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    Musée Mohammed VI

    Jack Lang: «Mettre en lumière le Maroc aux mille facettes»

    Par L'Economiste | Edition N°:4373 Le 07/10/2014 | Partager

    Jack Lang, président de l’Institut du Monde arabe à Paris, a souligné que pour «la première fois, l’Institut  consacrera la totalité de ses espaces à un seul pays. Le Maroc sera présent du parvis jusqu’à la terrasse du 9e étage, sur 2.500 m²»
     

    A quelques jours de l’ouverture de l’exposition «Maroc contemporain à l’Institut du Monde arabe à Paris», Jack Lang, président de cette institution, qui sera présent à l’inauguration du Musée Mohammed VI de l’art contemporain, revient sur les moments forts qui vont marquer cet événement. 

    - L’Economiste: D’où est venue l’idée d’organiser l’exposition «Maroc contemporain à Paris»?
    - Jack Lang: D’abord de la passion pour le Maroc, et il y a aussi la constatation que ce pays est le plus créatif de cette région du monde. Il y a un bouillonnement qui touche l’ensemble des arts et des activités intellectuelles. Je souhaitais mettre en lumière, à travers un grand événement, ce Maroc aux mille facettes. Une coïncidence a permis que nous puissions organiser simultanément un événement sur le Maroc médiéval au Louvre et un autre à l’Institut du Monde arabe, dédié aux artistes vivants. C’est aussi une volonté des hauts responsables français et marocains.

    - Quels sont les événements qui vont ponctuer cette exposition?
    - Il faut d’abord noter que pour la première fois, l’Institut du Monde arabe consacrera la totalité de ses espaces à un seul pays. Le Maroc sera présent du parvis jusqu’à la terrasse du 9e étage. Il s’agit d’une exposition sur l’art contemporain marocain, sur 2.500 m². C’est un florilège des œuvres contemporaines marocaines. L’exposition rendra également hommage aux pères fondateurs de l’art au Maroc, en particulier Farid Belkahia, qui vient de nous quitter. Le visiteur sera invité à une sorte de voyage à travers les couleurs, les lumières, les formes, les volumes, qui entremêleront les peintures, le design, la sculpture et d’autres formes d’art… Je pense que cela sera pour beaucoup une révélation. Parallèlement, les musiques traditionnelle et contemporaine seront très présentes, l’architecture, l’art de vivre… Il y aura aussi des débats et des rencontres sur tous les sujets qui animent la pensée marocaine. Nous avons également prévu d’organiser un grand symposium sur l’économie marocaine.

    - Plus de 80 artistes seront présents lors de cette exposition. Quels sont les critères adoptés pour la sélection?
    - Nous avons confié le choix des œuvres à des commissaires indépendants. Ils avaient pour mission de prospecter à travers le Maroc et de rencontrer les artistes. Le principe qui était adopté dès le début était la liberté donnée à ces commissaires. Il s’agit notamment de Jean Hubert Martin, qui s’est illustré à travers une exposition culte, Les Magiciens de la terre, ainsi que beaucoup d’autres expositions. Les deux commissaires marocains sont Metalssi et Laaroussi. A aucun moment, je ne me suis mêlé  de leurs choix, ni moi ni aucune autre autorité. J’espère que cette exposition va être une représentation de plusieurs courants de pensée et de création. Pour les artistes vivants, l’idée était de mettre l’accent sur ceux qui donnent un regard neuf et un style original.

    - Vous avez aussi prévu des visites virtuelles à cette exposition. Quel est l’objectif de cette initiative?
    - L’idée qui m’a été proposée était notamment de permettre aux Marocains, qui n’auront pas la possibilité de se déplacer à Paris pour visiter l’exposition, de pouvoir la parcourir sur Internet, en tirant un meilleur profit des nouvelles technologies. Mais une telle visite n’interdit pas aux personnes qui ont la possibilité d’être à Paris de se rendre à l’exposition. Nous voulons qu’elle soit aussi présente au Maroc où nous envisageons d’organiser des prolongations de cet événement.

    - Vous êtes liés à la Fondation nationale des musées par une convention de partenariat. Comment ce partenariat va se déployer concrètement?
    - Nous avons tissé depuis plusieurs mois des liens d’amitié et de confiance, qui nous permettent d’imaginer d’autres initiatives. A ce jour, elles ne sont pas encore définies, mais le climat est excellent. Je pense que nous pourrons ensemble contribuer à la réalisation d’autres manifestations. D’autant plus qu’il y a une autre coïncidence heureuse, à savoir l’inauguration du Musée Mohammed VI des arts modernes et contemporains, à laquelle je vais prendre part. Quelques jours plus tard, nous allons lancer l’exposition du Maroc contemporain à l’IMA. C’est dire que le Maroc sera présent en force en France et ailleurs, dans la mesure où nous souhaitons qu’à l’occasion de la Foire internationale d’art contemporain à Paris, des milliers de collectionneurs et de conservateurs découvriront cet art marocain vibrant et vivant.
    Propos recueillis par
    Mohamed Ali MRABI

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