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Hépatite C: 300.000 cas au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:2372 Le 29/09/2006 | Partager

. La Journée mondiale de sensibilisation a lieu le 1er octobre. Des centaines de malades sans couverture socialeC’est le 1er octobre prochain que sera célébrée la 3e édition de la Journée mondiale des hépatites (JMH). Elle a pour objectif de sensibiliser les citoyens sur les hépatites B et C. Chez nous, la mobilisation est tous azimuts. En effet, l’association SOS Hépatites Maroc s’associe à cette journée, en lançant une campagne d’information auprès du grand public, par l’intermédiaire des médecins et des laboratoires d’analyse des principales villes du Maroc. Pendant toute la semaine précédant le 1er octobre, des affiches seront collées «urbi et orbi» et des dépliants seront distribués. Le but est d’avertir les citoyens sur les pratiques à risques et à la nécessité d’être dépisté, même si l’on ne se sent pas malade, pour pouvoir se faire soigner. Les chiffres inquiètent: on estime que 300.000 personnes sont porteuses du virus de l’hépatite C dans le Royaume, mais ce chiffre est certainement sous-évalué faute de recensement et de dépistage. La situation est très difficile pour les malades marocains, et plus largement dans les pays dits en développement. Le Pr Driss Jamil, président de SOS Hépatites, tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme concernant l’accès aux traitements: «Malgré nos appels répétés, la situation des malades marocains reste très précaire». SOS Hépatites a répertorié des centaines de malades sans couverture sociale et qui sont dans l’impossibilité financière de se soigner. «L’association n’a pas les moyens d’aider tout le monde », déplore Jamil. La situation reste aussi difficile pour les personnes bénéficiant d’une assurance maladie. Les dossiers de remboursement sont souvent rejetés par les assurances, qu’elles soient publiques ou privées. Sachant que le coût du médicament est estimé à 12.000 dirhams, et le traitement varie entre 3 et 12 mois (cf. www.leconomiste.com, édition du 26 mai 2006). Un assureur de la place précise toutefois que la polémique se pose surtout au niveau du plafonnement des maladies à rembourser. Ceci dépend aussi du contrat lié entre l’employeur et l’assureur. Au niveau mondial, près de 600 millions de personnes sont infectées par les virus B et C de l’hépatite. Pour le docteur Marc Danzon, directeur du bureau européen de l’OMS, «contrôler l’hépatite est l’un des défis majeurs du XXIe siècle». Par ailleurs, l’Association européenne des malades du foie (Elpa) a réalisé une étude qui sera présentée à l’occasion de cette 3e JMH. Même en Europe, la situation est loin d’être brillante. Seuls 4 pays (la France, les Pays-Bas, la Suisse et la Grande-Bretagne) sur 15 ont une stratégie nationale de prévention et de traitement de l’hépatite. Les Etats ne soutiennent pas les associations de patients dans leurs initiatives ciblées. Pire, le niveau de stigmatisation et de discrimination pour les malades atteints d’hépatite virale est préoccupant. Alors que le dépistage est gratuit dans la majorité des pays, des programmes organisés par l’Etat n’existent que dans 2 pays (la France et les Pays-Bas). Dans 5 pays sur 15, les patients doivent payer leur test. Il existe de grandes disparités dans le remboursement et l’accès au traitement. Afin de dresser l’état des lieux de la situation au Maroc, SOS Hépatites va lancer prochainement une étude comparable à celle réalisée en Europe.


Une maladie silencieuse

Pour cette année, Bob Geldof (chanteur et défenseur des droits humains), le bureau régional Europe de l’OMS, l’Association européenne d’étude du foie et l’Association européenne des malades du foie, et environ 20 associations internationales de malades dont SOS hépatites travaillent ensemble pour promouvoir cette importante initiative éducative. L’enjeu est de taille. Les deux formes d’hépatites virales peuvent conduire à une cirrhose du foie, à un cancer du foie, et à une transplantation hépatique. L’hépatite B peut être prévenue par la vaccination, et l’hépatite C peut être guérie dans la majorité des cas. Le virus de l’hépatite C ne provoque pas de symptômes visibles. Une personne peut être infectée pendant des années sans le savoir : c’est une maladie silencieuse.F. Z.T.

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