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Société

Benoît XVI: La réplique du Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:2363 Le 18/09/2006 | Partager

. Le 1er pays à rappeler son ambassadeur au Vatican. Dans sa messe, le pape se dit «vivement attristé» des réactions. Les musulmans du monde entier demandent des excusesLE Maroc prend les devants de la scène diplomatique dans l’affaire des propos du pape Benoît XVI à l’égard de l’Islam. Son ambassadeur au Vatican, Ali Achour, a été rappelé en consultation, depuis hier dimanche 17 septembre. Il s’agit de la première réaction du genre d’un Etat musulman. Ceci sur «très hautes instructions» de SM le Roi Mohammed VI. Le Souverain a également adressé au pape un message de protestation, dont le contenu n’a pas été publié. Une réaction partagée par les principales composantes de la classe politique. Mohamed El Yazghi, premier secrétaire de l’USFP, et Abdelilah Benkirane, du PJD, sont unanimes. Il s’agit, pour eux, d’une décision «normale» et «sage». Tout a commencé le 12 septembre dernier à l’université de Ratisbonne, dans le sud de l’Allemagne, où le Souverain pontife a tenu des déclarations laissant entendre l’existence de relations entre l’Islam, la violence et l’absence de recours à la raison, contrairement au christianisme. Il avait cité l’empereur byzantin, Manuel II Paléologue, qui avait dit au XIVe siècle que le Prophète Mohammed n’avait apporté que «des choses mauvaises et inhumaines», tendant à imposer la foi par la force de l’épée et du «Jihad». Dimanche lors de sa bénédiction de l’angélus, le pape s’est dit «vivement attristé» par la réaction des musulmans à son discours. S’exprimant pour la première fois sur cette polémique, il a affirmé que sa citation «n’exprime en aucune manière mes pensées personnelles». « Mon discours… était et reste une invitation à un dialogue franc et sincère, dans le respect mutuel», a-t-il dit. De telles «explications», vont-elles suffire à calmer les ardeurs? Rien n’est moins sûr. Surtout que Benoît XVI, par le biais de son secrétaire d’Etat du Vatican Tarcisio Bertone, s’est déjà dit «désolé» samedi. Les réactions n’en ont pas moins fusé de plus belle. A commencer par celle de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) qui a demandé au Vatican de clarifier sa position à l’égard de l’Islam et de ses préceptes. D’autres instances ont été plus loin. C’est le cas d’al-Azhar. Pour Mohammed Sayyed Tantaoui, cheikh de la plus haute autorité de l’Islam sunnite dans le monde, les propos du pape «traduisent une ignorance claire de l’Islam et de son Prophète». Le clergé chiite n’a pas été en reste. Pour le conservateur Ahmad Khatami, un des plus hauts dignitaires religieux iraniens, la sortie de Benoît XVI reflète pas moins une «faiblesse d’esprit». Même l’église copte égyptienne s’est démarqué des propos du pape et a rejeté «toute atteinte aux symboles musulmans».Les réactions officielles des pays arabes et musulmans ont également été unanimes. En Egypte, le ministre des AE a fait convoquer le chef de la mission du Vatican au Caire pour lui exprimer «les profonds regrets de l’Etat et du peuple égyptiens». Celui de l’Arabie Saoudite, a, lui, réclamé «une clarification urgente». Idem pour le Koweït. Avec les autres pays du Conseil de coopération du Golfe (Emirats arabes unis, Qatar, Bahreïn et Oman), les deux Etats ont également réclamé «des excuses claires et franches» du pape.


Menaces

SUR le terrain, les violences ont commencé. Une religieuse catholique italienne a été tuée à Mogadiscio, 5 églises ont été attaquées en Palestine, et une bombe placée devant une église à Bassorah a explosé vendredi soir, sans faire de blessés. Un groupe armé irakien, Jaïch al-Moujahidine, a menacé dans un communiqué samedi de frapper à Rome et au Vatican: «Nous jurons de détruire leur croix au cœur de Rome (...) et que leur Vatican sera frappé et pleuré par leur pape», écrit le groupe.T. Q.

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