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Economie

Approvisionnement en gaz
L’option «terminal gazier» privilégiée

Par L'Economiste | Edition N°:2372 Le 29/09/2006 | Partager

. Un investissement estimé à 12 milliards de DH. Partenariat entre Samir, Akwa et l’ONEGAZODUC ou «terminal gazier»? C’est certainement l’option «terminal gazier» qui sera retenue pour assurer l’approvisionnement du Maroc en gaz. En tout cas, les premières conclusions de l’étude de faisabilité semblent privilégier la construction d’un terminal, indique, en exclusivité à L’Economiste, une source proche du dossier. Deux raisons principales président à ce choix: l’une stratégique et l’autre financière. En effet, opter pour un gazoduc voudrait dire opter pour une seule source d’approvisionnement. Le Maroc «se trouvera alors condamné à ne prendre son gaz qu’auprès du voisin immédiat, en l’occurrence l’Algérie». En outre, la construction d’un gazoduc coûterait trois à quatre fois plus cher que celle d’un terminal gazier, souligne la même source. Le coût de réalisation du terminal s’élèverait selon l’étude de faisabilité à 1,2 milliard de dollars (l’équivalent de près de 12 milliards de DH). Il sera probablement construit à Mohammédia dont le port, qui reçoit déjà des pétroliers de grandes dimensions, pourrait également recevoir des méthaniers, ajoute la même source. En plus de la proximité avec les installations de Samir. En se dotant d’un terminal gazier, «le Royaume peut diversifier ses sources d’approvisionnement en achetant son gaz sur le marché international aux meilleurs prix de la place», explique notre source. A rappeler que l’étude a été commanditée par un groupement de trois grosses entreprises. Il s’agit de la Samir, du Groupe Akwa et de l’ONE qui sont liés par une convention de partenariat signée il y a quelques mois (cf.www.leconomiste.com). La convention porte sur la réalisation d’une étude de faisabilité pour la construction d’un gazoduc ou d’un terminal gazier. L’étude en question est en phase d’achèvement. Les rapports définitifs seront prêts dans les prochaines semaines, assure la même source. Le Maroc a accusé un net retard dans l’utilisation du gaz naturel, fait-on observer. Le Gazoduc Maghreb-Europe (GME), entré en service en 1996, a été une opportunité que le Maroc n’a malheureusement saisie que récemment à travers le lancement, fin 2002, des travaux de la centrale de Tahaddart. A noter qu’un plan gazier national a été mis sur pied par le département de tutelle. Il vise à assurer, à l’horizon 2020, 23% de la demande nationale en énergie à travers le gaz naturel. Cette source d’énergie présente, selon les spécialistes, des avantages environnementaux et économiques indéniables. Avantages qui lui confèrent la possibilité de contribuer à l’amélioration de la compétitivité de l’industrie nationale et à amortir, un tant soit peu, les chocs des hausses des cours du pétrole. A signaler, enfin, qu’en vue d’asseoir les dispositions légales et réglementaires accompagnant le développement du secteur du gaz naturel, un projet de code gazier est en cours de préparation au département de l’Energie. Il a pour vocation de définir le droit d’usage pour les futures infrastructures, la possibilité d’accès pour les tiers aux infrastructures existantes ou à réaliser ainsi que la tarification et la fiscalité appropriées.Jamal Eddine HERRADI

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