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Attacharouk se remet à construire

Par L'Economiste | Edition N°:922 Le 22/12/2000 | Partager

. Le promoteur public a initié un programme de 3.700 logements pour recaser le reste des bidonvillois de Ben M'sick à Casablanca. La situation financière de la société s'est améliorée mais reste fragileAttacharouk se redresse. Le promoteur public s'apprête à relancer son activité de construction pour reloger les 3.000 bidonvillois de Ben M'sick à Casablanca. En effet, il a initié un programme de 3.700 logements dans la zone de Sidi Moumen à Casablanca. «La première tranche de ce programme, composée de 650 logements, sera lancée incessamment«, assure M. Jilali Boughnim, directeur général de la société. C'est l'entreprise casablancaise Wafa qui va mener les travaux. Elle a été désignée suite à un appel d'offres lancé le 13 novembre dernier. Normalement, les logements de la première tranche seront prêts dans deux ans. Le programme de relance, qui sera viabilisé sur un terrain de 22 hectares, coûtera près de 580 millions de DH. Près de la moitié de cette enveloppe sera financée par le Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social, soit un montant de 300 millions de DH. C'est d'ailleurs grâce à cette dotation que la société a pu renouer avec la production. Créée en 1989 pour reloger les bidonvillois de Ben M'sick, Attacharouk est née avec un handicap. Au début des années 80, les pouvoirs publics avaient entrepris une grande action de recasement au profit de la population de ces bidonvilles, évaluée à 12.000 ménages. Le Département de l'Habitat en avait alors relogé la moitié dans le quartier de Moulay Rachid. Mais le terrain a été vite consommé. En plus, un nouveau plan d'aménagement de la zone de Ben M'sick a été élaboré. . Financement modiqueAvec un capital initial de 100.000 DH, la société devait terminer l'opération de recasement. La modicité du financement a précipité sa chute. La participation des ménages a été maintenue à 35.000 DH, alors que le coût d'un appartement avoisine les 170.000 DH. Depuis 1989 et jusqu'en 1996, date de l'arrêt des travaux de construction, la société a produit près de 5.600 logements dont 2.000 ont été destinés au recasement. Elle a vite atteint le plafond au niveau des prêts bancaires. D'où la décision d'arrêter la production de logements. Le retrait du groupe suédo-saoudien Corral de la tentative de relance a enfoncé le clou. Le groupe allait en fait construire près de 4.100 appartements dont 1.300 destinés aux bidonvillois. Mais il a jugé cette opération «économiquement non viable«.Actuellement, «la situation financière de la société s'est améliorée mais elle reste quand même fragile«, assure M. Mourad Jaidi, directeur administratif et financier. Les créances accumulées durant les six années d'activité et estimées à 800 millions de DH sont tombées à 140 millions. C'est la Banque Populaire qui est concernée. Les dettes envers le CIH, qui accaparent les deux tiers de la dette globale, ont été assainies. La société espère apurer son dû envers la BP dans un délai de trois ans.A la fin de cette année, elle compte arriver à près de 45 millions de DH de recettes, soit le double du montant réalisé l'année dernière. En attendant, elle a procédé à l'augmentation de son capital à 188 millions de DH pour se conformer à la nouvelle loi sur la SA qui entrera en vigueur début 2001. L'argent provient d'une compensation d'une dette sur le Trésor. N. L.

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