×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

Elections: Le paysage politique d'aujourd'hui

Par L'Economiste | Edition N°:1364 Le 30/09/2002 | Partager

. L'ex-Koutla a la majorité absolue, mais va-t-elle se reformer à l'identique?. Les islamistes triplent leur score mais, par stratégie ou par maladresse, provoquent le raidissementLa coalition gouvernementale remporte la majorité absolue. Les islamistes sont la force montante. Ces deux éléments sont l'expression de la volonté des urnes après le scrutin du 27 septembre 2002. Mais suivant que les commentaires mettent l'un ou l'autre en avant, l'image donnée est très différente. Les résultats, à l'heure où nous mettions sous presse, ne sont pas encore définitifs. Ils ne le seront, si tout va bien, que dans la nuit de dimanche à lundi. Les lecteurs de L'Economiste les trouveront dans notre édition datée du mardi, et qui sera en vente dès lundi soir, dans un Cahier Spécial Elections. Cette édition comportera outre les résultats détaillés, les analyses et commentaires: ces élections ont en effet transformé bien des données au Maroc, sur le plan politique, mais aussi et peut-être surtout sur le plan institutionnel et sur la manière d'être de la société marocaine.Le taux d'abstentions est élevé. Il contredit les intentions des électeurs, telles qu'exprimées au mois d'août (cf. ci-contre). Notons néanmoins et pour la petite histoire, qu'il y a cette année à peu près autant de votants, en nombre absolu, qu'il y en avait en 1997, même si le taux de participation est légèrement plus bas: boom démographique oblige.D'ores et déjà, il est à peu près sûr que les deux grands partis historiques, l'USFP et l'Istiqlal retrouvent leur place. Ce qui veut dire a posteriori que la Koutla a été une bonne solution politique. La conclusion vaut même si pendant ce temps les islamistes auront triplé leur représentation au Parlement. Le visage de la politique marocaine est maintenant suspendu à ce que fera l'Istiqlal. En tant que parti, il progresse: 32 sièges en 1997, plus de 40 en 2002 avec le statut de deuxième parti du pays. Il a en son sein des tendances qui le poussent à se rapprocher de la mouvance islamiste, mais, il fonctionne à l'intérieur comme un parti à l'anglo-saxonne: il respecte et soutient toujours sa propre majorité intérieure.L'infidélité sanctionnéeLe scrutin a aussi condamné bien des partis, nouveaux ou plus anciens. Seule une petite dizaine sur les 26 en course peuvent raisonnablement espérer compter dans la vie politique de la nouvelle législature. Techniquement la seule chance de ces formations serait de travailler le local pour tenter une nouvelle rentrée dans cinq ans. C'est par exemple ce qu'a déclaré Alliance des Libertés de Belhaj, avant même les premiers résultats.En revanche, il en coûte de se séparer des grands partis: les dissidents payent leur infidélité d'une quasi-disparition du paysage. Sur ce point et contrairement au taux de participation, le sondage de Maroc 2020, ne s'est pas trompé, lorsqu'il disait que les électeurs auraient un comportement stabilisateur: un quart d'entre eux disait qu'il voterait pour la même personne ou le même parti qu'en 1997. La volonté de rajeunir et de féminiser, très nette, n'est cependant pas allée jusqu'à l'infidélité systématique!Les infidèles de l'USFP se sont retrouvés marginalisés, ainsi que ceux qui, comme Forces Citoyennes, étaient proches de la mouvance de l'Istiqlal mais ont souhaité agir seuls. A l'extrême gauche, le PGSU non plus n'a pas réussi sa percée, basée sur le regroupement de petites tendances. Le PSD lui non plus ne se tire pas bien de sa stratégie: au mieux, il retrouvera son score de 1997.A droite, laminés aussi les partis dits «cocote minute« de la fin des années 80. L'Union Constitutionnelle, parti vedette de ces années 80 et qui avait déjà perdu son influence lors des dernières élections, passera de son statut de deuxième parti, à celui «participant à la troisième division«: ces partis qui n'arriveront pas à 20 sièges. Ces partis sont le PND et le MNP, qui était déjà dans cette catégorie. Le FFD d’El Khyari, s'y trouvait aussi, il y était à égalité avec l'historique PPS, dont il était issu . Le scrutin de 2002 maintient le FFD mais lamine le PPS.En fait, le système de la proportionnelle s'est retourné contre ceux qui souhaitaient s'en servir comme une «assurance d'élection« face aux grands appareils. Ils ont été trop nombreux à tirer sur cette assurance: elle n'a pas fonctionné.Le PJD, quant à lui, est un grand gagnant de l'opération électorale. Il figure maintenant dans la deuxième division, des partis moyens qui peuvent peser sur la vie politique. Il s'est déjà clairement positionné comme l'opposition de l'USFP, alors qu'il soutenait la coalition gouvernementale au début de l'alternance. De plus, erreur tactique ou volonté réelle, le PJD a joué le raidissement politique. Dans le flottement dans l'attente des résultats finaux et alors que les rumeurs le donnaient comme deuxième parti devant l'Istiqlal, les sorties médiatiques de Ramid l'ont encore un peu plus placé dans l'opposition: il a indiqué qu'il établirait la Charia au Maroc, ce qui automatiquement raidi tous les autres partis qui auraient pu se sentir des affinités avec ce mouvement.


La grande dispersion des sièges

Les données encore provisoires à l'heure où nous mettions sous presse donnaient:Union Socialiste des Forces Populaires: 44 siègesIstiqlal: 40 siègesRassemblement National des Indépendants 37 siègesParti de la Justice et du Développement: 37 siègesMouvement Populaire: 14 siègesMouvement National Populaire: 14 siègesUnion Constitutionnelle: 13 siègesParti National Démocrate: 12 siègesFront des Forces Populaires: 11 siègesUnion Démocratique: 10 siègesParti du Progrès et du Socialisme: 9 siègesParti Socialiste Démocratique 5 siègesParti Al Ahd: 5 siègesMouvement Démocrate Social: 5 siègesAlliances des Libertés: 4 siègesParti de la Gauche Unifiée: 3 siègesParti de la Réforme et du Développement: 3 siègesParti de l'Environnement et du Développement: 2 siègesParti de Forces Citoyennes: 2 siègesParti Marocain Libéral: 2 siègesCongrès National Ittihadi: 1 siègeParti Démocratique et de l'Indépendance: 1 siègeCes données couvrent 284 sièges sur les 295 plus 30 à pourvoir. N.S.

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc