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    Culture

    Hommage à André Azoulay

    Par L'Economiste | Edition N°:4421 Le 16/12/2014 | Partager
    Pour son efficace présidence de la Fondation Anna Lindh
    Une passation de pouvoir à Elisabeth Guigou

    Beaucoup d’émotion et de témoignages pour cet hommage rendu à André Azoulay, au terme de ses 6 ans de présidence de la Fondation Anna Lindh. A ses côtés, Marjon Goetink (chef de file du réseau belge MEDEA), l’ambassadeur Serge Telle (représentant du gouvernement français au CA de la FAL) et la journaliste Leila Ghandi

    Clap de fin pour la présidence d’André Azoulay de la Fondation Anna Lindh (FAL). Plus de 6 ans que le conseiller de Sa Majesté soutient un discours politique de maintien des engagements des 43 pays membres de l’Union pour la Méditerranée, outre l’Union européenne et la Ligue arabe agissant comme observateurs. L’objectif de cette institution intergouvernementale, qui réunit la société civile et les citoyens, est d’instaurer la confiance et améliorer la compréhension mutuelle. Ses actions sont basées sur la promotion des activités interculturelles en mettant un accent particulier sur le rôle des jeunes et des femmes. Une force de frappe unique pour ces 4.100 organisations non gouvernementales réunies, qui forment un formidable levier de leadership de la société civile.
    C’est tout naturellement à Essaouira qu’André Azoulay a souhaité recevoir cet hommage, dans le cadre d’un débat sur le futur de la Méditerranée, 20 ans après Barcelone. Reconnu pour son rôle unificateur au-dessus des tensions et difficultés qui bouleversent le monde et la région, grâce à son image porteuse de valeurs plurielles, il a réussi pendant son mandat à mettre en lumière la Fondation. Une présidence hautement efficace, unanimement soulignée. Pour lui succéder, le Conseil des gouverneurs de la FAL a confirmé la nomination du membre du Parlement français, Elisabeth Guigou, qui prendra ses fonctions dès janvier 2015. Dans une perspective fondée sur la responsabilité partagée entre le Nord et le Sud, qui était jusqu’à 2008, organisée, définie, gérée, en partie financée et sanctionnée à Bruxelles, la gouvernance est depuis confiée en alternance. André Azoulay à la présidence, la FAL avait pour directeur exécutif l’espagnol Andreu Claret. C’est donc auprès d’Elisabeth Guigou que la direction sera laissée à un représentant d’un pays arabe, dont le nom n’est pas encore dévoilé, et qui prendra ses fonctions à la fin du mois de janvier prochain. Le Sud est ainsi mieux associé au pouvoir de décisions de ces institutions qui relient les deux rives de la Méditerranée. «Un meilleur partage des richesses n’a pas encore abouti, comme le précise Azoulay, mais le train est sur la bonne voie». Ce train justement a réorienté sa trajectoire en juillet 2008 à Paris, à l’initiative de la France, où les chefs des 43 Etats membres étaient réunis pour clarifier les contours d’un partenariat euro-méditerranéen au-delà des simples échanges commerciaux. Qui mieux qu'André Azoulay pouvait ainsi soutenir la légitimité de la zone sud, porter le message de la vérité et de la cohérence? Oh miracle, grâce à ses audaces, le message a été entendu et la Fondation est depuis visible et respectée. Pour autant, cette porte d’entrée sur les citoyens n’est pas assez utilisée par les politiques, comme le démontre la mise en garde non entendue faite par la FAL avant les révolutions nationales de 2011. Ce partenariat qui tend à s’équilibrer est d’autant plus essentiel que le climat actuel régresse. En effet, aux accords d’Oslo en suspens, et au repli identitaire généralisé fruit de la mondialisation, s’ajoutent les effets pervers du progrès comme le recul des grandes idéologies.
    Pour le processus de Barcelone, qui accompagnait les accords d’Oslo, l’Europe n’a pas été complètement au rendez-vous. Ce dialogue entre les deux rives était verrouillé s’agissant de l’agriculture rejetant la concurrence, et de la question migratoire. Oui à la libre circulation des capitaux, mais non à celle des hommes. C’est donc un chantier important laissé à Elisabeth Guigou que cette frustration de l'étouffement des accords de Barcelone. Mais comme il a été rappelé au cours des débats, «le tragique de l’instant annonce de l’espoir».

    Portrait d’une nouvelle présidente

    Elisabeth Guigou, née à Marrakech où elle aime régulièrement se rendre, était le ministre français des Affaires européennes de 1990 à 1993, et a été élue en 1994 en tant que membre du Parlement européen. En 1997, elle est devenue membre de l’Assemblée nationale française et a été nommée la première femme ministre de la Justice de 1997 à 2000, avant d’être ministre de l’Emploi jusqu’en 2002. Cette figure politique a également été conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’adjointe au maire de Noisy-le-Sec.

    Stéphanie JACOB

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