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    Economie

    Assurances
    Les défis de la nouvelle autorité de régulation

    Par L'Economiste | Edition N°:4706 Le 11/02/2016 | Partager
    Hassan Boubrik installé dans sa nouvelle fonction
    Oubliez la Daps, il faut désormais s’habituer à l’Acaps
    Des engagements pris pour consolider le secteur, mais aussi pour mieux protéger les assurés

    Hassan Boubrik, ici en compagnie de Mohamed Boussaid et Driss El Azami, a été la cheville ouvrière de la transformation de sa direction en une instance indépendante de contrôle du secteur (Ph. Bziouat)

    Tout le gotha du secteur financier public a fait le déplacement à Rabat pour assister à l’installation de Hassan Boubrik, nommé par le Souverain à la tête de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS). C’est Mohamed Boussaid, accompagné du ministre délégué au Budget, qui l’a installé hier dans sa nouvelle fonction.

    Hassan Boubrik, qui était jusque-là le patron de la Daps au ministère des Finances, est la véritable cheville ouvrière de la transformation de sa direction en une instance indépendante de contrôle du secteur. Maintenant qu’il est aux commandes de cette nouvelle instance, il va pouvoir mettre en œuvre la feuille de route sous le coude. Pour l’heure, il faudra compléter l’installation des autres organes de l’Acaps. L’une de ses premières actions est de mettre en place les organes prévus par la loi. En plus du président, le Conseil comprend un représentant de l’Administration, trois indépendants nommés par le chef du gouvernement, un magistrat, le président de l’Autorité marocaine du marché des capitaux. Reste à désigner les personnes pour que le Conseil démarre son travail.  Il faudra également mettre en place les différentes commissions prévues par la loi et qui sont importantes. Pour prendre des circulaires, leur avis préalable est une nécessité. L’important est de constituer les organes et aller vite pour ne pas bloquer le marché. Un autre aspect est relatif à l’organisation interne. «Nous avons une vision de l’organisation, avec de nouveaux processus de contrôle et de supervision qui seront différents de ce que nous avions jusqu’à aujourd’hui. Il faudra aussi se focaliser sur les chantiers portés par le gouvernement comme la réforme des retraites, le texte sur le code des assurances, les catastrophes naturelles…», a-t-il dit.

    L’accélération de l’opérationnalisation de cette instance est importante vu qu’il s’agit d’un secteur aux enjeux stratégiques. Entre autres arguments: 370 milliards de DH de provisions techniques, qui en font une importante force de frappe en termes d’épargne et d’investissements, ainsi que 50 milliards de DH de prestations servies par an. Sans oublier un marché considéré comme le deuxième plus important sur le continent.

    Hassan Boubrik compte mettre également l’accent sur la protection des assurés, particulièrement dans les rapports quotidiens des compagnies d’assurances et des intermédiaires avec les citoyens. Ils se plaignent des contrats qui ne sont pas visibles, des retards de paiement des sinistres,… «Nous allons travailler la main dans la main avec le secteur de telle façon que ces problèmes, qui entravent le développement du marché, puissent être dépassés», a souligné le président de l’Acaps.
    M. C.

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