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    Affaires

    Safi-Maraîchage
    Investissement espagnol

    Par L'Economiste | Edition N°:2422 Le 14/12/2006 | Partager

    . Des cultures contrôlées sur près de 250 haLes ruraux de la commune Jamâat Touabet sont particulièrement contents depuis que Sylvain Devico (la marque Aïcha) est venu investir dans leur région en partenariat avec le groupe espagnol Fulgencio SPA. Le projet concerne des cultures contrôlées spécialement dans le maraîchage sur des terres de 245 ha de superficie. Une visite avenante et sans officialité a été organisée dans les plantations avec Larbi Sebbari Hassani, wali de la région Doukkala-Abda et gouverneur de Safi. L’objectif est d’encourager ce genre de projets contribuant à la dynamique économique des régions rurales enclavées.Un gros budget a été débloqué pour ce projet agricole baptisé Safiland. Ce sont près de 100 millions de DH d’investissements qui sont consentis depuis seulement mai dernier, déclare Sylvain Devico. Déjà, près de 100 ha ont été mis sous serres et les travaux sont encore en cours. Le groupe ne compte pas s’arrêter là puisqu’il va investir 120 millions de DH supplémentaires l’année prochaine. Des discussions sont en cours avec des propriétaires pour l’acquisition de nouveaux terrains. Les cultures concernent particulièrement la tomate en gras mais surtout la variété «cerise» très prisée en Europe, les haricots verts, le concombre ou encore la courgette. La localité rurale est distante d’une cinquantaine de kilomètres au sud de Safi. Du travail et donc des rentrées d’argent pour des centaines de personnes de la région. En outre, des emplois permanents sont assurés pour près de 350 personnes dont des ingénieurs marocains et espagnols. Recrutement aussi après entretiens de sept techniciens lauréats de l’école Souihla de l’agriculture de Marrakech. En plus des manœuvriers pour les entretiens et la sécurité. Pour les récoltes, l’embauche se fait par contrat réglementaire pour assurer les droits de travail, dit Sylvain Devico. Les investisseurs craignent cependant d’être à court de travailleurs dans les plantations. Des jeunes qui travaillaient à Agadir sont revenus définitivement dans leur douar. Pendant les récoltes, ce sont près de 1.200 personnes qui sont sollicitées pour le travail. L’année prochaine, nous aurons besoin d’un millier de travailleurs supplémentaires, confie Fulgencio, DG de Safiland. La zone pourtant riche en sols sablonneux était désertique et laissée à l’abandon. A Safiland, l’eau est puisée dans la nappe phréatique pour une irrigation au «goutte-à-goutte». La nappe est bien alimentée car bordant l’Oued Tensift, indique Ahmida Harhouri, directeur provincial de l’Agriculture.


    Marchés

    Après quelques mois seulement, Safiland produit 20 tonnes tous les deux jours. Les produits sont écoulés vendus à de grandes surfaces européennes (Italie, Espagne, Angleterre ou encore vers la Hollande). Les grandes surfaces encouragent à investir dans ce secteur, dit Devico. Ces dernières envoient des auditeurs pour évaluer la production selon l’International Food Standard (IFS) qui est une norme imposée par les grandes surfaces européennes. Une station d’emballage sur 1.500 m2 est en cours de construction à Safiland. La marque compte réaliser un CA de près de 50 millions de DH en 2007.De notre correspondant, Mohamed RAMDANI

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