie-climat» lors du sommet des 11 et 12 décembre à Bruxelles, l’Europe pourrait montrer la marche à suivre. A certains égards, son plan préfigure ce que pourrait être un régime international post-Kyoto, qui doit faire l’objet d’un accord à Copenhague, en décembre 2009. «L’Europe est un petit laboratoire. Si on y arrive à 27, avec nos écarts de développement, nos histoires et nos contraintes (énergétiques) totalement différentes, ce sera aussi un message d’espoir pour Poznan», souligne un négociateur français. Si, à l’inverse, le paquet n’était pas adopté, l’impact sur la perception de la conférence de Poznan, qui rassemble près de 10.000 délégués venus de tous les pays du monde et doit s’achever le 12 décembre, pourrait être désastreux. A noter que le chef de l’Etat français a fait de l’adoption du «paquet» une des priorités affichées de la présidence française de l’UE, qui s’achève à la fin du mois. Au-delà de la France et la Pologne, huit pays participeront à la rencontre: la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie, la République tchèque, la Slovaquie, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. L’Europe s’est fixé un triple objectif pour 2020: réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990, porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation et faire 20% d’économies d’énergie. La Pologne, qui a brandi la menace d’un veto, souffle, depuis des mois, le chaud et le froid sur les négociations. Principal point d’accroche: la mise aux enchères des quotas de CO2, l’un des principaux gaz à effet de serre. L’idée initiale était de faire payer les gros industriels pour chaque tonne de CO2 émise à partir de 2013. Mais nombre de pays, dont la Pologne, où plus de 90% de l’électricité est produite par des centrales au charbon, redoutent un impact économique lourd. F. Z. T.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc