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Economie

Assises de l’agriculture Le Maroc vend son expérience en Afrique

Par L'Economiste | Edition N°:4262 Le 24/04/2014 | Partager
La Guinée Conakry et le Mali prêts à dupliquer Maroc Vert
13,1 milliards de DH pour l’agriculture solidaire au Maroc
Objectif: améliorer le revenu individuel de 5.000 DH/an

ECRANS géants, projection HD…le Maroc a sorti les grands moyens pour séduire ses hôtes de marque, à l’occasion des Assises de l’agriculture, qui se sont tenues hier, à Meknès. La thématique retenue pour cette 7e édition s’articule autour de l’agriculture familiale, actuellement au centre de tous les débats depuis que 2014 a été désignée par la FAO année internationale de l’agriculture familiale (AIAF). L’évènement tenu en grande pompe s’est déroulé en présence de grandes personnalités et pas moins de 3.000 invités. Devant un parterre de chefs d’Etats, de diplomates et de ministres marocains et étrangers, dont le Pr Alpha Condé, président de la Guinée Conakry, Ibrahim Boubacar Keïta, le chef d’Etat malien, et Graziano Da Silva, président de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, a dressé le bilan d’étape du plan Maroc Vert (PMV). Une vision stratégique qui a mobilisé une enveloppe de 13,8 milliards de DH d’investissements rien qu’en 2013. La même année, le PIB agricole a été estimé à 108 milliards de DH, soit une croissance de 43% (2008-2013) contre 23% pour le reste de l’économie nationale. Akhannouch a aussi fait état de la campagne agricole qui se déroule dans de bonnes conditions, grâce à un climat clément. La production prévisionnelle des céréales pour  la campagne agricole 2013/2014 devrait atteindre 67,3 millions de quintaux, dont 37 millions de quintaux de blé tendre. Par ailleurs, la modernisation du secteur se traduit aujourd’hui par une création de valeur structurelle. Outre la productivité végétale qui est passée de 2,8 tonnes/ha en 2008 à 3,5 tonnes en 2013, la productivité animale est en nette amélioration (le poids moyen carcasse bovine est de 212 kg en 2013 contre 176 kg en 2008), et la valorisation de la superficie agricole utile (SAU) s’est enrichie de 420.000 ha d’exploitations additionnelles. «Ces efforts conjugués ont permis la création d’une valeur additionnelle globale de 17,9 milliards de DH», souligne le ministre. Il en est de même de l’évolution des productions d’arboriculture fruitière, céréales, maraîchage, agrumes, olive, et lait. Ces différentes filières ont enregistré des performances remarquables allant de 15 à 105% de productions additionnelles. Le paysage agricole a ainsi été valorisé grâce à une enveloppe de plus 22,2 milliards de DH.

Sécuriser l’alimentation

En dépit du financement important, de tels résultats n’ont pu être obtenus qu’avec une meilleure utilisation de la ressource hydrique, plus rationnelle. Aujourd’hui, 360.000 ha de cultures industrielles et du maraîchage sont équipés en goutte-à-goutte. Et ce périmètre irrigué a permis d’effectuer une croissance de 51% de la valeur ajoutée végétale.  In fine, grâce à l’augmentation de la production locale dans le panier des ménages, le Maroc a réalisé 7,4 milliards DH d’économies sur la balance commerciale, soient 850 DH  d’économie par ménage/an.
Des performances qui ont séduit le président guinéen Alpha Condé qui s’est dit prêt à reprendre l’expérience du PMV dans son pays. «Je compte sur le Maroc pour nous accompagner et éradiquer les guerres constantes entre éleveurs et paysans», souligne le président de la Guinée Conakry. Même son de cloche auprès du président malien qui veut sécuriser l’alimentation de ses compatriotes grâce à l’agriculture locale. En tout cas, les pays africains peuvent compter sur l’expérience marocaine pour hisser leur agriculture solidaire. Notons que 715.000 ménages en profitent au Maroc. «Nous lançons cette année 474 projets d’agriculture solidaire supplémentaires pour un investissement, à terme, de 13,1 milliards de DH devant permettre une amélioration moyenne de revenus par bénéficiaire de 5.000 DH par an», conclut Akhannouch.

Enjeux sociaux

L’agriculture est confrontée à des enjeux socio-environnementaux majeurs. Elle a une responsabilité centrale dans la stabilisation et le développement du monde rural. D’où l’obligation de la mise en place d’outils dédiés aux développements des zones rurales et de montagne. A ce titre, le gouvernement mobilisera plus de 3,3 milliards de DH du Fonds de développement rural (FDR). Pour une adaptation progressive aux changements climatiques, l’on prévoit la plantation de 50 millions d’arbres pour près de 141 millions de DH émanant d’un don du Fonds pour l’environnement mondial. Le Maroc veillera aussi à la conservation de sa biodiversité notamment dans les zones oasiennes, l’arganier et les zones de montagne.

Youness SAAD ALAMI

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