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    ALE Maroc-USA
    Réactions des opérateurs: «Le plus dur reste à faire»

    Par L'Economiste | Edition N°:1719 Le 05/03/2004 | Partager

    . «Les fabricants soulèvent les problèmes de fond»Ali Sedrati, président de l'AMIPL'industrie pharmaceutique a été celle dont on a le plus entendu parler tout au long des négociations. Ali Sedrati, président de l'Association marocaine des industries pharmaceutiques (AMIP), estime que «l'essentiel est d'avoir obtenu des assurances de la part de l'Administration marocaine, qui a procédé à la signature de l'accord à Washington». Selon lui, les industriels auraient obtenu la garantie que le Maroc avait négociée sur la base de l'accord de l'OMC (Organisation mondiale du Commerce) déjà en vigueur. Le délai de 20 ans pour la protection des droits de propriété intellectuelle prévu par les accords internationaux «aurait été respecté». C'est du moins ce que déclare Sedrati. Il attend toutefois de prendre connaissance des détails de cet accord pour «avoir une idée précise de ses implications économiques et sociales». Le contenu du texte ne serait pas encore mis à la disposition des opérateurs. Pour lui, le problème du médicament au Maroc ne serait pas lié à l'accord de libre-échange. Il s'agit d'une question de pouvoir d'achat, d'étroitesse du marché et donc d'accès aux soins. «Le problème est nettement plus profond», ajoute-t-il. «Globalement, c'est de rapports entre pays riches et pauvres qu'il s'agit». Dans ce dernier cadre, il est demandé aux pays développés de mettre à la disposition de ceux qui n'en possèdent pas les financements nécessaires pour développer la recherche et produire localement les médicaments, ce qui contribuerait fortement à une diminution de leurs prix. Ce sont ces questions sur lesquelles le président de l'association propose de se pencher pour permettre un plus grand accès de la population aux médicaments.. «Il faut maintenant donner vie à l'accord» Hassan Chami, président de la CGEM«La signature de l'accord avec les Etats-Unis est un élément positif pour l'économie marocaine à condition qu'il prenne en considération les spécificités nationales et les préserve. Je pense que c'est ce qui a été fait, ou du moins ce que nous ont déclaré les négociateurs. Le textile marocain a en définitive obtenu gain de cause grâce aux âpres négociations menées par l'Amith. L'agriculture doit disposer d'une période transitoire pour s'adapter. La situation de chacune des industries a été prise en considération. Il faut préciser que le commerce avec les Etats-Unis ne représente que 4% de nos échanges globaux, alors que celui avec l'Union européenne totalise à lui seul près de 70% du flux avec l'étranger. Beaucoup reste donc à faire.Avec cet accord, nous mettons en place le maximum de chances pour réussir économiquement. Il ne faut pas négliger par ailleurs l'aspect relatif aux investissements. Ils devraient connaître une expansion, si tout se passe comme prévu. Aujourd'hui, il reste à donner vie à cet accord, c'est-à-dire inciter de part et d'autre les opérateurs à établir des partenariats et engager des relations d'affaires plus intenses». . «Elan pour la protection de la propriété industrielle»Aziz Bouazzaoui, directeur de l'Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) La conclusion de l'accord contribuera certainement à donner un élan à la protection de la propriété industrielle et commerciale. D'autant plus que le Maroc fait des efforts considérables en la matière. Actuellement, sur les 5.200 marques déposées, plus de 80% sont d'origine marocaine. Cela signifie que les entreprises nationales consacrent beaucoup plus d'importance à la création et au respect des droits. Il reste l'aspect relatif à la protection des brevets. Nous sommes encore en deça de nos possibilités. L'OMPIC est par ailleurs disposé à accompagner les entreprises et contribuer à sensibiliser les opérateurs.. «Pas de compétitivité sans mise à niveau»Ahmed Derrab, secrétaire général de l'ASPAMNous n'avons pas encore pris connaissance des détails de l'accord pour nous exprimer avec exactitude. Cependant, les négociateurs du volet agricole ont assuré avoir pris l'ensemble des dispositions nécessaires pour protéger l'agriculture nationale, particulièrement ses pans sensibles (céréales, viandes rouge et blanche, oléagineux, certains fruits...). Une période transitoire aurait été prévue. Pour notre part, le commerce entre le Maroc et les Etats- Unis ne nous pose aucun problème, sauf en matière de conditions sanitaires. Je citerais à titre d'exemple le cold treatment, procédé technique qui impose un traitement spécifique pour pouvoir accéder au marché américain. L'accord prévoit quatre listes. La première (liste A) concerne les produits dont l'accès aux marchés respectifs est immédiat. La liste B donnerait aux produits une période de 5 ans, 10 ans pour la liste C et plus de 10 ans pour la D. Cela permettra à l'agriculture marocaine de procéder à sa mise à niveau et affronter la concurrence des produits étrangers. Dans sa globalité, on peut estimer que l'accord est positif économiquement. Il faut néanmoins se pencher sur les questions d'ordre financier pour pouvoir procéder à la mise à niveau. . «Coup d'accélérateur aux réformes»Youssef Alaoui, président de la FISA (Fédération interprofessionnelle du secteur avicole)L'accord est positif pour notre pays. Le libre-échange est avant tout une question de mise à niveau. L'accord nous permettra certainement d'accélérer les réformes. Les administrations doivent cependant poursuivre leur action en créant le cadre incitatif. Le gouvernement a négocié avec l'Administration américaine et établi des calendriers et les dispositions de l'accord. Il est donc évident qu'il poursuive son travail dans le sens de la réalisation des objectifs en évitant les blocages. Il s'agit de mettre en oeuvre les instruments nécessaires pour que l'accord soit une véritable réussite. Aujourd'hui, le plus dur reste à faire. Propos recueillis par Amale DAOUD

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