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    Economie Internationale

    Allemagne : La Banque Centrale joue la détente

    Par L'Economiste | Edition N°:87 Le 08/07/1993 | Partager

    LA Bundesbank a surpris les marchés financiers en procèdent, le 1er juillet, à une nouvelle diminution de ses taux directeurs. Une diminution qui intervient à point nommé avant le sommet des Sept (G7) à Tokyo, les 7, 8 et 9 juillet.

    A l'issue de son conseil central, I'Institut d'Emission allemand a réduit son taux d'escompte de O,5 point à 6,75% et son taux lombard, moins important en période de détente du loyer de l'argent, de 0,25 point à 8,25%. "A 6,75%, le taux d'escompte a désormais atteint un niveau équitable adapté à la situation économique et aux besoins des entreprises", a indiqué M. Helmut Schlesinger, le président de la Banque Centrale. La fourchette des taux allemands repasse donc en dessous des taux directeurs français. Toutefois, les taux les plus significatifs pour le marché monétaire demeurent inférieurs d ' environ 0 ,30% en France. En effet, le taux des appels d'offres de la Banque de France, qui se compare au taux des prises en pension allemand ramené de 7,59 à 7,30%, est actuellement à 7%.

    Cet assouplissement, intervenu au grand soulagement du ministre français de l'économie, Edmond Alphandéry, apparaissait peu probable aux yeux des opérateurs, commente la presse étrangère, puisque depuis le 22 avril, date de la dernière modification de ses taux directeurs, la Buba ne semblait guère vouloir toucher à sa politique monétaire. La baisse des taux a été facilitée par le ralentissement de la croissance de la masse monétaire M3 (la quasi-monnaie) au mois de mai (+6,7%). Une progression qui avoisine la fourchette fixée par la banque allemande (entre 4,5 et 6,5%).

    Pour justifier la décision du conseil central, M. Schlesinger a mis en avant le nouveau plan d'économies budgétaires du gouvernement. "il est vrai que la pression inflationniste demeure élevée, a-t-il souligné, mais la réduction du déficit budgétaire d'un peu plus de 20 milliards de Marks dès I 'année prochaine va dans le bon sens, car elle met davantage l'accent sur une baisse des dépenses qu'une amélioration des recettes". Dés l'annonce de la baisse allemande, les banques centrales de Suède, de Suisse, du Danemark, d'Espagne et d'Irlande, notamment, ont suivi le mouvement en réduisant leurs propres taux de 0,25 à 0,5 point. La Banque de France, qui avait abaissé d'un quart de point ses taux directeurs le 21 juin, s'est empressée de procéder à un nouvel assouplissement de 0,25 point. Ainsi, le taux des appels d'offres a été ramené à 6,75% et celui des pensions (cinq à dix jours) à 7,75%.

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