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Culture

Rêves de femmes à la galerie Nadar

Par L'Economiste | Edition N°:3952 Le 21/01/2013 | Partager
Une exposition pour l’autonomie sociale jusqu’au 26 janvier
Une initiative de Kane Ya Makane

La galerie Nadar expose jusqu’au 26 janvier les œuvres de 14 femmes issues du douar désenclavé d’Alma dans la région d’Aourir. La concrétisation d’un travail long de plus de douze mois durant lesquels elles ont fait preuve de talent, de patience et de créativité

Emanciper les femmes par l’art. C’est le but du projet artistique inédit mené par l’association Kane Ya Makane et qui a donné lieu à une exposition qui se tient jusqu’au 26 janvier à la galerie Nadar de Casablanca. Intitulée «Rêves de femmes», la collection, composée de plus d’une centaine de toiles fraîches et hautes en couleur réalisées par 14 femmes récemment alphabétisées, reflète à la fois leurs aspirations et leurs rêves. 
Cette manifestation s’inscrit dans le cadre du programme «Talents de Femmes» créé par l’association en 2009 et qui avait déjà organisé une première édition toujours chez Nadar. Les femmes, originaires d’Alma, un douar montagneux et enclavé situé dans la commune d’Aourir à proximité de la ville d’Agadir, ont suivi durant trois ans cinq courtes formations auprès de professionnels de l’art.  «Il s’agit d’ Aziz Nadi, Ahmed El Hayani, Tibari Kantour, Mohamed Rachdi ou encore Imad Mansour, un artiste irakien», déclare Mounia Benchekroun, présidente de l’association ‘Kane Ya Makane’.
Mais les ‘apprenties artistes’ ont également répété régulièrement entre elles tout au long de l’année au sein d’un local loué spécifiquement à cet effet. Résultat, leurs œuvres sont très colorées et racontent des scènes de la vie quotidienne. On y trouve aussi des écritures calligraphiques renvoyant à leur culture berbère. Ainsi, les artistes ont pu libérer leurs émotions et exprimer leurs ambitions.
Malika Dadsi avoue rêver  de vastes étendues d’eau. «Je souhaite la réussite et la gloire», confie-t-elle. Fadma Aglif aspire quant à elle à la réussite, la célébrité ou encore à l’évasion. Un projet culturel qui a permis selon la directrice de l’association à ces femmes de s’épanouir aussi bien économiquement que socialement. «Pourtant, certaines d’entre elles n’ont jamais quitté leurs maisons avant cette expérience», affirme  Mounia Benchekroun. Mais pas seulement. Elles ont également pu développer une réelle fibre artistique malgré l’environnement difficile dont elles sont issues. L’exposition sensibilise aussi sur le talent artistique des nombreuses marocaines vivant dans des conditions de précarité, un potentiel vecteur à la fois de développement de la personnalité, de renforcement de la confiance en soi ou encore de diffusion des valeurs humaines.


Karim AGOUMI

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