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Analyse

Banque privée
Les placements sécurisés plébiscités

Par L'Economiste | Edition N°:4048 Le 07/06/2013 | Partager
Avec la crise, leur aversion au risque s’est réduite
Désormais, ils investissent plus dans des produits de taux ou de capital garanti
Leur besoin d’avoirs une épargne liquide favorise les placements à court terme

IL semble que la crise a épargné la clientèle fortunée des banques privées sur le plan patrimonial. D’après l’enquête menée par L’Economiste auprès de cinq différents établissements de la place (représentant le plus gros du marché), tous ont pu préserver, voire faire fructifier pour certains, les actifs de leurs clients. C’est notamment le cas de BMCE Capital Gestion Privée. «Nous avons su préserver ses clients patrimoniaux et leurs avoirs en prenant les bonnes décisions d’arbitrage et d’investissement au bon moment», assure Myriem Bouazzaoui, son DG. L’approche est quasi similaire au sein de la Banque privée d’Attijariwafa bank. «Nous proposons à nos relations de tracer leur profil de risque et d’élaborer à leurs profits des feuilles de route adaptées à une appréciation concertée des zones de potentiel et de risque. Cela permet au client de connaître son risque et de l’accepter, sinon, de réagir à temps», soutient Noufissa Kessar. Résultat, l’encours sous gestion des banques privées qui se compte en milliards de DH mais qu’aucun établissement ne souhaite dévoiler pour des raisons évidentes de concurrence est en perpétuel progression. «Depuis le lancement de BMCI BNP Paribas Banque Privée en 2010, les actifs sous gestion n’ont eu cesse d’évoluer de manière exponentielle», révèle Meryem Kabbaj, sa directrice. La crise a même constitué une opportunité pour certains. «Notre filière a été lancée au démarrage de la crise financière. Nous avons estimé que le contexte était opportun», note Narjis El Amrani, directeur développement du Private Banking de Banque Populaire.
Si les fortunés n’ont peu ou pas été touchés par la crise sur le plan financier, le contexte les a plus impactés sur le plan psychologique. Cela se traduit par un changement de l’appétence des clients pour les produits financiers. «Désormais le critère de l’aversion au risque prime et les clients patrimoniaux privilégient la sécurité», constate Bouazzaoui. Même appréciation pour Driss Didi El Houari, directeur de la Banque Privée Crédit du Maroc: «Aujourd’hui, nous assistons à un comportement commun, celui de l’aversion au risque pour les placements en Bourse et à un engouement pour les placements sûrs à capital garanti». Justement, toutes ou presque orientent leurs clients de se placer dans des produits de taux à capital garanti. 
Dans ces conditions, on assiste à un transfert des avoirs en gestion du marché boursier vers d’autres véhicules moins risqués comme les produits d’épargne à terme (dépôts et bons de caisse), les OPCVM basés sur des supports monétaire ou obligataire et les contrats d’assurance vie. Autre conséquence: «un besoin d’avoir une épargne assez liquide, ce qui favorise les placements à court terme», confie Didi El Houari. Ceci dit, il ne faut pas généraliser, «il y a autant d’habitudes que de clients patrimoniaux», conclut Bouazzaoui.

Art et immobilier, bons supports de placement

L’INTÉRÊT des clients fortunés pour l’art est avéré. «Ces dernières années, nous avons pu assister à un réel engouement pour le marché de l’art», constate Bouazzaoui. «Les œuvres d’art sont devenues un véhicule de placement à part entière», renchérit Didi El Houari. C’est ainsi que BMCE Capital Gestion Privée a mis en place une stratégie de développement axée sur l’élargissement de ses supports d’investissement. L’établissement propose donc aujourd’hui des produits de placement comme les œuvres d’art et l’immobilier. Ceci étant, l’investissement dans la pierre reste un support de placement classique. «Il caractérise l’assise patrimoniale des fortunés marocains», soutient le patron de la Banque privée du Crédit du Maroc. Il  ajoute que «les investisseurs s’orientent vers l’immobilier à forte valeur ajoutée selon des objectifs de rentabilité locative ou de plus-value à la revente». Même les terrains nus restent un bon support de placement. Toutefois, «ces solutions d’investissement alternatives sont réservées à des investisseurs avisés visant une stratégie fructueuse d’investissements diversifiés à long terme», prévient Bouazzaoui.

M. A. B.

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