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J’ai décidé de réussir!

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4739 Le 29/03/2016 | Partager
Cesser d’émettre des vœux et passer à l’action
Investir en soi et se transformer de l’intérieur avant de changer son environnement
Se libérer de son propre ennemi: soi-même!

«Cela ne prend pas de l’argent pour faire de l’argent, mais du courage», insiste l’expert en psychologie du leadership et performance, Franck Nicolas. Le courage de se libérer de ses chimères et fausses croyances, de lutter contre son pire ennemi, c’est-à-dire soi-même!
Tout part de notre psychologie. «80% de la réussite, c’est de la psychologie, et 20% de la mécanique et des outils», estime le coach des leaders. La réussite est un processus qui se nourrit d’audace, de confiance en soi et de leadership, et qui nécessite de la persévérance et de la discipline. Autant de qualités qui se travaillent. Le spécialiste, auteur du best-seller «confiance illimitée», livre sa recette du succès. Pour commencer, la réussite, ça se décide! «La plupart des gens ne décident pas, mais émettent des vœux», regrette Franck Nicolas. Ils ne s’engagent donc pas dans une réelle dynamique de changement.
Une fois avoir pris la décision ferme de rompre avec le passé, le premier pas vers le succès est «d’investir en soi». Avant de pouvoir changer son environnement, il est nécessaire de commencer par se transformer soi-même. Lire des livres, se former, monter en compétence, travailler sur sa gestion du stress, sa spiritualité, ses énergies… La même chose est valable en entreprise, selon l’expert. La plupart commettent l’erreur de ne pas investir dans de nouveaux matériels ou dans la formation de leurs salariés, et hésitent à recruter afin d’économiser de l’argent. Or, les ressources humaines sont la première richesse de l’entreprise, et leur poste de frais devrait figurer parmi le budget de développement des sociétés. Pour grandir, elles ne doivent pas hésiter à recruter, tout en mettant la bonne compétence au bon endroit.
Autre erreur de taille, passer plus de temps à compter qu’à développer. Analyser vos comptes ne devrait monopoliser que 30% de votre temps, contre 70% pour la planification stratégique. «Le plus gros problème des gens est qu’ils passent plus de temps dans la peur que dans l’action. Ils ne se consacrent pas non plus suffisamment à l’augmentation de leurs revenus», soutient Nicolas. «Pour ma part, je travaille 80 à 90 heures par semaine. Les 35 heures en France, c’est une hérésie! Le travail égale le bonheur et l’accomplissement. Et puis comment espérer des résultats différents avec les mêmes habitudes?», poursuit le spécialiste. Chercher à plaire à tout le monde à tout prix, c’est aussi une erreur que beaucoup commettent. Cela signifie ne pas oser dire non aux autres, et les laisser décider à votre place.
Il ne sert, par ailleurs, à rien d’essayer d’être parfait, mais plutôt se fixer pour objectif de se perfectionner en permanence.
Le tout est de sortir de l’immobilisme. Rester les bras croisés, c’est demeurer «prisonnier des choix des autres». Votre avenir ressemblera à votre passé pour encore de nombreuses années, durant lesquelles vous regretterez le temps écoulé et craindrez le futur, sans vivre pleinement votre présent.
Le coaching peut être un excellent moyen de trouver la motivation et de parvenir à prendre son destin en main. Beaucoup de top managers, cadres et hommes politiques y ont recours en vue de briguer des postes de responsabilité ou prendre un nouveau départ. Certaines entreprises l’intègrent aussi en interne avec un département dédié.

Toujours viser haut

«Quand vous ciblez la moyenne, cela veut dire que vous avez décidé d’abandonner. A partir du moment où vous ne choisissez pas l’extraordinaire, vous n’avez pas suffisamment de motivation pour combattre les obstacles», explique Franck Nicolas. Et des obstacles, il y en aura toujours. «La vie signifie problèmes, et il ne faut pas avoir peur de les affronter. Le jour où vous n’en aurez plus, c’est quand vous ne serez plus de ce monde», insiste-t-il.

                                                                      

Se coacher pour progresser

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■ Samir Benmakhlouf, DG de Microsoft Maroc
Le patron de Microsoft Maroc n’a pas de complexe à confier qu’il dispose d’un coach professionnel et d’un coach personnel. Sans compter qu’à Microsoft aussi, les managers bénéficient régulièrement d’un coaching interne. «Il faut avoir l’humilité de reconnaître que même en arrivant au sommet d’une organisation, il est toujours nécessaire de s’améliorer pour pouvoir relever de nouveaux challenges», estime-t-il. «Au Maroc, nous comptons beaucoup de soldats, peu de généraux et peu de profils entre les deux. Le coaching pourrait justement servir à faire monter des personnes en puissance», pense-t-il. Se faire accompagner lui permet notamment de découvrir de nouvelles facettes de lui-même, et de se regarder différemment à travers l’œil neutre et objectif d’un professionnel.
 
 

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■ Laila Mamou, présidente du directoire de Wafasalaf
Le coaching c’est bien, mais de manière périodique, à l’occasion d’une prise de responsabilités ou d’un changement de perspective. C’est ce que pense la présidente du directoire de Wafasalaf. «L’objectif est que la personne devienne autonome rapidement, et non rester sous perfusion», insiste-t-elle. «Il est également important de bien choisir son coach, surtout qu’aujourd’hui ce métier n’est pas régulé», rajoute-t-elle. Le coaching peut aussi être opéré par les soins des entreprises pour leurs cadres. A condition que cela se fasse «dans un climat de confiance et de transparence». Laila Mamou a elle-même coaché plusieurs membres de son comité de direction.   

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■ Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur
«Il est important pour toute personne aspirant à prendre des responsabilités de se faire coacher sur un volet particulier. Personne n’est jamais parfait. Les hommes politiques, par exemple, savent parler, mais pas beaucoup écouter», pense le ministre de l’Enseignement supérieur. Il n’a jamais eu recours aux services d’un coach selon ses dires, mais lui-même a accompagné plusieurs personnes en tant que prof universitaire. Le ministre espère introduire un module de leadership à l’université, qui devrait être «transversal et bénéficier à tous les étudiants». Mais faute de ressources humaines, seules quelques formations l’intègrent aujourd’hui.      

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■ Saloua Karkri, PDG de GFI Maroc
La présidente de GFI Maroc fait partie de ceux qui ont en permanence travaillé sur eux-mêmes afin de relever à chaque fois de nouveaux défis (entrepreneuriat, politique, associatif,…), sans pour autant se faire coacher. «Dans la vie, il faut toujours apprendre de nouvelles choses», lance-t-elle. Pour l’ex-présidente de l’Afem, l’on ne peut rester à sa place tandis que le monde évolue, et il est souvent nécessaire de se faire aider. «La société que je dirige est, par exemple, passée d’une structure à l’esprit familial d’une dizaine de personnes à une filiale d’une multinationale de 300 employés. Mes managers seraient plus performants en étant accompagnés», argue Karkri.

 

 

 

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