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Economie

Campings: Quelle horreur!

Par L'Economiste | Edition N°:2598 Le 29/08/2007 | Partager

. A Casablanca, un seul camping classé . Les établissements non classés échappent à tout contrôleLes Marocains sont-ils des campeurs par excellence? Eh bien non, semble-t-il. Les professionnels du tourisme sont unanimes. La «culture» du camping n’est pas très développée au Maroc. Mais n’est-ce pas un moyen de favoriser le tourisme interne, et surtout d’offrir aux familles à revenu modeste des vacances méritées à coût raisonnable? En tout cas, les campings ne semblent pas bénéficier d’une attention particulière de la part des responsables. L’augmentation de la capacité hôtelière et la mise en place des infrastructures nécessaires pour l’accueil des touristes étrangers, l’emportent sur le reste. Il n’existe même aucune étude ou statistique à même d’offrir une visibilité sur le nombre de campings (municipaux, privés, classés et non classés) existants, sur leur capacité ou leurs conditions d’hébergement. Nous avons essayé de voir à quoi ressemble les campings sur Casablanca: parmi les 4 qui existent et que nous avons visité, 3 se trouvent à Dar-Bouazza et le 4e à Mohammédia.Le premier est le camping international Oasis, le seul qui soit classé dans toute la wilaya. Les deux autres sont non classés. Ce camping, créé en 1957 et appartenant au Syndicat d’initiative et du tourisme (SIT), était situé en ville au quartier Beauséjour. Il a été transféré sur un site de 17.000 m2, à Dar-Bouazza. Le nouveau camping est manifestement plus grand et mieux équipé que l’ancien. «C’est vraiment le passage d’un 2 à un 5 étoiles», déclare Choukri Ammar, président du SIT. Le nouveau terrain de près de 200 emplacements contient des piscines, un parc de jeux, des sanitaires complets, une infirmerie, des caméras de surveillance, des terrains de sports collectifs, et est approvisionné en permanence en eau et en électricité. Selon ses propriétaires, il dispose de tous les éléments de confort. Toutefois, le démarrage est difficile. Le camping a perdu beaucoup de sa clientèle après son déménagement en juin dernier. Certains le jugent trop éloigné de tout, d’autres ne savent même pas qu’il a été transféré. Avant, il recevait chaque année des milliers de campeurs étrangers. En 2006, il en a accueilli plus de 6.000, dont une grande partie sont des retraités à budgets réduits. Côté rentabilité, Ammar affirme que les recettes permettent à peine de couvrir les charges. «Les nouveaux prix ne sont pas très différents de ceux de l’ancien camping. Notre but n’est pas de faire des bénéfices», précise-t-il. Le deuxième camping est celui de Tamaris, appelé «Hajra kahla». Créé en 1969, il s’étend sur une superficie de près de 7 hectares, avec une forêt en face et la mer à côté. L’établissement appartient à la commune rurale de Dar-Bouazza qui en assure, tant bien que mal, la gestion par le biais de 4 fonctionnaires. Les campeurs y sont pour la plupart (plus de 95%) des marocains, venus de Casablanca, de Settat ou de Berrechid. Il y a aussi des MRE qui y reviennent chaque année. Certains y vivent à longueur d’année. Le camping compte près de 380 places, avec un espace tentes (120 DH la journée) et des cabanons (7.000 DH l’an). Les équipements sanitaires y sont très sommaires. Il n’y a pas d’eau chaude pour les douches, pas de portes, pas de carrelage, et l’eau potable est coupée pendant des heures, de jour comme de nuit. La propreté du site est difficilement maintenue par le personnel de la commune. Il n’existe pas non plus de personnel ou d’équipements médicaux. La sécurité est assurée par quelques gardiens. Par ailleurs, aucun contrôle d’hygiène n’y est opéré. Toutefois, le camping dispose de quelques atouts: un cadre naturel agréable, quelques divertissements (une salle de jeux, un cyber, un café, une animation nocturne, etc.). D’après la commune de Dar-Bouazza, l’établissement rapporte quelque 2,5 millions de DH, mais les charges sont importantes et le recouvrement des dépenses difficile.Le dernier est le camping privé “Desserte des plages”, ouvert il y a plus d’une dizaine d’années sur une superficie de près de 5 ha. Plus de 90% de ses occupants sont des marocains. L’établissement contient un espace tentes très réduit et quelques cabanons. Le reste est constitué d’un espace caravanes qui, avec le temps, s’est transformé en un véritable quartier résidentiel. Les campeurs ont fini par y construire des habitations en dur, qu’ils utilisent comme habitation principale, contre une somme allant de 4000 à 6000 DH l’an. Le camping ne dispose pas d’eau potable. Seulement de l’eau de forage, qui, de plus, est coupée plusieurs heures durant la journée. Il ne dispose pas non plus de point de restauration, ni de personnel ou d’équipements médicaux, ni même d’animation. Par contre, il y a deux piscines. A part le camping classé Oasis, les deux autres ne semblent pas du tout être en conformité avec les recommandations de la loi en matière d’établissements touristiques. Il ne font pas non plus l’objet de contrôles de la part de la délégation régionale du tourisme, ces contrôles étant surtout réservés aux campings classés. Il semblerait que ce genre de campings soit le plus répandu au Maroc. Toutefois, il n’en existe aucun recensement. Ahlam NAZIH

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