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    Economie

    Amine Diouri: "La pression fiscale pèse sur une poignée d'entreprises"

    Par L'Economiste | Edition N°:4716 Le 25/02/2016 | Partager

    Amine Diouri de l'Observatoire Inforisk de l'entreprise (Ph. L'Economiste)

    - L'Economiste: Quelles évolutions  relevez-vous dans votre dernier classement des 100 premiers contributeurs à l'impôt?
    - Amine Diouri:
    D’un point de vue purement comptable, le classement 2016 a vu la sortie de 17 sociétés pour autant d'entrées. Nous relevons surtout une stabilité des entreprises répertoriées, notamment dans le haut du classement.
    Comme en 2015, la Société marocaine des tabacs domine le classement avec plus de 7,2 milliards de DH de contribution fiscale, soit 27% du montant global. Autre point commun avec le classement précédent, le secteur financier est fortement représenté dans les 20 premières places.

    - Quelle est la situation par secteur?
    - L'un des constats forts du classement est le très faible poids des secteurs tels que le BTP et l’immobilier. Les entreprises de ces secteurs souffrent le plus de la morosité de la conjoncture. La marge nette du secteur du BTP ne dépasse pas 2%, contre une moyenne de 9,2% pour les autres secteurs du classement. Sans surprise, les branches d'activité les plus rentables sont aussi celles qui contribuent le plus à l’effort fiscal. C’est particulièrement vrai pour les banques et les assurances.
    Par ailleurs, l’agroalimentaire, le pétrole et gaz et les entreprises publiques ont une contribution fiscale nette négative. Cela suppose que les entreprises de ces secteurs perçoivent plus de subventions étatiques qu’elles ne versent d’impôts.

    - Les opérateurs se plaignent souvent de l'inégalité devant l'impôt. Que relevez-vous?
    - La pression fiscale, notamment en matière d’impôt sur les sociétés, touche de manière inégalitaire les entreprises. Elle ne pèse en réalité que sur un nombre réduit de sociétés. Selon les chiffres de la Direction générale des impôts, 69% des 257.000 entreprises inscrites aux impôts sont chroniquement déficitaires depuis quatre ans. Au regard de notre classement, 0,04% des entreprises immatriculées paient 35% de l’IS.
    Propos recueillis par
    Franck FAGNON
     

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