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Politique Internationale

Mali: Les islamistes déterminés à occuper le Nord

Par L'Economiste | Edition N°:3943 Le 07/01/2013 | Partager
Ansar Dine revendique l’application de la Charia et l’autonomie du nord
Il accuse le pouvoir de ne pas être prêt au dialogue

Les islamistes d’Ansar Dine, qui avaient pourtant prévu d’abandonner toutes formes d’hostilité à compter de fin 2012, sont revenus sur leur décision et revendiquent désormais plus que jamais l’application de la Charia et de l’autonomie au sein de la partie nord du Mali

La situation au Mali ne s’améliore pas. Les discussions entre Ansar Dine, l’un des groupes islamistes dominant le nord du pays depuis juin, et le gouvernement de Bamako prévues pour le 10 janvier au Burkina Faso s’annoncent particulièrement corsées. En effet, avant même qu’elles n’aient eu lieu, le mouvement extrémiste annonce déjà la couleur. Il compte en effet réclamer l’autonomie du Mali et l’adoption de la loi islamique pour la région du Nord, alors qu’il avait annoncé il y a quelques mois renoncer à compter de fin 2012 à toutes formes d’hostilité.
En fait, le groupe extrémiste a accusé clairement le gouvernement malien de ne pas être prêt au dialogue. Par ailleurs, ce changement de décision est également dû à l’adoption par l’ONU le 20 décembre dernier d’une résolution autorisant le déploiement d’une forme armée internationale dans le pays pour en chasser les islamistes armés. Concrètement, Ansar Dine demande tout d’abord une application stricte et rigoureuse de la Charia dans le Nord. Une revendication qui autorise ainsi plusieurs actes extrémistes tels que les châtiments corporels, même si le groupe promet de les actualiser et les adapter à l’époque moderne. Autre requête et non des moindres de la part des rebelles touaregs, l’autonomie de la partie nord et la reconnaissance de son caractère islamique par l’Etat malien. En effet, selon l’organisation islamiste armée, le peuple malien est à plus de 95% musulman. Le groupe armé a néanmoins abandonné l’idée initiale qui s’apparentait à une sécession ou encore à une partition, requêtes politico-stratégiques auxquelles étaient particulièrement hostile la communauté internationale. Des revendications qui ont peu de chances d’être acceptées par le gouvernement malien, particulièrement rattaché à la laïcité et à l’intégrité du pays et de ses citoyens.
Toutes ces demandes figurent par ailleurs au sein d’une plateforme politique récemment remise par une délégation d’Ansar Dine au président burkinabé Blaise Compaoré, principal médiateur de la crise malienne au niveau de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Les discussions du 10 janvier entre les islamistes du nord et le gouvernement de Bamako à Ouagadougou seront décisives quant à l’aboutissement du conflit malien. Un rendez-vous qui succèdera à une première rencontre qui avait eu lieu le 4 décembre dans la capitale burkinabé.


Karim AGOUMI

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