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Politique

Abstention: Gêne et regrets

Par L'Economiste | Edition N°:1364 Le 30/09/2002 | Partager

. Un taux très fort, autour de 45%Le vrai choc de ces élections aura peut-être été dans le taux d'abstention: 45% aux derniers pointages, à l'heure où nous mettions sous presse, peut-être un peu plus quand les comptes seront complètement vérifiés. Lors des élections de 1997, le taux de participation était de 58%. Si l'on veut mesurer le désintérêt, il faut y ajouter les non-inscrits. Par rapport aux tables démographiques, ils doivent être entre 1 et 1,5 million de personnes, essentiellement des 20-30 ans. La forte campagne du ministère de l'Intérieur n'a pas réussi à convaincre plus d'électeurs de se déplacer que lors du dernier scrutin, où il n'y avait pas de vraie publicité. Il ne s'agissait à l'époque que de communiqués, en langage administratif, assez déconnectés donc du mode d'expression quotidien. Pour être exact, il faut noter néanmoins que la campagne de publicité de 2002 n'avait pas pour seul objectif de convaincre les électeurs de se déplacer. Elle a très largement servi à crédibiliser le processus, à expliquer des notions de base et à dissuader les fraudes dénoncées lors des scrutins des années 90. Ce qui était sans doute son objectif premier: participer à la construction de la fiabilité et préparer tous les esprits à respecter la volonté des urnes.L'explication de l'abstention ne sera complète que lorsque les décomptes seront disponibles, circonscription par circonscription.Pour l'instant, les explications avancées sont:- La complexité du mode de scrutin: utiliser le bulletin unique (qui est un bon instrument contre «l'achat des voix«) était compliqué;- La longue liste des partis en course associée au double vote par bulletin n'ont pas simplifié la compréhension des électeurs;- Le fait que les électeurs aient bien compris qu'il n'était pas obligatoire d'aller voter, contrairement aux scrutins des années 80 et 90 où les gens pensaient qu'ils seraient victimes de rétorsion de la part des autorités locales, en cas d'abstention;- Le sentiment que «cela ne sert à rien« ou bien que cela «ne ramènera que les mêmes au pouvoir«, sentiment, semble-t-il, répandu;- La faiblesse et la grande dispersion des partis qui ne sont pas arrivés à occuper tout l'espace géographique et institutionnel préparé pour eux.Il faudrait une enquête pour savoir exactement quelle leçon l'opinion publique tire de l'abstention. Les premières réactions rencontrées auprès des abstentionnistes sont à la gêne et au regret. Il s'est produit une sorte de «scénario à la française«, mais sans la possibilité de se rattraper à un deuxième tour. «On n'a pas assez analysé les leçons des élections françaises«, avertissait Nabil Benabdallah du PPS dans les colonnes de L'Economiste (www.leconomiste.com), en citant d'une part les fractionnements partisans et d'autre part et surtout le fait qu'il faut au Maroc «voter utile«, sachant qu'il y a des acquis à défendre. N.S.

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