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Musée Mohammed VI

Galeries d’art: Un marché encore balbutiant

Par L'Economiste | Edition N°:4373 Le 07/10/2014 | Partager
Des difficultés après le boom de 2005
La flambée de la cote des artistes marocains fait chuter les ventes

Au Maroc comme à l’étranger, l’acquisition d’œuvres d’art reste majoritairement réservée à une élite. Et depuis quelques années, l’art marocain «classique» ou «orientaliste», et contemporain, suscite un intérêt chez un noyau de collectionneurs. Du pain béni pour les maisons de ventes aux enchères comme la CMOOA, la Marocaine des Arts, Eldon et Choukri…
Ce marché a connu une effervescence incontestée à partir de 2002 avec la création de la première maison de ventes aux enchères, la CMOOA. En 2005, le secteur connaît une explosion. De plus en plus de gens veulent posséder des œuvres. Beaucoup d’entrepreneurs ont voulu surfer sur cette vague et ont démarré leur projet. Seulement, être galeriste est un métier à part entière qui nécessite des connaissances en art. Dans cette exaltation, beaucoup se brûlent les ailes et ne tardent pas à fermer boutique. Ce type de galeries nuit aux galeristes impliqués et investis dans le travail des artistes qu’ils accompagnent. Certaines galeries tablent aussi sur du one-shot en faisant de l’abattage. Elles organisent beaucoup d’expositions et ce, au détriment de la qualité.  L’objectif unique est de vendre et non de s’inscrire dans une vision à long terme. On constate aussi un changement concernant le profil des collectionneurs. De plus en plus de personnes achètent pour investir. Avant, les achats se portaient essentiellement sur la peinture. De nos jours, les collectionneurs portent un intérêt grandissant pour l’art contemporain, fait-on savoir. Pour ce qui est des gros collectionneurs, le marché en comptait beaucoup plus il y a quelques années. Les professionnels ont ressenti une certaine réticence de leur part. Néanmoins, les 5 dernières années ont connu l’apparition d’un nouveau marché, celui des jeunes amateurs et collectionneurs d’art.
Les galeries connaissent aujourd’hui un passage difficile et subissent aussi les conséquences de la crise économique. Celle-ci est couplée à une flambée de la cote des artistes marocains, due aux maisons de ventes aux enchères et aux galeries qui opèrent dans un marché fermé, sans concurrence. Cette hausse des prix dénote un décalage avec le marché international. La même œuvre à l’étranger n’a pas du tout la même valeur.
Le ministère de la Culture commence à se pencher sur la question et octroie des fonds à certains projets. Cependant, le secteur ne dispose pas encore d’une législation. De même, l’absence d’une association de galeristes se fait durement sentir. La création d’une telle association ne manquera pas d’avoir un impact positif sur le secteur pour peu que l’on mette de côté les intérêts étroits et égoïstes en ne pensant qu’à l’intérêt de la culture,  au  rayonnement culturel et à la promotion de l’art, souligne un critique d’art.
Aïda BOUAZZA

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