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Société

Izzou: Fin d’une carrière très prometteuse

Par L'Economiste | Edition N°:2363 Le 18/09/2006 | Partager

. Le préfet de police avait fait du bon travail à Tanger. Mais ses relations avec Kharraz ont arrêté net son ascension«NUL ne sera épargné, quel que soit son grade». C’est en ces termes «prémonitoires» que s’exprimait Abdelaziz Izzou, préfet de police de Tanger en juin 2004, lors d’une conférence de presse. Deux ans plus tard, c’est lui qui en a fait les frais. Ses propos intervenaient alors que la police espagnole venait d’intercepter un camion contenant 17 tonnes de drogue au port d’Algésiras. L’enquête avait touché, côté marocain, deux policiers chargés de la fouille au port de Tanger. Malgré cela, les prises, côté espagnol, n’arrêtaient pas. Le travail de Izzou à la tête de la police judiciaire de Tanger de 1996 à 2003 et ensuite comme préfet de police jusqu’en août 2004 n’ont relevé que peu de critiques à l’époque. Izzou avait su séduire en tant que principal responsable de la sécurité de la ville de Tanger, ses qualités de communication étaient largement appréciées par la presse. A son tableau de chasse figurent des prises de haut calibre, surtout après le 16 mai: Robert Pierre, Abdessalam Dechraoui, et d’autres. Izzou, à la tête de la police judiciaire, avait su aussi démêler les affaires criminelles ayant ému l’opinion publique. C’est le cas de l’assassinat d’un coiffeur en 2001 et de l’attaque de plusieurs bijouteries en 2002. Mais l’un de ses grands mérites reste celui d’avoir modernisé la structure de la Sûreté à Tanger, testant sur le terrain ce qui allait être généralisé au reste du pays. Sans la moindre augmentation d’effectif, Izzou avait réussi à donner une impression de sécurité aux citoyens et aux visiteurs. Des duos de policiers en civil quadrillaient, depuis début 2002, les rues de la ville, préfigurant ce que seront les Groupes Urbains de Sécurité quelques années plus tard. Pour ce, Izzou avait mobilisé les effectifs qui traînaient dans les bureaux de la Sûreté. En 2003, il réussit à redonner un air de jeunesse au siège de la Sûreté de Tanger. C’est alors que la rumeur commence à se répandre sur ses relations avec Kharraz. La belle façade en marbre noir qui recouvrait la façade de l’hôtel de ville de Tanger aurait été entièrement financée par Bin Louidane. Ce dernier aurait même pris en charge la construction des postes de police de proximité qui ont fait la notoriété de Izzou. Certaines sources vont même jusqu’à dire que la villa de Izzou à Rmilat, quartier huppé de Tanger, serait un cadeau de Kharraz. La rumeur s’était rapidement estompée lors de l’affaire Erramach qui avait miraculeusement épargné la Sûreté à Tanger. Mais c’est avec sa nomination peu après à la tête de la sécurité royale, en août 2004, que toute trace de suspicion sera totalement estompée.A. A.

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