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Economie

Campagne agricole
Les dernières pluies redressent la barre

Par L'Economiste | Edition N°:1738 Le 01/04/2004 | Partager

. Elles ont permis de reconstituer les nappes phréatiques et améliorer les stocks hydriques. Les barrages à usage agricole ont enregistré un taux de remplissage moyen de 68% . Le Haouz, l'Oriental et le Souss en mauvaise postureAvec les précipitations enregistrées depuis le 20 mars dernier, l'optimisme est de mise pour la campagne agricole 2003-2004. Ces pluies généralisées à l'ensemble du territoire ont coïncidé avec une “phase sensible de développement des cultures d'automne et d'installation des cultures du printemps”, précisent des responsables au ministère de l'Agriculture et du Développement rural. Les dernières pluies ont eu un impact positif sur l'évolution de la campagne agricole en améliorant les retenues des barrages à usage agricole, les niveaux de nappes phréatiques ainsi que le couvert végétal. Selon une note du département de tutelle, la pluviométrie enregistrée a également contribué au redressement de la situation des cultures d'automne, notamment le blé et l'orge. “A l'exception des zones du Haouz et du Souss, où le déficit hydrique persiste, la situation des cultures céréalières ne cesse de s'améliorer”, ajoutent les responsables du département de l'Agriculture. La pluviométrie, est-il ajouté, a également profité à l'amélioration de l'arboriculture fruitière (oliviers, vigne, rosacées, palmiers-dattiers, agrumes…). Selon Ahmed Darrab, secrétaire général de l'Association des producteurs d'agrumes (ASPAM), “c'est de bon augure pour les agrumes même si quelques pertes ont été enregistrées à cause de l'abondance des dernières précipitations”. Pour Darrab, les vertus de ces pluies sont de deux types. D'abord, elles permettent de reconstituer les nappes phréatiques comme dans le Souss et le Haouz, qui représentent respectivement 50 et 10%, soit 60% du total des agrumes.Ensuite, une amélioration des stocks et disponibilités hydriques. Et ce, surtout dans le Souss au niveau des barrages Abdelmoumen et Ben Tachefine, qui connaissent un déficit au niveau des disponibilités, ajoute-t-il.Autre effet bénéfique soulevé par l'Aspam, “même si c'est un peu tard, les précipitations de mars permettront d'améliorer les calibres des récoltes, notamment les oranges tardives dites Maroc Late”. Selon le secrétaire général de l'Aspam, les pluies enregistrées vers fin février et à partir du 20 mars dernier amélioreront à coup sûr les récoltes pendantes et permettront le lessivage des sols des produits pyhtosanitaires. De plus, ces pluies devront accélérer le rythme d'installation des cultures du printemps (tournesol, pois chiche, maïs, melon ou encore pastèque), estime-t-on au ministère de l'Agriculture.Au niveau de l'irrigué, “l'état végétatif des céréales est généralement bon”, est-il précisé. Quant au bour, les superficies semées en céréales à état végétatif bon et moyen représentent respectivement 41 et 43% de la superficie totale semée. Cependant, les superficies à état végétatif médiocre sont de l'ordre de 16%. Elles sont localisées essentiellement dans le Haouz, l'Oriental et le Souss. Pour le département de l'Agriculture, le régime pluviométrique de la campagne agricole 2003-2004 a été marqué par la succession de trois importantes phases. D'abord, des pluies précoces et généralisées au démarrage durant les mois d'octobre, novembre et décembre. “Ce qui a favorisé l'installation des cultures d'automne dans des conditions propices”. Vient juste après une période sèche accompagnée de basses températures et de gelée, qui s'est étalée durant 60 jours, soit de la mi-décembre à la mi-février. Cette période s'est accompagnée par un ralentissement de la croissance des cultures et une dégradation de l'état végétatif. Et ce, surtout dans les régions situées au Sud de Oued Oum R'biaâ et l'Oriental. Enfin, l'actuelle phase, caractérisée par des pluies abondantes et généralisées, a permis de redresser la situation des cultures, conclut-on au département de l'Agriculture.


Taux de remplissage des barrages

Au 29 mars dernier, les réserves en eau des barrages à usage agricole ont atteint 8,9 milliards de mètres cubes. D'où un taux de remplissage d'environ 68% contre 62 la campagne précédente, qui avait enregistré 8,2 milliards de m3. Sur le plan régional, le taux de remplissage dépasse 78% pour les périmètres irrigués, avec 93% pour la Moulouya, 97% pour le Loukkos, le Nekkor 99%, le Gharb 91% et le Haouz 78%. Le taux de remplissage se situe entre 40 et 69% pour les périmètres irrigués du Tadla, le Souss-Massa 44% et Ouarzazate 40%. Cependant, il reste inférieur à 30% pour les périmètres des Doukkala, qui enregistrent 28%, ou encore le Tafilalet avec 14%.


Cumul

Toujours à fin mars dernier, le cumul pluviométrique moyen national a atteint 344 mm. Quoique ce dernier reste légèrement inférieur à celui de la campagne précédente, il enregistre tout de même un excédent de 15% comparé à une année normale évaluée à 300 mm. A rappeler que l'excédent concerne l'ensemble des régions, excepté le Haouz et le Souss. Amin RBOUB

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