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Economie Internationale

La hausse des prix alimentaires accentue l’obésité

Par L'Economiste | Edition N°:3999 Le 29/03/2013 | Partager
Une prévalence dans l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient
Les mauvais aliments coûtent moins cher que les produits sains
En recul, les prix des denrées alimentaires restent élevés

Source: Rapport Food Price Watch-Banque Mondiale
Des prix alimentaires soutenus ne freinent pas l’épidémie de surpoids et d’obésité dans le monde. Les prévisions tablent sur une nouvelle hausse à l’horizon 2030, avec 2,16 milliards d’adultes en surpoids et un quasi-doublement du nombre d’obèses, à 1,12 milliard.

La Banque Mondiale analyse le lien entre l’obésité et la hausse des prix alimentaires. «La persistance de ce phénomène, associé à la volatilité des cours, influe sur les situations de faim et de sous-alimentation dans le monde, mais aussi sur l’obésité qui se propage malgré des prix alimentaires élevés, car les ménages optent pour des aliments moins chers et moins nutritifs», selon le rapport trimestriel Food Price Watch du Groupe de la Banque mondiale publié le jeudi 28 mars. «Les mauvais aliments tendent à coûter moins cher que les produits sains. La malbouffe dans les pays développés relève de ce phénomène. Les ménages pauvres des pays en développement disposant d’un peu de moyens s’efforcent de réagir au niveau et à l’instabilité croissante des prix en préférant eux aussi des aliments bon marché riches en calories mais peu nutritifs», explique Otaviano Canuto, vice-président de la BM pour la lutte contre la pauvreté et la gestion économique (PREM). La moitié de la population en surpoids dans le monde se concentre dans neuf pays: la Chine, les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Inde, la Russie, le Brésil, le Mexique, l’Indonésie et la Turquie. C’est un signe que l’épidémie d’obésité n’est pas l’apanage des pays riches. L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, l’Amérique centrale et du Sud et l’Afrique australe subsaharienne font partie des régions où la prévalence de l’obésité est la plus forte (plus de 25% de la population adulte).
Toujours selon le rapport, les cours des denrées alimentaires sur les marchés internationaux ont poursuivi leur repli entre octobre 2012 et février 2013, même s’ils ne sont qu’à 9% en deçà de ce pic. La baisse des prix a touché trois principales catégories de denrées: -5% pour les céréales, -4% pour les matières grasses et les huiles et -3% pour les autres denrées. Sur la même période, les cours internationaux du blé ont perdu 11%, contre 10% pour le sucre et 6% pour le maïs. Si les prix de l’huile de soja sont restés stables, celui du riz thaï (5%) a gagné 1%. Enfin, les cours internationaux des engrais ont reculé de 5% alors que les prix du pétrole brut progressaient de 4%. Mais des incertitudes demeurent. Les stocks mondiaux de céréales se sont contractés de 3% en 2012, affectés notamment par le recul des stocks de blé et de céréales secondaires.


Fatim-Zahra TOHRY

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