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    Economie

    Chalmain: «Le Maroc doit se tourner vers l’Afrique»

    Par L'Economiste | Edition N°:4064 Le 01/07/2013 | Partager
    Une alternative face à la lenteur de la relance européenne
    Le pays a la chance de la stabilité institutionnelle

    Pour Philippe Chalmain, économiste et historien, «le Maroc semble avoir laissé derrière lui les risques liés à la crise en Europe, dans la mesure où des pays comme l’Espagne, qui ont touché le fond, seraient en train de remonter»

    - L’Economiste: La relance de l’Europe semble difficile. Quelles alternatives pour le Maroc?
    - Philipe Chalmain: Le Maroc subit la crise européenne. Il me semble quand même que le pire est passé, dans la mesure où le pays le plus proche, notamment l’Espagne, a touché le fond, et serait légèrement en train de remonter. Maintenant, il est clair que le Maroc doit utiliser cette crise pour se réorienter vers le Sud. Aujourd’hui, les vrais marchés sont en Afrique, mais aussi à l’Est. Donc, il faudrait aussi se tourner vers le Maghreb.

    - Lors de votre intervention, vous n’avez pas évoqué la situation en Afrique…
    - J’ai parlé des économies qui comptent. L’Afrique ne pèse pas sur la scène mondiale, même si elle connaît des niveaux de croissance qui s’améliorent de façon très nette.

    - Les Etats-Unis ont réussi une révolution énergétique grâce au pétrole et au gaz de schiste. Le Maroc, qui a plutôt opté pour les énergies renouvelables, pourra-t-il réaliser cette révolution?
    - Le Maroc est également en train d’examiner ses potentialités en matière de gaz de schiste. Mais je ne crois pas qu’il dispose de grandes réserves. Donc, les énergies renouvelables, notamment le solaire et l’éolien, peuvent jouer un rôle important. Malheureusement, l’essentiel des réserves de gaz de schiste se trouve de l’autre côté des frontières, en Algérie. Mais ça vaut la peine d’explorer ce créneau, même si jusqu’à maintenant, ça ne paraît pas prometteur.

    - Vous avez soulevé le rôle décisif de la stabilité institutionnelle. Quelles perspectives pour la région Mena dans le contexte post-printemps arabe?
    - Sur le long terme, les pays les plus stables sont ceux qui réussissent un rythme de croissance sûr. De ce point de vue, cela a été toujours une chance pour le Maroc, qui a réussi à maintenir cette stabilité.

    - Au niveau des matières premières, quelles sont les prévisions pour le marché des phosphates?
    - Le prix des phosphates suit avec un certain décalage ce qui se passe chez les grands clients. C’est-à-dire dans le domaine agricole. Donc, quand l’agriculture est en bonne forme, le secteur des phosphates suit cette tendance. Aujourd’hui, le marché a un bon niveau d’équilibre.


    Propos recueillis par M. A. M.

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