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    Grande mosquée de Taroudant : Les Habous lancent un vaste chantier de restauration

    Par L'Economiste | Edition N°:4027 Le 09/05/2013 | Partager
    Une démarche mise en œuvre avant le lancement de la reconstruction de l’édifice
    Après l’incendie, le plus urgent lui rendre sa fonctionnalité
    La société civile remet sur le tapis la question de la préservation des sites culturels et historiques

    Taroudant est encore sous le choc de l’incendie qui a saccagé la grande mosquée de la ville. Normal, pour tous c’est une partie de la mémoire non pas seulement de la ville mais aussi du Royaume qui vient d’être consumée par le feu. Le monument dont la fondation remonte à l’époque des Almoravides a joué un grand rôle tant sur le plan religieux que politique, intellectuel, scientifique et culturel. C’est donc une grande perte pour tous. Le ministère des Habous dit vouloir d’ores et déjà lui rendre son lustre d’antan. Pour l’heure, un groupe d’experts démarre l’évaluation technique des dégâts avant le lancement de la restauration et la reconstruction de l’édifice. C’est du moins ce qu’envisage le département de tutelle. Le plus urgent bien sûr, est de lui rendre sa fonctionnalité. Dans sa démarche, le département de tutelle entend lui garder son cachet architectural.  Dans le temps, les Sultans saâdiens avaient mobilisé pour sa construction les meilleurs artisans et expertises de leur époque, est-il indiqué. Construite selon le modèle  architectural arabo-andalous, la Moquée de Taroudant était d’une rare beauté, racontent les Roudanis. Mosaiques, bois sculptés, l’édifice était un véritable monument civilisationnel. La mosquée de Taroudant était en effet assimilée aux côtés de la mosquée Al Quarawine de Fès à une des plus grandes universités marocaines. Elle fut en effet un lieux de culte mais aussi d’enseignement et de savoir pour de grands oulémas et de savants.
    Selon les chercheurs, outre les cours de théologie, la grande mosquée a abrité dans le temps également des chaires en médecine, en astronomie et bien d’autres spécialités. Sur le plan politique, elle fut le siège où les sultans du Maroc tenaient le serment d’allégeance  mais aussi le lieu où étaient étudiées les questions de guerre et se délibéraient les affaires de l’Etat. C’était aussi un édifice de cycles de conférence mai également un lieu de rencontre pour les hommes de lettres, artistes et poètes. C’est donc tout un patrimoine civilisationnel qui vient d’être perdu avec l’incendie de cette mosquée. Ce drame  remet ainsi sur le tapis la question de la préservation des sites culturels et historiques du Royaume. La société civile Soussie exhorte à ce sujet les départements de tutelle concernés à établir un listing et un recensement des sites culturels et historiques pour leur préservation et à élaborer des études techniques et scientifiques pour en établir un état des lieux et des perspectives de réhabilitation.

    Lustre

    Erigée en monument architectural hors pair, la grande mosquée de Taroudant, d’une capacité de 4.000 fidèles a connu sa dernière opération de restauration en 2002. D’une superficie totale de 3.214 m2, dont une surface couverte de 2.614 m2, elle disposait de six portes en plus d’une entrée pour les femmes et d’une entrée pour l’Imam. Elle abritait aussi une école coranique, une salle de prière et un patio. Aujourd’hui, réduit en grande partie à des cendres, il reste à ce lieu de culte, son minaret d’une longueur de 27 mètres, dont la forme carrée est inspirée de celle de la Kaâba à La Mecque. Le ministère des Habous, mobilisé, dit vouloir tout mettre en place pour lui rendre toute sa grandeur.  «La restauration qui sera effectuée assurera à cette moquée toutes les mesures et précautions de sécurité. Nous lui rendrons, en même temps, tout son lustre esthétique et sa noble grandeur architecturale qui fait la fierté de Taroudant et du Maroc dans son ensemble», a assuré le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Taoufiq.

    De notre correspondante, Malika ALAMI

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