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    Ciment: Lafarge mise gros

    Par L'Economiste | Edition N°:2422 Le 14/12/2006 | Partager

    . 2 milliards de DH pour se renforcer dans le Nord. Une nouvelle centrale éolienne en 2007C’est Driss Jettou, fraîchement débarqué de Paris, où il était en visite officielle, qui a inauguré hier la nouvelle ligne de la cimenterie de Bouskoura du groupe Lafarge. Il était accompagné par Salaheddine Mezzouar, ministre de l’Industrie et du Commerce, et Mohamed Kabbaj, wali du Grand Casablanca. Comme nous l’annoncions, l’investissement de 935 millions de DH représente une capacité additionnelle annuelle de 900.000 tonnes de ciment. Il double la capacité de production de la ligne 2 et porte globalement celle de l’usine à 3 millions de tonnes (cf. www.leconomiste.com). Ce qui en fait la première unité de production en Afrique. Pour la réalisation de cette augmentation de capacité, l’usine a fait l’objet de deux contrats clés en mains. Le premier avec Polysius France pour les ateliers de production: concassage, broyage, cuisson stockage… Le second avec le groupe allemand Haver & Boecker pour la construction d’un silo de stockage de ciment d’une capacité de 10.000 tonnes et d’un nouvel atelier d’ensachage de 180 tonnes par heure et de livraison en vrac de 200 tonnes/h. Lafarge a connu une production record dépassant pour cette année les 6 millions de tonnes. «Le Maroc connaît un développement spectaculaire», dira Jean-Marie Schmitz, directeur général de Lafarge Maroc. Et le marché du ciment suit la tendance. Sa progression approche des 10% en 2006, (11,5% à fin octobre), et Lafarge a plus que doublé ses ventes par rapport à ses prévisions budgétaires. Dans la région du Nord, elles vont augmenter de 20%. Face à cette embellie, le cimentier envisage déjà d’augmenter ses capacités de production dans cette région. Schmitz a ainsi présenté au conseil d’administration de Lafarge, réuni hier après-midi, une proposition d’extension de la capacité de la cimenterie de Tétouan et la construction d’une nouvelle usine de broyage en face du port de Tanger-Med. Le tout pour un investissement de 2 milliards de dirhams. «Une politique qui a un prix mais qui est aussi payante», ajoute Schmitz. En effet, Lafarge a pratiquement doublé son résultat industriel en 10 ans, passant de moins de 50 à 60% du chiffre d’affaires. Par ailleurs, le cimentier a engagé une étude de caractéristique de sites en vue d’installer un parc éolien pour l’autoproduction d’énergie, dont les résultats seront annoncés en février prochain. Lafarge, qui a déjà investi dans l’édification d’un parc éolien à Tétouan, veut ainsi augmenter sa production d’énergie, à la suite de l’engagement gouvernemental à relever le taux autorisé d’autoproduction de 10 à 50 MW. L’investissement prévisionnel pour cette centrale est de 300 millions de DH. Concernant les perspectives de croissance de l’entreprise, Schmitz reste très confiant. «Il y a encore un énorme déficit en matière d’habitat à résorber au Maroc», déclare-t-il. Celui-ci est en effet estimé à 1,1 million d’unités de logement. D’autant plus que la consommation de ciment par tête d’habitant au Maroc n’excède pas les 285 kg, alors qu’elle est de 400 dans les pays voisins. Le pic de maturité étant globalement situé autour de 500 kg. L’embellie durera encore 4 à 5 ans, précise le directeur général, après le marché rentrera dans une stagnation, rejoignant en cela l’avis des autres opérateurs, qui comptent se tourner vers l’export.Amine BOUSHABA

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