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Affaires

Bourse: Correction

Par L'Economiste | Edition N°:2861 Le 16/09/2008 | Partager

. Salutaire pour certains analystes Séance folle hier à la Bourse. Les indices ont clôturé respectivement à 3,49 et 3,63% à 12.811,67 points pour le Masi et 10.521,48 points pour le Madex. Le volume, pour sa part, s’établissait à peine à plus de 507 millions de DH. Il semblerait tout de même, dans ce contexte de correction, que les «small caps» tirent leur épingle du jeu. En effet, elles réalisent les progressions les plus intéressantes. A leur tête, Berliet qui s’apprécie de 5,04% à 375 DH. Lesieur arrive second en prenant 4,52% à 810 DH. La troisième place revient à Auto Nejma, qui procédera à son split dans les semaines à venir. Côté baisses, le constat est accablant, «les valeurs immobilières en sont les principales cibles». A la clôture, elles réservaient toutes à la baisse. La correction, qui s’inscrit en rupture par rapport au yoyo auquel l’on assistait jusqu’à vendredi dernier, semble avoir pris de court les boursicoteurs. D’autant plus qu’elle coïncide avec la tempête financière à l’échelle internationale. La nervosité avérée du marché marocain constitue, pour bon nombre d’analystes, un second signal. «Il n’y a plus de tendance de fond», affirme un trader. En effet, le marché baisse de 1% pendant une séance et remonte le lendemain dans la même proportion. «C’est un marché de trader, voire même de day-trader», estime un analyste. Et cela veut dire que la confiance se perd, les investisseurs (plus les particuliers) «ne jouent même plus le moyen terme», Ce qui est vérifiable à travers une trop forte volatilité sur quelques semaines. Troisième signe: la fin d’un cycle économique sur le marché. Sur les 3 à 4 dernières années, «le plus gros de la croissance a été engendré par le secteur immobilier à l’image de toute l’économie». Celle-ci a été guidée par l’immobilier. Idem pour le marché boursier, puisqu’il a été drivé par les trois valeurs immobilières, «parfois avec excès». Et cela pose le problème de surévaluation. Tous les spécialistes s’accordent à dire que «ces valeurs sont excessivement chères». Selon certaines estimations, les P/E 2009 d’Addoha devraient se situer à un niveau raisonnable de 13%. Pour les deux autres valeurs, rien ne présage d’un changement éventuel sur la base des éléments publics disponibles. Ces comportements, pour le moins déroutants, sont justifiés, selon les professionnels du marché, par plusieurs indicateurs. «Le signe qui ne trompe jamais dans ce genre de situation est la baisse de volume de transactions», constate un analyste. Et d’ajouter, «les volumes enregistrés actuellement sont à des niveaux bien plus bas que ceux de début d’année et même ceux de 2007». Et pour illustrer ces propos, la capitalisation boursière ne cesse de s’éroder pour s’établir à peine à 601 milliards de DH bien loin des niveaux atteints en début d’année. L’idéal actuellement serait de laisser le marché «purger», revenir à des niveaux attractifs et attendre les résultats semestriels. Selon les dernières indiscrétions, ils ne dépasseraient pas les prévissions. M. A. B.

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