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    International

    Otan: Les ambitions du Dialogue méditerranéen
    DNES à Bruxelles, Jamal Eddine HERRADI

    Par L'Economiste | Edition N°:2916 Le 05/12/2008 | Partager

    . Proche-Orient et piraterie au menu. Feu vert pour le bouclier antimissile en Pologne «Le Dialogue méditerranéen donne clairement la preuve de son utilité en tant que cadre du débat politique et de la coopération pratique». L’affirmation est de Jaap de Hoop Scheffer, secrétaire général de l’Otan lors de la réunion, mardi dernier, des 26 ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord avec leurs homologues du Dialogue Atlantique (Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Jordanie, Mauritanie et Israël). Il s’agissait de leur troisième rencontre dans ce cadre, après celles de décembre 2004 et de décembre 2007 tenues à Bruxelles.Les ministres ont décidé que les dimensions politique et pratique du Dialogue méditerranéen devraient évoluer en parallèle. Depuis le sommet d’Istanbul, le renforcement de la dimension politique a gagné en régularité et en substance. En effet, aux rencontres des ministres des Affaires étrangères se sont ajoutées deux réunions des ministres de la Défense des pays du Dialogue méditerranéen, à Taormine (en février 2006) et à Séville (en février 2007). Un ordre du jour chargé et des conditions de sécurité draconiennes ont caractérisé cette journée. Et pour cause, les ministres ont examiné la situation sécuritaire dans la région de la Méditerranée, particulièrement au Proche-Orient. L’Israélienne Tzipi Livni et le Palestinien Abou Gheit ont pris part à cette réunion et présenté leurs idées sur les suites données au processus d’Annapolis. Comme l’ont fait, d’ailleurs, plusieurs ministres des Affaires étrangères des pays de l’Otan, dont la Secrétaire d’Etat américaine Condoleeza Rice, qui participait pour la dernière fois à une réunion ministérielle du Dialogue méditerranéen et de l’Otan. Bien que le processus de paix au Proche-Orient ne soit pas actuellement inscrit à l’ordre du jour de l’Otan, le déjeuner de travail a donné aux participants l’occasion d’échanger des avis avec les pays profondément engagés dans ce processus.La question de la piraterie n’a pas été occultée. Plusieurs observateurs s’attendaient à ce qu’elle soit abordée et débattue sous l’angle du soutien qu’apporte l’Otan au Programme alimentaire mondial (PAM) pour escorter ses navires. Les ministres de l’Otan et du Dialogue méditerranéen ont ainsi souligné qu’une approche internationale beaucoup plus globale s’imposait face à la piraterie, laquelle, ont-ils fait observer, n’est pas limitée au seul Golfe d’Aden, mais qui a pris des dimensions beaucoup plus inquiétantes. Cette approche globale devrait, selon les ministres, être placée sous la direction du Conseil de sécurité de l’ONU, en particulier du fait des incidences juridiques de la piraterie. Enfin, les ministres ont aussi procédé à un échange de vues sur l’état actuel du Dialogue méditerranéen et pris note du renforcement de la coopération pratique menée depuis leur réunion précédente en décembre 2007.A noter aussi que les chefs de la diplomatie des 26 pays de l’Alliance atlantique ont estimé que la mise en place du dispositif d’un bouclier antimissile en Pologne (et d’une station de détection radar avancée en République tchèque) contribuera de façon «importante» à protéger les pays de l’Otan. La Russie, faut-il le rappeler, s’oppose vivement à ce bouclier, menaçant de répondre par le déploiement de missiles à courte portée à Kaliningrad, à la frontière avec la Pologne. Washington fait valoir que son bouclier est destiné à parer à une éventuelle attaque iranienne, et ne menace pas la Russie.


    Opérations

    Le programme de travail du Dialogue méditerranéen s’est progressivement développé, passant d’une centaine d’activités en 2004 à environ 800 en 2008, dont 85% sont des activités miliaires. Celles-ci s’ajoutent à celles qui sont consacrées à la diplomatie publique, aux plans civils d’urgence et à la gestion des crises. En outre, six pays du Dialogue méditerranéen ont signé avec l’Otan des accords relatifs à la sécurité des informations classifiées. Des partenaires du Dialogue méditerranéen contribuent également aux opérations de l’Otan en réponse aux crises, notamment à l’opération Active Endeavour de lutte contre le terrorisme.

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