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Economie

Les prix bas font grimper les risques africains

Par L'Economiste | Edition N°:4706 Le 11/02/2016 | Partager
En dehors d'une poignée de pays, l'évaluation risque pays de Coface peu favorable
La maîtrise du climat des affaires devient un enjeu majeur

La sinistralité n'est pas plus forte en Afrique qu'en Amérique latine par exemple. Le taux de recouvrement des créances impayées est satisfaisant sur des marchés comme le Maroc où il atteint 72% contre 45-50% en moyenne sur le continent

A 25 dollars, le prix du baril continue de donner de la sueur froide aux dirigeants des Etats africains exportateurs de pétrole. L'effondrement du prix de l'or noir et des cours des métaux réduit considérablement les marges de manœuvre budgétaires d'un certain nombre d'Etats comme le Nigeria, le Gabon ou encore l'Angola. Cette situation compromet par ailleurs le rythme de mise en œuvre des réformes essentielles. Les pays importateurs et ceux qui ont su diversifier leur économie profitent de la conjoncture, même s'ils peuvent être touchés de façon indirecte par la baisse des prix et la morosité de l'économie mondiale.
Dans le contexte actuel, le Maroc, l'Ethiopie, l'Ouganda ou encore le Kenya figurent parmi les gagnants, a estimé Christophe Batlle, directeur général adjoint région Méditerranée et Afrique à Coface lors d'une conférence organisée par Casablanca Finance City sur la cartographie des risques pays en 2016. Parmi les perdants, l'assureur crédit place le Niger, le Tchad, la Guinée, le Congo-Brazzaville, la République démocratique du Congo, le Gabon ou encore l'Angola. Ces économies sont caractérisées par leur faible diversification et sont exposées à la variation des matières premières non renouvelables. Malgré les difficultés, l'Afrique reste attractive, tempère Batlle. Elle demeure dans le top 5 des régions les plus attractives du monde. La croissance en Afrique subsaharienne sera l'une des plus dynamiques avec un taux de 4,2% en 2016 selon les prévisions de Coface contre 2,7% pour l'ensemble de l'économie mondiale. La Côte d'Ivoire ou encore le Kenya seront des moteurs importants dans chacune de leur zone. Plus globalement, l'émergence d'une classe moyenne ouvre de nombreuses opportunités aux entreprises locales comme étrangères. Ceci dit, la faible structuration des PME locales leur bloque l'accès au crédit pour développer leurs activités. "Il y a peu d'entreprises qui sont éligibles au crédit", relève Bertin Aka, Senior credit manager pour la zone Afrique et Moyen-Orient à BNP Paribas. Il y a un travail à effectuer sur l'organisation des entreprises. En outre, "il faut développer une culture du remboursement, puisque les emprunteurs n'ont parfois pas conscience que le crédit les engage", s'étonne Aka.
Pour les opérateurs étrangers, le financement ne pose pas réellement de problème. Le challenge est surtout de mieux appréhender l'environnement des affaires, surtout que les marchés sont très hétérogènes. Les baromètres comme Doing Business ne sont pas favorables à de nombreuses économies africaines. Mais, comme tout classement, ils ne renseignent pas sur toutes les réalités du terrain. En gros, ces indicateurs ne doivent pas être les seuls déterminants dans l'analyse du risque. "La connaissance du terrain et des intervenants est primordial", avance Bertin Aka. "La visibilité fiscale est également capitale", renchérit Antoine Guego, directeur général Accor Hotel Services Afrique et océan Indien. Des organismes comme Coface permettent de mieux apprécier le risque de contrepartie à l'export.
A côté, les entreprises marocaines peuvent capitaliser sur l'expertise qu'ont développée les banques marocaines sur le continent. Par ailleurs, les joint-venture avec des acteurs locaux sont souvent conseillées pour intervenir sur ces marchés. "Cela permet de réduire les complexités de l'environnement des affaires", juge Guego.
F. Fa

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