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    Economie

    Enquête PISA 2016: Un élève sur quatre sous le seuil de compétences

    Par L'Economiste | Edition N°:4706 Le 11/02/2016 | Partager
    Les maths continuent d’effrayer les élèves
    L’OCDE évalue le coût économique de l’échec scolaire

     

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    Dans les 64 pays et économies ayant participé à l’enquête PISA 2016 publiée mercredi 10 février, environ 13 millions d’élèves de 15 ans sont peu performants dans une matière au moins (les mathématiques, la compréhension de l’écrit et les sciences). Dans des cas extrêmes, plus d’un élève sur deux ! C’est ce qui ressort de l’enquête-phare de l’OCDE sur les acquis de base des élèves. Si la Tunisie, les Emirats arabes unis, la Jordanie et le Qatar sont cités dans le classement, le Maroc n’y figure même pas (mais il va l’intégrer en 2018; voir entretien). A noter toutefois que l’OCDE avait analysé la situation de l’éducation nationale  dans un rapport sur les «Compétences de base universelles: qu’est-ce que les pays ont à gagner» (cf. L’Economiste N° 4527 du 18/05/2015).
    La proportion des élèves peu performants atteint près de 25% en mathématiques, contre près de 20% en compréhension de l’écrit et en sciences. Entre 2003 et 2012, l’Allemagne, le Brésil, la Fédération de Russie, l’Italie, le Mexique, la Pologne, le Portugal, la Tunisie et la Turquie sont parvenus à réduire leurs pourcentages d’élèves peu performants en mathématiques. Dans PISA, l’OCDE analyse le profil des élèves peu performants en mathématiques. Ils tendent à faire preuve de peu de persévérance, de motivation et de confiance en soi, et à sécher davantage les cours. Les élèves ayant séché les cours au moins une fois durant les deux semaines précédant l’évaluation PISA sont 3 fois plus susceptibles d’être peu performants en mathématiques. Quelque 40% des élèves en filière professionnelle sont peu

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    performants en mathématiques, contre 20% de ceux suivant une filière générale. Ceux n’ayant pas été préscolarisés sont 3 fois plus susceptibles d’être peu performants que ceux ayant suivi un enseignement préprimaire pendant plus d’un an.   
    Fait étonnant, les élèves ayant peu de capacités en maths consacrent néanmoins un temps similaire à certaines activités en rapport avec les mathématiques – comme la programmation informatique ou les compétitions de mathématiques – que leurs pairs plus performants. Curieusement, ils sont souvent impliqués dans les compétitions sportives d’échecs. Peut-être parce que ces activités sont présentées sous un jour ludique et fondées sur l’interaction sociale. Les différences de profil socioéco-nomique, démographique et scolaire ont un lien avec les performances des élèves. Les filles sont plus susceptibles d’être peu performantes en mathématiques que les garçons, tandis qu’il est plus courant que les seconds soient peu performants en compréhension de l’écrit et en sciences.Aussi, les facteurs de risque associés à une faible performance chez les élèves de 15 ans sont multiples. Dans les pays de l’OCDE, les élèves issus de l’immigration et ne parlant pas en famille la même langue qu’à l’école sont environ 2,5 fois plus susceptibles d’être peu performants. Ces élèves issus d’un milieu socioéconomique défavorisé sont plus susceptibles d’être peu performants que leurs pairs issus d’un milieu favorisé. L’effet cumulatif d’autres facteurs de risque contribuant à la faible performance est plus marqué chez les premiers que chez les seconds.

    Les maths paralysent toujours les élèves!  Le manque de confiance en soi peut se traduire par une forme d’anxiété par rapport aux mathématiques. En France par exemple, en 2012, 22% d’élèves de 15 ans étaient  peu performants en mathématiques.
    La moyenne OCDE était de 23%

    La même discrimination est relevée chez les élèves des zones rurales comparés à ceux qui vivent en ville. Les élèves ayant déjà redoublé une classe sont 7 fois plus susceptibles d’être peu performants à l’âge de 15 ans que leurs pairs n’ayant jamais redoublé.
    Il existe des corrélations entre la relation enseignant-élève et l’adaptation sociale. D’après l’analyse de l’OCDE, les élèves fréquentant des établissements où le soutien et le moral des enseignants sont meilleurs sont moins susceptibles d’être peu performants. Tandis que les élèves dont les enseignants ont un niveau faible d’attentes à leur égard et sont absents plus souvent sont plus susceptibles d’être peu performants en mathématiques, même après contrôle du niveau socioéconomique des élèves et des établissements.

     

    Impact sur la croissance économique

    Les mauvais résultats scolaires ont des conséquences à long terme, tant pour les individus concernés que pour la société dans son ensemble, précisent les experts de l’OCDE. Les élèves en difficulté scolaire à l’âge de 15 ans présentent un risque élevé de décrochage complet  et lorsqu’une part importante de la population ne dispose pas des compétences fondamentales, c’est la croissance économique nationale à long terme qui s’en trouve gravement compromise.

    F. Z.T.

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