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    Economie

    Changements climatiques: L’après-Kyoto

    Par L'Economiste | Edition N°:3033 Le 27/05/2009 | Partager

    . Le salut: une réduction des émissions de 50% avant 2050. Conjugaison des stratégies d’atténuation et d’adaptation . Le Maroc doit mettre en valeur ses avancées dans le domaineLA communauté internationale est en train de préparer un nouveau traité sur le climat qui prendra la relève du protocole de Kyoto. Sa mise en application est attendue à partir de janvier 2013. Une conférence est prévue à cet effet en décembre 2009 à Copenhague. Le Maroc sera présent à ce rendez-vous historique qui va définir la nouvelle organisation de la communauté internationale pour affronter les changements climatiques devenus une menace réelle sur l’avenir de la planète. Un projet de texte de négociation du futur traité a été publié le 20 mai par les Nations unies. Il sera soumis à l’examen par les experts à partir du mois prochain. Quelle sera la nouvelle vision du futur traité pour permettre une réduction significative de l’émission de GES (gaz à effet de serre)? Comment le Maroc devrait présenter son dossier pour lui permettre de tirer profit des avantages de ce nouveau traité? Ce sont là les principales interrogations auxquelles ont essayé de répondre les participants à la table ronde organisée lundi dernier à la Bibliothèque nationale à Rabat sous le thème de «Quel traité climat pour l’après-2012? De Kyoto à Copenhague». Cette rencontre a été initiée par le Groupe d’études et de recherches sur les énergies renouvelables et l’environnement (GERERE) en partenariat avec L’Economiste. Avant de passer à l’apport du nouveau traité, dresser un bilan du protocole de Kyoto était nécessaire. Sur ce chapitre, on doit retenir qu’en dépit du fait que ce protocole n’a pas pu atteindre ses objectifs en matière de réduction des émissions de GES, il a toutefois instauré une culture et une préoccupation auprès de la communauté internationale en ce qui concerne les dangers se rapportant aux changements climatiques. Cela s’est traduit par la mise en place des institutions notamment au niveau de plusieurs pays. Et également, l’élaboration d’une vision dans laquelle on a essayé d’intégrer la majorité des pays.

    Moyens financiers nécessaires
    Mais le chemin reste long et difficile compte tenu des enjeux et des intérêts, notamment ceux des pays fortement industrialisés. Sur ce volet, il faut signaler que les engagements de ces pays de réduire les émissions de GES de 5,2% par rapport aux niveaux de 1990 durant la période 2008-2012 n’ont pas a été respectés. «De 2000 à 2006, les émissions de GES augmentent plus rapidement que tous les scénarios du Giec(1)», souligne Laila Stour, enseignante-chercheur à la Faculté des sciences de Mohammedia. Lors de son intervention, cette dernière a relevé le manque de moyens mis à la disposition des pays en voie de développement pour s’adapter aux changements climatiques. «Les ressources mobilisées ne dépassent pas les 300 millions de dollars, alors que les besoins sont estimés à des dizaines de milliards de dollars», explique Stour. Lors de son intervention, elle a abordé les problèmes techniques et d’expertises rencontrés par les pays en développement comme le Maroc pour tirer profit de Mécanismes de développement propre (MDP) dans le cadre des crédits carbone. «Ce qui a permis aux grands pays émergents comme la Chine et l’Inde d’accaparer la part du lion du budget alloué», précise Ali Agoumi, expert en MDP. Pour dépasser ces problèmes, on attend des changements de vision dans le cadre du futur traité de Copenhague. Il faut rappeler que ce dernier ambitionne de réduire l’émission de GES de 50% avant 2050. Aujourd’hui, la donne a changé avec un premier élément important, l’engagement dans ce processus d’un acteur de taille: les Etats-Unis d’Amérique (USA) dans une vision à long terme. Sur ce point, il est utile de rappeler que les USA et la Chine sont responsables à eux seuls de 50% des émissions totales de GES. En outre, la nouvelle approche sera basée sur des actions renforcées en matière d’adaptation et d’atténuation pour encourager l’émergence d’une économie verte pour assurer un développement durable. Pour cela, il faut mettre les moyens financiers nécessaires à la disposition des pays en voie de développement, bien entendu avec des mécanismes de contrôle et de suivi des projets réalisés par ces pays. Pour relever le défi, les moyens financiers sont insuffisants. Il faut également faciliter le transfert de technologie vers les pays du Sud.Nour Eddine EL AISSI----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------(1) Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat créé en 1998.
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