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    Economie

    Compteurs d’eau
    Pas de labos pour le contrôle qualité

    Par L'Economiste | Edition N°:4067 Le 04/07/2013 | Partager
    Les opérateurs doivent s’adresser à des organismes étrangers
    Un arrêté ministériel fixe les modalités à respecter pour la mise sur le marché
    Les compteurs des régies examinés une fois tous les 5 ans

    LA fabrication et l’importation de compteurs d’eau sont désormais soumises à une réglementation. Un arrêté du ministère de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, publié en mars dernier au Bulletin officiel, fixe les modalités à respecter pour la mise sur le marché de ce type d’appareil. Le texte qui prévoit une série d’opérations de contrôle pour s’assurer de la qualité des compteurs a été présenté hier à Rabat.
    Les dispositions qui y sont prévues concernent les compteurs d’eau destinés à l’usage domestique, commercial et industriel.
    Ainsi, trois opérations de contrôle ont été fixées. La première est relative à l’approbation du modèle de l’appareil s’il est conforme aux exigences techniques de la norme 15.5016. 
    Pour obtenir le document attestant l’approbation, il faudra constituer un dossier comprenant pas moins de 10 pièces.
    Une liste des matériaux composant le compteur, un rapport d’essai ainsi qu’un certificat d’approbation délivré par un organisme qualifié, à savoir un laboratoire de métrologie, en font partie.
    Toutefois, les fabricants ou importateurs devant valider le modèle de leur produit devront se heurter à un obstacle de taille, en l’occurrence l’absence de laboratoires pouvant mener l’opération de vérification de la conformité.
    Pour obtenir la certification, il faudra s’adresser à des laboratoires étrangers. Autrement, «impossible d’importer des compteurs puisque les services de la douane exigent l’approbation du modèle», prévient Brahim Yahyaoui, chef de la division de la métrologie au département de l’Industrie.
    Une fois le modèle validé, il faudra ensuite soumettre le compteur à la vérification première.
    Il s’agit là de la deuxième opération de contrôle réclamée par l’arrêté ministériel et qui prévoit de soumettre chaque unité importée ou fabriquée à un examen administratif ainsi qu’à des essais métrologiques. Se chargeront de cette procédure la division de la métrologie ou un organisme de droit public ou privé agréé à cet effet.
    Par ailleurs, la 3e opération de contrôle a trait à la vérification périodique applicable aux régies locales. Celles-ci devront désormais examiner l’état des compteurs utilisés une fois tous les cinq ans. Des essais métrologiques seront là encore effectués. Mais cette disposition inquiète déjà les responsables de certaines régies qui ont assisté à la présentation du nouvel arrêté. Ils craignent en effet les retombées de cette exigence sur leurs chiffres d’affaires, si jamais le test effectué relève certaines erreurs. Brahim Yahyaoui assure que si le lot n’est pas conforme aux exigences techniques, il ne sera pas détruit. «Il faudra par contre réparer les pièces défaillantes pour prétendre à une deuxième vérification périodique», explique-t-il.

    Ce qui attend les régies locales

    L’ARRÊTÉ ministériel sur les compteurs d’eau impose aux régies de veiller au bon fonctionnement des appareils utilisés mais surtout de vérifier leur conformité aux spécifications réglementaires, notamment le maintien de l’intégrité des scellements et des marques de conformité.
    Parallèlement, les régies devront détruire les pièces classées non conformes à la réglementation et veiller à la mise à jour du carnet métrologique qui devra être mis à la disposition du ministère de l’Industrie.

    Hajar BENEZHA

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