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    Chaouia-Ouardigha
    Vision 2015
    Se poser en alternative crédible à Casablanca

    Par L'Economiste | Edition N°:2569 Le 13/07/2007 | Partager

    . La région se veut un espace de «délocalisation». Atout numéro un: l’assiette foncière . 275.000 emplois à créer en dix ansChaouia-Ouardigha dispose désormais de sa feuille de route, une vision stratégique qui fera de la région d’ici 2015, une région-pilote en matière d’urbanisme, d’infrastructures et de compétences, afin d’accroître son attractivité et son potentiel de créativité.Dans cette vision, la priorité est de valoriser l’assiette foncière en la viabilisant par des infrastructures dignes de ce nom. L’expansion de la Chaouia-Ouardigha repose en partie sur la mobilisation du foncier qui constitue un de ses atouts. La région dispose de près de 8.000 hectares de terrains relevant du domaine privé de l’Etat. Cette réserve foncière est presque équitablement répartie entre les deux provinces immédiatement accolées au Grand Casablanca, Settat et Ben Slimane. Elle doit, en principe, profiter à la métropole car cette disponibilité de terrains est un vrai levier de décongestionnement.Face à la saturation de Casablanca et ses tarifs inabordables du mètre carré, Chaouia-Ouardigha se tient prête pour une éventuelle «délocalisation» de l’activité industrielle. La liaison autoroutière avec Settat réduit aujourd’hui la distance avec les centres de décision dans la banque, l’assurance, le commerce extérieur, la douane,… tous ces éléments qui font la force de la métropole économique du Royaume. De nombreux projets s’inscrivant dans le cadre de la lutte contre l’habitat insalubre butent sur l’absence de terrains pouvant être mis à la disposition des institutions en charge de la lutte contre la prolifération des bidonvilles à Casablanca.Or, les 8.000 hectares de terrains domaniaux dont dispose la région Chaouia-Ouardigha dans les communes immédiates de Casablanca peuvent être mis à profit par les deux régions pour une nouvelle polarisation faisant de la Chaouia-Ouardigha un bassin industriel avec de nouveaux pôles urbains traversés par un réseau dense d’autoroutes et de double voie ferroviaire. Casablanca resterait le principal pôle de service, opération qui pourrait s’effectuer dans le cadre d’un partenariat global de développement commun et qui aurait, entre autres, le mérite de permettre à la métropole de sauvegarder des espaces verts, voire d’en créer d’autres.La raréfaction du foncier dédiée à l’activité commerciale et à l’industrie dans le Grand Casablanca ouvre des opportunités pour les provinces les plus proches comme Settat. Mais la maîtrise de la variable foncière, pour critique qu’elle soit, ne peut à elle seule «vendre» la région. De même que l’autoroute ne décuplera pas d’un seul coup l’attractivité de la région comme ne l’a pas réussi, du reste, un régime fiscal très généreux taillé à la carte à l’époque du zoning.La qualité de vie, les infrastructures -les écoles, les centres de santé, les loisirs,- sont autant d’éléments qui orientent la décision des investisseurs. La Vision 2015 va plus loin dans la mesure où elle veut faire aussi de la région un pôle d’attraction urbanistique et d’investissement. La stratégie retenue ambitionne la création de 275.000 nouveaux emplois sur 10 ans, soit une moyenne de 27.500 emplois par an de manière à endiguer la hausse du chômage et recycler une partie de la main-d’œuvre agricole qui va se déverser sur le marché suite à la restructuration du secteur. Atteindre cet objectif serait déjà assurer le minimum pour la réussite du plan stratégique de développement. Les concepteurs de la Vision 2015 ont mis toutes les chances de leur côté en ce sens qu’ils ont élaboré leur projet sur la base de l’existant et aussi en restant relativement modérés dans leur projections des investissements futurs.La Vision 2015 a ainsi tablé sur la réalisation de 35 grands projets par an, projets qui généreraient 15.000 emplois (soit 150.000 sur 10 ans), le tout en misant sur les investissements directs étrangers (IDE).Les exportations occupent elles aussi une place de choix dans cette stratégie. Elles doivent atteindre 60% du PIB industriel de la région. Objectif à la portée de la région où 2.500 hectares sont déjà répertoriés comme sites pouvant accueillir des investissements. La force de cette stratégie réside dans le fait qu’elle a été élaborée sur la base du plan de développement 2005-2010 dont elle constitue un prolongement et un renforcement voulant lui assurer tous les moyens de succès. Les concepteurs de cette vision ont également prévu un plan marketing et de communication qui constitue l’outil d’information et de vulgarisation auprès des acteurs économiques, permettant d’atteindre des objectifs inscrits dans le plan stratégique.Comme tous les produits, il faut donner à une région les moyens de commercialiser ses potentialités tout autant que ses atouts. Un comité de pilotage a été instauré pour renforcer cette stratégie marketing. Il aura pour tâche d’accompagner et de négocier avec les différents intervenants dont le gouvernement pour faire aboutir cette vision.A. E. Ech

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