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Société

Drogue
Bin Louidane, le trafiquant trop sûr de lui

Par L'Economiste | Edition N°:2363 Le 18/09/2006 | Partager

. En menant une vie discrète, il n’a pas senti le besoin de se protéger. Il a aussi purgé 2 ans dans l’affaire de l’assainissement en 1996. Mandat d’arrêt international pour son implication dans le scandale immobilier de MarbellaPAS besoin de savoir lire pour être un trafiquant de drogue. C’est le cas de Mohamed Kharraz, alias Chérif Bin Louidane, l’un des derniers grands barons de la drogue au Nord. Mais l’on ne sait pas grand-chose de «celui par qui le scandale arriva» tant sa vie était discrète. Ce sont les flancs qui abritent aujourd’hui le port Tanger-Med qui ont vu naître Kharraz. Aujourd’hui, la quarantaine bien sonnée, le baron déchu, avait fait du site de Daliah son fief. Avant d’être contraint de quitter sa principale base d’«export» en raison justement du lancement du mégaprojet du port de Tanger-Med. Ce chamboulement a contraint Chérif Bin Louidane à «délocaliser» la gestion de ses affaires. Un commerce qui n’a connu que de légers soubresauts en 1996 lorsque Kharraz s’est trouvé sous le coup d’un mandat d’arrêt lors de l’affaire de l’assainissement. Il avait alors écopé d’une peine de deux années de prison. Installé plus tard en Espagne d’où il gérait directement ses affaires, son commerce a repris de plus belle. Il aurait profité de l’absence des autres barons arrêtés dans l’opération d’assainissement, pour fructifier ses intérêts. Homme d’affaires avéré, Kharraz n’a pas manqué dès lors de placer son argent dans des affaires juteuses moins exposées, notamment dans l’immobilier. Selon des opérateurs, son activité se limitait à l’achat de terrains et d’immeubles sans même en connaître le montant ou la valeur. Certains vont même jusqu’à dire que des terrains lui auraient été vendus plus de deux fois de suite sans qu’il s’en aperçoive. Déjà, une opération de recensement des terrains inscrits en son nom aurait révélé plusieurs dizaines de lots bien situés (limitrophes au projet Tanger-Med). En tête de liste figure le terrain qui abritait le conservatoire de musique. Bin Louidane l’a acheté, il y a quelques années, après une sombre histoire de succession et comptait y construire un immeuble de sept étages. Les affaires de Kharraz n’étaient pas du goût de tous, surtout les promoteurs immobiliers. Ces derniers se plaignent de l’effet de ses actions. Personne ne lui résistait: il offrait toujours plus que tout le monde, pratiquant un dumping à tout-va et sans vergogne. Ses acquisitions dépassaient le prix réel, ce qui faussait la loi du marché. Egalement propriétaire de plusieurs sociétés de construction, il pratiquait des offres de prix largement en deçà des concurrents, l’essentiel pour lui étant de remporter les appels d’offres. Kharraz était tellement sûr de lui qu’il n’a pas senti le besoin de se protéger à travers des hommes de paille. Selon des sources dignes de foi, il aurait pris soin, quand même, de placer une grande partie de sa fortune dans des investissements sur la Costa Del Sol. Depuis quelques mois, un mandat d’arrêt international est lancé contre lui. Son nom aurait été cité dans l’une des plus grandes affaires de corruption qu’a connue l’Espagne, à Marbella. C’est pour cela que Kharraz aurait décidé de retourner au Maroc, à Tanger, où il se sentait plus en sécurité. Selon d’autres sources, il n’aurait jamais quitté réellement la capitale du Nord, des témoins assurent l’avoir rencontré plusieurs fois au volant d’un gros 4x4 américain. Et c’est alors qu’il prenait son petit déjeuner dans un café tranquille des environs de Tanger que la police a mis le grappin sur lui. La perquisition à domicile a révélé bien des surprises. Kharraz détenait chez lui un montant en cash de 80 millions de DH ainsi qu’un parc de véhicules de luxe.De notre correspondant, Ali ABJIOU

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